Entretien avec Fanny et Olivier de Unnamed Season

Unnamed Season a donné deux concerts au cours du Cernunnos Pagan Fest 2020 : un classique et un second plus intimiste sous forme de duo. J’ai eu l’occasion de leur poser quelques questions afin d’en savoir plus sur ce projet franchement étonnant !

Tout d’abord, bonjour à vous et un grand merci d’avoir accepté cette interview. Et merci pour le fabuleux concert de tout à l’heure au Cernunnos, les mots me manquent !
Olivier et Fanny, vous êtes les créateurs de ce projet qui auparavant était un duo. De ton côté Olivier, tu es dans les milieux Black et Doom depuis pas mal de temps, et je crois savoir que toi Fanny, tu es dans le milieu Lyrique. Des univers très différents d’Unnamed Season, comment vous est venu l’idée de créer ce nouveau projet ? Est-ce que cela faisait longtemps que vous y pensiez ?

Fanny (chanteuse) : Oui, j’ai plutôt chanté dans le milieu lyrique mais aussi jazz. Ça faisait longtemps qu’Olivier et moi nous voulions faire de la musique ensemble. On avait quelques opportunités mais on avait pas encore trouvé le projet idéal et il s’est avéré qu’on nous a contacté pour le festival « Et il n’y aura plus de nuit » qui a lieu en Bretagne depuis 3 ans maintenant à Audierne. On nous a demandé un duo pour un showcase notamment d’artwork, de peintures et de photographies. Alors on a formé ce duo. Au début, moi j’avais l’idée du conte musical et de ce que je voulais écrire. Ça été un peu compliqué parce que l’on arrivait pas encore à se projeter pour jouer dans une galerie d’art. Mais ça s’est tellement bien passé qu’on a voulu continuer ce duo et puis surtout l’agrandir avec d’autres musiciens pour un concept plus scénique.

Olivier (guitariste/chanteur) : Et c’est vrai que ça faisait longtemps qu’ on s’était dit que l’on ferait de la musique ensemble, ça nous a pris du temps de trouver le style… En fait on n’avait pas vraiment de genre…

Fanny : Et on n’en a toujours pas d’ailleurs, puisque c’est un mélange et je pense que c’est ce qui nous posait problème. On avait essayé de faire du folk, du jazz mais en fait, nous étions toujours insatisfaits. Il nous manquait quelque chose. Et dans Unnamed Season, on a un peu de tout, y compris de la musique classique, des sonorités baroques et on est ravis d’avoir composé ça !

Vous avez ouvert pour le Cernunnos quelques heures avant notre interview, et c’était seulement le deuxième concert d’Unnamed Season, mais aussi le premier avec ce line up, comment l’avez vous vécu ? Tout s’est bien passé ?

Fanny : C’était génial !! On a eu de très bons retours et puis surtout sur scène, on s’est sentis très bien. Déjà les conditions sont réunies pour que l’on se sente bien, le son était parfait etc. Mais nous à 4, je pense que c’est un joli projet et ça mérite de continuer vraiment, là on est partis !

Olivier : Oui et le courant passe bien, je connais bien les musiciens qui nous ont rejoint, ce sont de vieux amis, on joue ensemble depuis longtemps donc ça marche bien, il n’y a aucun problème ! Sur scène nous avons passé vraiment un bon moment et il y avait du monde, on a vu vraiment une foule qui en plus était bien intéressée, respectueuse, réactive et j’ai l’impression que ça leur a parlé. Parce qu’on connait un peu comment ça se passe : Souvent les gens viennent et puis quand ça ne leur plait pas ils sortent. Ils se disent, « bon bah je vais aller à la buvette » et en fait là, pas du tout. C’est resté bien plein jusqu’à la fin de notre concert et c’était très agréable. Puis bon le Cernunnos, l’endroit est génial.

Fanny : Et pour reparler des autres musiciens, et Olivier y compris quand j’ai écrit les titres, je les ai vraiment sorti de leur zone de confort. Même Olivier au début avait du mal à se projeter sur certains morceaux. Il a fallu que l’on discute beaucoup, que l’on retravaille certaines choses et que l’on trouve des compromis. Rachid, le batteur est sorti aussi de sa zone de confort parce qu’il a sorti l’artillerie un peu moins metal mais beaucoup plus classique et au final, je les remercie pour ça, de m’avoir suivi dans la galère, dans cette histoire.

Olivier : Et Vincent, notre bassiste, c’est pareil. Il n’a pas forcément l’habitude de cet univers là. Il a l’habitude de l’univers pagan parce qu’avec Bran Barr, Heol Telwenn etc. Là c’est vrai que c’est complètement différent, pour nous tous. Et moi qui ai fait 20 ans de metal extrême, finalement, j’ai beau être très ouvert d’esprit, je me suis rendue compte que j’étais vachement dans des « formats ». Et ça a été difficile d’en sortir. C’est pas que je ne voulais pas mais j’avais des automatismes de pensées. Et donc il y avait des fois où elle m’expliquait telle ou telle chose et moi je ne comprenais pas. C’était trop abstrait. Et c’est pour ça que ça a pris un petit peu de temps pour réussir à mettre en place ce projet. Mais je suis très content du résultat.

