Attention, album de l’année ! Le nouvel album de Déluge, groupe français, est arrivé et il va tout éradiquer sur son passage. Du black profond, intense, puissant, qui possède tous les arguments pour séduire ses auditeurs. Dix pistes pour une plongée dans un univers sombre mais terriblement mélodique.

Soufre ouvre l’album avec un sample de bruit d’océan, doux, agréable, avant que la puissance des instruments et de la voix ne viennent nous prendre. Alternant chant saturé et chant clair, avec des paroles en français, le vocaliste nous surprend, nous propose de le suivre dans un univers alternant douceur et brutalité. Opprobe, qui est ma chanson préférée de l’album, déboule comme une fusée dans nos oreilles, avec une batterie surpuissante et un chant qui nous emporte immédiatement dans un déluge de colère. Et ce refrain qui donne tout simplement la chair de poule de bout en bout… Abysses nous ramène à une ambiance marine, puis une voix féminine vient s’imposer doucement en fond avant que la batterie ne fasse son apparition et que le morceau démarre réellement. Et de nouveau on est pris par cette rythmique intense, ces guitares mélodiques et cette voix. Fratres se fait plus feutré, plus calme, avant que la tempête musicale ne reprenne. Composée de samples et d’instruments, elle vient créer une ambiance qui monte en intensité au fil des minutes. Comme une introduction au déferlement mélodique de Gloire au Silence, l’une des très grandes chansons de cet album. Très grande à la fois par ses sept minutes mais également par tout ce qu’elle réveille chez l’auditeur. Le poème japonais récité en fin de morceau par Testuya Fukagawa vient ajouter une dimension épique à l’ensemble.

Ægo Templo propose un son plus classiquement black sur son introduction avec ces cloches qui viennent ajouter une lourdeur prenante à l’ensemble. Puis on se retrouve face à une composition tout simplement épique de bout en bout. Le son est puissant, prenant et la voix vient ajouter une émotion impressionnante. Une belle réussite. On passe ensuite à Baïne qui démarre elle aussi de manière très feutrée, avant que des guitares entêtantes ne viennent nous prendre par la main. Rien de plus à dire, juste parfait ! Digue, qui a fait l’objet du premier vrai clip de l’album que vous retrouverez ci-dessus est encore une fois un parfait exemple des qualités de composition et de réalisation du groupe. Tous les instruments sont parfaitement calés et l’alternance entre rage et calme est amené avec talent. Béryl et Vers viennent conclure l’album de la plus belle des manière, avec de nouveau un son impeccable, une composition surprenante de qualité, et un chant exécuté à merveille.

Ægo Templo est très clairement l’album Black de l’année pour moi… Tout y est : de la puissance musicale et vocale, une composition parfaite, et une réalisation très clairement à la hauteur des ambitions du groupe. Un petit bijou à découvrir de toute urgence !

Thomas Riquet

Thomas Riquet

Passionné de littératures de l'imaginaire il cherche à faire partager sa passion au plus grand nombre à travers ses chroniques et le site. Depuis 2011 il est également anthologiste et directeur de la collection Reflets d'Ailleurs (Fantasy) des Editions Asgard, sous son vrai nom. Ce faisant il assure également la direction littéraire d'anthologie lorsque tous ses boulots lui en laissent le temps, ce qui arrive trop rarement à son goût..

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