Genesia, l’intégrale – Alexandre Malagoli

Bonjour ! Aujourd’hui, je vais vous parler de Genesia, une série d’Alexandre Malagoli, parue chez Bragelonne. J’ai eu l’occasion de lire l’intégrale sortie en 2017, donc je vais vous donner un avis global sur la série. Elle est normalement composée de quatre tomes et une nouvelle.

Evan, un jeune berger sans histoires, se retrouve sur les routes après que les inquisiteurs ont rasé son paisible village du royaume d’Orlande. Caessia, princesse de Tireldi, connaît les mêmes péripéties lorsqu’elle fuit sa maison pour échapper à un mariage arrangé. L’ombre des Anciens Rois semble se refermer sur eux tandis qu’Evan et Caessia s’efforcent d’échapper aux ennemis lancés à leurs trousses, ainsi qu’à la magie qui les harcèle. Leur destin est lié à Sorcelame, l’épée envoûtée, tout comme l’avenir entier de Genesia…

Je pense qu’après la lecture de la quatrième de couverture, vous avez eu la même réflexion : pas très original comme point de départ ! Un jeune orphelin, une princesse qui ne souhaite pas l’être et deux héros qui se retrouvent à devoir sauver le monde… Pour ma part, je préfère savoir dès le début que je ne vais pas lire une histoire révolutionnaire, car ça évite d’avoir des attentes qui sont déçues. Et puis, cela ne veut absolument pas dire que ce n’est pas un roman de qualité !

Malheureusement, j’ai eu beaucoup de mal à m’attacher aux personnages. Je trouve le trio principal très peu digne d’intérêt. Evan est vraiment un sale gosse (il est appelé « garnement » tout le long du récit, ce n’est pas pour rien), mais ce n’est même pas attachant. On aurait pu avoir de la compassion pour cet adolescent qui se retrouve mêlé à des événements qui le dépassent… mais ça n’a pas fonctionné, chez moi en tout cas. Pareil pour Caessia, qui est décrite comme forte, mais en même temps fragile au fond d’elle. Et le cliché de la femme forte mais pas trop, c,’est un peu lassant, surtout que sa fragilité n’est pas du tout bien amenée. Le troisième personnage du trio, que vous découvrirez en lisant, est celui qui m’a le plus touché, mais il n’est pas assez mis en avant. Au niveau des personnages secondaires, c’est un peu mieux, mais il n’y a pas de personnage particulièrement marquant. Les relations entre les différents protagonistes sont assez développées, bien qu’un peu expéditives parfois. Par contre, j’ai trouvé la romance très maladroite et elle aurait mérité d’être plus développée pour qu’on en comprenne mieux les tenants et les aboutissants.

Au niveau du récit en lui-même, on est sur une structure assez basique de la quête du héros, avec le mentor, les péripéties, l’élément déclencheur, etc. mais il y a tout de même quelques surprises qui sont agréables. J’avoue m’être parfois un peu ennuyée en lisant, alors j’étais bien contente quand il y avait un élément qui suscitait de l’intérêt. J’aurais bien aimé un peu plus de développement de l’univers, notamment des autres Voies de magie. Je n’ai pas grand-chose à dire sur les aventures des héros, si ce n’est que des fois, cela semblait un peu trop facile. Des scènes qui auraient pu être très épiques ont été passées sous silence et je trouve ça bien dommage. Néanmoins, le récit se tient et dans la dernière partie, la tension monte.

Une remarque que je me suis faite en lisant Genesia, c’est que j’avais l’impression que l’auteur ne savait pas trop comment se positionner. On a parfois un roman de fantasy basique, voire un peu niais… et deux pages plus loin, on se retrouve avec un récit bien plus dur et sanglant. C’est un peu déstabilisant et je me suis parfois demandée pourquoi ces choix. Ça laisse toutefois de bonnes surprises, notamment dans la dernière partie, qui correspond au dernier tome. D’ailleurs, elle n’avait jamais été publiée avant la première intégrale, soit en 2012, alors que le troisième tome date de 2006. Et je trouve que cela se sent au niveau de l’écriture. Personnellement, j’ai beaucoup plus apprécié cette partie que les autres.

Au final, Genesia est un livre qui n’apporte pas beaucoup de nouveautés par rapport à ce qu’on a pu lire auparavant. Cependant, la série est parue la première fois en 2003, l’auteur n’avait pas encore trente ans… Même si ce n’est pas forcément une raison, je peux comprendre le manque de « maturité » qui fait parfois un peu tiquer. Ça reste néanmoins un livre qui se lit bien et ne serait-ce que pour promouvoir un peu la fantasy française, je vous invite à le découvrir !

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