Tant mieux alors. Ben nous aussi on est contents, en tous cas moi, je confirme que je suis très satisfaite de ce que j’ai entendu pendant le concert !

 

Je sais que vous comptez donner une deuxième représentation, sans doute en acoustique au Caravansérail, comptez vous utilisez quelques percussions et une basse acoustique pour ce show ? Ou pensez vous nous faire un duo ?

Fanny : Non, ce sera uniquement Olivier et moi

Olivier : Ce sera électrique mais intimiste parce que je vais jouer sur guitare électrique mais on sera juste en duo. Exactement comme au festival « Et il n’y aura plus de nuit ». Il y aura juste une guitare et nos deux voix. Mais c’est bien intéressant car nous travaillons sans filets.

Fanny : Et puis moi je viens du spectacle vivant. Je chantais sur des scènes d’opérettes sans micro comme à l’époque et j’ai quand même ce côté là, chanter dans le marché médiéval avoir le public au même niveau que soi et chanter les yeux dans les yeux c’est quand même un truc qui me tient à cœur.

Olivier : Ce sera avec micro quand même, (j’ai vu la scène)

Fanny : Mais voilà, être dans cette configuration là, c’est quand même important de garder ça je pense pour Unnamed Season.

Olivier, tu as déjà eu l’occasion de jouer au Cernunnos avec Bran Barr, il y a quelques années, du temps où ce festival avait lieu à la Loco. As-tu déjà assisté aux éditions de la Ferme de Buisson depuis, ou est ce ta première fois ici ? Que penses tu de ce nouveau lieu ?

OlivierNon c’est la première fois que je viens ici et c’est incroyable. La métamorphose du festival entre ce qu’il était, (et déjà à la loco c’était super, vraiment excellent) et là à Noisiel, c’est sublimé, l’ambiance, le lieu, c’est génial ! Pour nous jouer ici c’est fabuleux !

Fanny : On est très très contents. D’autant plus que pour le moment nous n’avons rien enregistré, on y pense mais voilà… C’est une opportunité qu’on ne pouvait pas refuser, on est hyper contents !

Olivier : ça s’y prête vachement bien !

Et là vous avez marqué les esprits.

Olivier et Fanny : On a l’impression que ça a plu oui.

Fanny : On a eu de très bons retours et c’est touchant quand on a produit un travail pendant quelques mois d’avoir de bons retours !

Et toi Fanny, es tu déjà venu à une ou plusieurs éditions du Cernunnos ?

Fanny : Pas du tout. Moi je ne suis pas une habituée des festivals. Je viens vraiment d’un autre milieu. J’ai chanté partout mais je n’étais ni metal, ni festivals mais je suis contente de découvrir ça, contente de découvrir d’autres groupes même si effectivement on n’a pas trop le temps d’aller voir tout le monde. Pour moi c’est la première fois, c’est mon baptême et je suis contente.

 

Vous avez eu l’occasion de faire votre première date au festival “Et il n’y aura plus de nuit” pour votre deuxième concert, vous vous retrouvez au Cernunnos, envisageriez vous de jouer dans un festival médiéval, comme Provins par exemple ?

Olivier : Ce serait bien

Fanny : Il faudrait qu’on les contacte

Olivier : Mais ça serait carrément génial, après c’est marrant que tu m’en parles parce qu’on n’a pas du tout pensé à ça.

Parce que moi je vous vois bien jouer là bas en fait. Il y a eu plusieurs concerts, notamment dans l’église de la ville avec par exemple Luc Arbogast qui est passé et d’autres groupes médiévaux. Je vous vois vraiment bien chanter là bas.

Olivier : On va essayer, il faut que l’on envoie des trucs et il faut que l’on contacte et démarche les mairies etc. parce qu’ils ne ne connaissent pas du tout. Par contre effectivement si on a des belles vidéos du Cernunnos, ça peut jouer en notre faveur et être intéressant. Mais oui, on a envie de faire d’autres festivals comme ça, dans le milieu médiéval et pleins d’autres milieux différents. Je n’ai pas envie de rester cantonner. J’aime beaucoup le milieu pagan metal, j’ai eu Bran Barr etc. à la base. Mais j’ai envie de faire pleins d’autres choses aussi. On a envie d’aller un peu partout, de pas rester cantonner seulement au milieu metal. Donc on va essayer d’aller ailleurs aussi.

