Entretien avec Niko, chanteur de Dreadful Hippies

Nico a adoré le dernier album de Dreadful Hippies, Rover. Je me suis donc dit que leur poser quelques questions à l’heure où de toute façon on est coincé à la maison n’était pas totalement aberrant…

Bonjour, et merci de prendre le temps de répondre à ces quelques questions. Peux-tu tout d’abord vous présenter et nous expliquer ce que tu fais dans Dreadful Hippies ?

Bonjour à toutes et tous, je suis Niko Green, chanteur du groupe Dreadful Hippies. Merci eMaginarock de nous accueillir dans votre Webzine 🙂

Avant de découvrir Rover  je ne connaissais clairement pas Dreadul Hippies. Comment définirais-tu le groupe pour quelqu’un qui ne vous connaît pas ?

DH c’est vraiment l’idée d’un esprit libre, d’abord musicalement : nous avons cherché à puiser dans notre expérience créative variée, dans notre amour du Rock sous toutes ses formes pour trouver un son qui nous est propre (sans tout révolutionner pour le moment). Puis libre de tous codes prédéfinis, on fait les choses par envie et par plaisir.

Donc Rover est le nouvel album du groupe. Comment s’est passé le travail dessus ? Qui compose la musique, qui écrit les paroles ? Et surtout quelles sont vos influences ?

Il s’est fait dans le temps : après la sortie de l’EP « Burn it » nous avons commencé à jouer sur scène ; nous nous sommes alors rendus compte que le son plaisait au public. Dès lors, nous avons exploré les sonorités qui ont fini par créer le HRSE (Heavy Rock Simple et Efficace) pour donner un maximum de force et d’énergie au public lors de l’écoute ou du live.

Niko (moi) compose l’ensemble des morceaux en amont (structures, riffs des instruments) puis nous les affinons ensemble. Niko est également le parolier.
Influences sur le son : un peu un mash-up du rock fusion fin 90/2000 avec une pointe d’éclectisme selon les morceaux (métal, stoner, blues, prog…)

Influences sur les textes : le côté onirique des textes de Thom Yorke ou de Cédric Bixler-Zavala ou le rentre dedans d’un Corey Taylor. Des histoires de la vie en toute simplicité.

Quelle est ta chanson préférée de l’album et pourquoi ?

Le choix est difficile… hum… elles viennent toutes du cœur, ce n’est pas facile de choisir. Si je devais en détacher une, ce serait : U’re m1ne (Rover) – pas fait exprès – elle rassemble à la fois la hargne, la puissance sonore et un aspect de composition global intéressant (rythmique, intention, énergie).

Comment s’est fait le travail sur la pochette, par ailleurs assez surprenante ?

Anaïs Mulgrew est l’illustratrice (elle a notamment bossé sur celle de SOAR, Cernunnos Pagan Fest…).

Mon habitude est de laisser l’artiste s’exprimer sur le thème, ici (de manière macro) : un vagabon (rover) à la recherche de lui-même, hanté par ses démons et le monde qui l’entoure.
Il a donc été représenté poursuivi par un démon (ses démons ? ses fardeaux ? un lourd passé ?). Oui, on en a tous un, qu’on essaie de se débarrasser dans le temps (représenté par la corde). Mais pour aller de l’avant (franchir la montagne de sa vie) il faut s’en délester (corde coupée).

Point de vue clip, vous avez déjà sorti des choses avec Untitled, mais d’autres sont-ils actuellement prévus pour soutenir la sortie de l’album ?

Oui… petit contretemps de planning, une fois la crise passée on s’y penchera.

Quels sont les prochains concerts du groupe ?

Sud de la France en Avril (24 – Fréjus, 25 Aix-en-Provence), Belgique en Mai (15 – Rixenzart, 16, Eernegem), Paris le 4 Juin, Toulouse en Novembre, bref booking en cours.

Nous tournons habituellement avec nos amis de Captain Fuzz (and the snare) et des groupes locaux aux villes des concerts.

Le concert de Caen ayant été annulé suite aux préconisations du gouvernement fasse à la crise sanitaire du covid-19. Nous sommes comme beaucoup de groupe dans l’attente quant aux dates suivantes. Pour l’instant les dates du sud de la France sont maintenues… A suivre…

Et justement, Dreadful Hippies sur scène ça ressemble à quoi ? Aussi groovy que sur album ?

Ça envoie du lourd, le set a été travaillé dans une version live, afin d’emmener le public dans notre univers. Du ad-lib, du mosh-pit invasion, du wall of death, du sitting, bref du fun et de l’interaction.

Demandez à vos collègues de WARM TV, ils nous ont vu le 6 Avril à Paris au Cirque électrique, ils ont adoré 🙂

Quel est votre pire souvenir sur scène ?

(Hésitation)… pour l’instant pas de mauvais souvenirs, oublier ses propres textes peut-être ? (chanson Burn it) , haha

Merci et à très bientôt j’espère !

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