A la base, Unnamed Season était donc comme je le disais, un duo, qu’est ce qui vous a donné envie de recruter un batteur et un bassiste ?

Fanny : Et ben tout simplement pour le Cernunnos. On nous a demandé de participer, on était ravis et là tout de suite on s’est dit, il faut donner du corps à ce projet, il faut vraiment quelque chose qui soit un peu plus habité et c’est vrai qu’on avait déjà pensé à un batteur donc Rachid, qui avait l’opportunité de nous faire pleins de sons, c’est pas juste un batteur, c’est quelqu’un qui fait des choses incroyables. Et puis, c’est vrai que Vincent est venu se greffer dessus parce qu’une basse c’est quand même nécessaire. Mais on aspire à rester comme ça, en groupe.

Et continuer aussi sous forme de duo ?

Fanny : Pourquoi pas. Mais je pense que ça dépendra du contexte et de la configuration. Si on nous demande des petits événements intimistes on peut très bien envisager de jouer en duo. Et puis c’est vrai qu’on a aussi des morceaux un peu plus bourrins où c’est quand même génial d’être en groupe.

D’ailleurs, il y en a eu un pendant votre set « The fire » je crois et je l’ai adoré.

Fanny : Haha, merci. Mais du coup, pour ce genre de morceaux, c’est quand même hyper sympa d’avoir un batteur et un bassiste et pourquoi pas un jour – moi j’imagine aussi – des cordes, pour certains titres, à voir…

Olivier : Toujours en allégé. On ne va pas se transformer en une espèce de gros machin, genre Therion etc. On veut garder quelque chose d’intimiste. Quand on parle des cordes, on parle peut être d’un violon et un alto mais pas d’un orchestre à cordes. ça n’aurait aucun sens.

 

Vous êtes actuellement entrain de composer votre premier album qui s’intitulera The Hours, est-ce que vous vous chargez tous les deux de la composition musicale ? Et des textes ? Ou est-ce que tout est réparti de façon bien définie ?

Fanny : C’est principalement Olivier et moi. Après moi j’ai demandé à Rachid et Vincent d’être libres de rajouter ce qu’ils voulaient sur les morceaux qu’on avait déjà composé. D’ajouter des parties musicales, des samples, des effets… Moi j’aime bien travailler en groupe. J’ai beaucoup écrit pour The Hours mais vraiment, je veux que chacun mette sa patte dans le projet.

Et quand tu dis que tu as beaucoup écrit pour The Hour, c’est texte et musique ?

Fanny : Textes et mélodies. Je me considère en revanche très mauvaise musicienne, mais j’ai beaucoup d’oreilles pour tout ce qui est vocal parce que j’ai beaucoup travaillé d’harmonies vocales a cappella. J’ai chanté à 8 voix a cappella pendant des années. Donc je me charge beaucoup des lignes de chants et des mélodies mais pour tout ce qui est musique, j’ai beaucoup chargé Olivier de composer, de réécrire des accords, de réécrire des lignes mélodiques. Et pour les textes c’est nous deux. On se complète.

Olivier : Des fois, elle me fait part d’une idée, donc du coup j’écris quelque chose puis après je lui fais écouter, elle me dit si ça lui va ou non et puis des fois, elle arrive avec un texte déjà fait, ça dépend.

Fanny : On marche beaucoup au feeling. Moi quand j’ai écrit pour Unnamed Season, j’avais une idée en tête de conte musical, avec des symboliques bien précises.

Quelles sont vos influences musicales même si vous êtes un pêle-mêle de pleins de choses ?

Fanny : Oui nous sommes un gros pêle-mêle et je pense qu’on n’a pas d’influences principales, on a beaucoup d’influences différentes et je pense qu’Olivier et moi par rapport à nos cultures, parce qu’on est français mais Olivier a grandi en Egypte et moi dans les Antilles. Donc on a aussi des musiques de cœurs. Pour moi c’est la musique sud américaine… Mes parents étaient dans des groupes de rock donc j’ai beaucoup écouté de rock des années 80, du glam rock etc. Mais je me suis beaucoup construite avec tout ce qui était baroque, lyrique, opéra et en même temps j’ai chanté dans des cabarets jazz. Donc je n’ai pas de style prédéfini. Quand j’ai rencontré Olivier, je ne connaissais très peu de choses au metal. Et donc je suis encore novice.

Olivier : Avec Unnamed Season, ça fait parti de la difficulté de dire ce que c’est exactement mais c’est tout l’intérêt du projet. C’est qu’il n’y a pas de nom pour définir notre style. C’est pas classable. Il y a pleins d’influences, tu peux retrouver un peu de rock, de metal, du folk, de musique baroque, de musique médiévale, du tribal, de la musique de la renaissance, de l’ambiante, énormément de choses. Donc je ne pense pas que l’on puisse donner un nom à ce que l’on fait. Nous, on a dit rapidement que l’on faisait du post folk mais ça veut rien dire. Déjà post, on peut mettre tout ce qu’on veut dedans…

Fanny : On n’a pas envie d’étiquette et on a envie de continuer d’avoir plusieurs sonorités. Souvent, on commençait à composer des projets en duo, que du jazz, mais il nous manquait quelque chose, on était insatisfaits. Ou alors que du folk et c’était pareil, il nous manquait quelque chose…

Olivier : Je crois qu’on a fini avec Unnamed Season par trouver l’alchimie que nous recherchions.

 

Pourriez vous tous les deux me définir Unnamed Season en seulement 3 mots ?

Fanny : Moi je dirai : Un conte, Poétique et Symbolique (chacun y voit ce qu’il veut y voir)

Olivier : Pour parler plus du côté musical, je dirais que c’est Atmosphérique, Tribal… C’est difficile, seulement en 3 mots. Pour le dernier, je dirai Mélancolique.

Quand peut-on espérer la sortie de The Hours ?

Fanny : Ah, alors on pense l’enregistrer mais nous n’avons pas encore de dates de séance d’enregistrement. Il n’y a rien de défini encore.

Olivier : On va certainement déjà enregistrer une sorte de maquette, pour essayer de voir ce que nous pouvons décrocher comme contrats. On va voir mais c’est évident qu’il va y avoir quelque chose.

Parce que j’ai cru lire à droite à gauche, en récoltant des informations sur vous, que vous envisagez peut-être de sortir un album sous forme de livre de contes.

Fanny : Ça c’est ce que l’on désire, moi j’aimerais que ça reste un conte musical et dans l’idéal j’aimerais réunir plusieurs artistes pour faire un petit livret avec des artworks. Moi je ne vois pas les chansons sous forme de chansons, mais sous forme de tableaux, des scènes. Un peu comme un opéra en fait, ce projet a été un peu écrit comme un opéra avec plusieurs actes. Et donc c’est comme ça que je le vois. J’aimerais bien qu’un artiste par chanson vienne faire un graphisme particulier, ou un seul artiste pour le projet je ne sais pas. Tout cela germe dans mon cerveau.

Olivier : Et on veut vraiment sortir un bel objet, c’est pas juste sortir un cd avec un livret 4 pages à la con, ça ne sert à rien de faire ça. On veut un truc qui soit cohérent avec notre démarche.

Fanny : Et puis ça nous permettra aussi une fois qu’on aura fait ça, de peut-être écrire la suite, on y est pas encore, mais j’ai l’idée.

 

Quelles ont été cette année et en 2019, vos plus grosses découvertes musicales (groupe, chanson, album) ?

Fanny : Alors rien du tout pour moi car je suis assez particulière comme fille, je replonge assez facilement dans les années 90 et 2000, 90 surtout et je vais vous surprendre, mais j’écoute beaucoup de rap en ce moment. J’écoute Lomepal et Orelsan et je ne sais pas ce qui m’a pris mais je suis dans cette période, je n’aurai jamais écouté du rap comme ça, mais c’est plus pour les textes qui sont pas mal. Donc j’ai rien découvert de particulier dans le courant de l’année.

Il n’y a rien qui t’a interpellé, marqué ?

Fanny : Non, après j’aime beaucoup de choses donc c’est très vaste…

Olivier : J’ai écouté beaucoup de doom, j’ai adoré l’album de Lord Vicar. J’aime beaucoup l’album de Moonskin, je trouve qu’il est très joli.

Fanny : Ah oui, j’ai oublié de le dire, mais on l’a découvert ensemble et ce qui est drôle c’est que personne n’y avait pensé mais j’ai dit, j’adore No Doubt et ça sonne comme du No Doubt, mais en fait c’est pareil, il y a tellement d’influences dedans que…

Oliver : Sinon qu’est-ce que j’ai écouté d’autres… ?

Fanny : T’écoute des vieux trucs aussi. On est pas mal old school chez nous en fait.

Olivier : J’écoute des tas de choses qui sortent mais c’est vrai que je pense que je suis passé à un âge où tu as une certaine nostalgie de ce que tu écoutais il y a 20 ans et du coup ben c’est vrai que j’écoute un peu toujours mes vieux trucs. Je me suis refait tout Black Sabbath y compris les périodes que j’avais moins écouté. Par exemple la période Tony Martin où il y avait d’excellents morceaux, je me rends compte que je n’avais pas plus écouté que ça. A la base, j’étais très Ozzy, Dio et le reste ne m’intéressait pas trop… Bon il y a des trucs moins intéressants aussi mais pendant la période Tony Martin, il y a des fulgurances vraiment chouettes.

Merci pour votre temps, j’ai hâte de vous revoir sur scène au Caravansérail tout à l’heure.

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