Entretien avec Jérémy, batteur du groupe 7 Weeks

Sisyphus, le nouvel album de 7 Weeks est sorti fin janvier, et de nouveau le groupe nous offre une petite pépite musicale qui vaut bien son interview !

Bonjour, et merci de prendre le temps de répondre à ces quelques questions. Est-ce que tu pourrais tout d’abord te présenter et nous expliquer ce que tu fais dans 7 Weeks ?

Je suis Jérémy, et je suis batteur dans le groupe.

Qu’est-ce que c’est comme type de groupe 7 Weeks, et pourquoi ce nom ?

Ce nom ? Parce que. Ca fait dix ans qu’on l’a. C’est Julien qui l’a envoyé et on trouvait que la relation au temps nous allait bien et en plus d’un point de vue typographique et logo ça avait une bonne gueule. Et je qualifierais ce groupe d’alternative/heavy rock.

Donc, nouvel album, Sisyphus. Comme s’est passé le travail dessus ? Qui a écrit les paroles et qui a composé la musique ?

Les paroles sont de Julien, le chanteur, même si on discute ensemble de l’axe central, de la thématique, mais le texte lui-même est de lui. Pour la musique, comme on est les deux membres fondateurs, on a l’habitude de travailler à deux. Mais cette fois on a inclut PH, le guitariste, clavier et chœurs du groupe. Il était arrivé dans le groupe pour le live du dernier album, que l’on avait composé à deux, mais il est resté et on s’est bien entendu et il est pleinement rentré dans le groupe. On a bossé en mode répet, certains morceaux sont partis de bœufs, d’autres comme Solar Ride c’est Julien qui est arrivé avec tout le morceau. On a pas mal bossé, mais de manière assez classique.

C’est lequel ton morceau préféré de l’album ?

J’en ai pas en fait, aucun ne se détache. Je vais donner un TOP3 pour faire large : Gone, Idols et Sisyphus.

Où est-ce que Julien trouve l’inspiration des textes ?

L’album s’appelle Sisyphus, reprenant le mythe de Sisyphe. Fin 2017 on a arrêté la tournée du précédent album, et on s’est aperçus que c’était la fin d’une période. Après avoir fait ce que tu aimes le plus, c’est-à-dire la scène, tu te demandes ce que tu vas faire maintenant, en plus le groupe avait dix ans. Tu te poses un peu, si oui on fait quoi ? Bref, c’est la graine du processus de création. Toute cette réflexion sur notre condition de musicien, les bons côtés comme toutes les galères, est soulagée lorsque l’on va au local avec nos instruments, et du coup tu commences à composer. La musique fait vraiment partie de nous. Après plusieurs mois comme ça, Julien a relu le mythe de Sisyphe par Albert Camus, et je l’ai lu aussi. On s’est aperçus que tous nos questionnements trouvaient des réponses, des parallèles dans ce livre. Tu te rends compte au passage que ce que tu aimes faire c’est avant tout de créer l’œuvre, pas l’œuvre elle-même.

Et comment vous avez travaillé sur l’artwork ?

On l’a bossé avec Gilles Estines, une personne que l’on connaît depuis une dizaine d’années et c’est la quatrième pochette qu’il nous fait : Carnevora, Benz, Seven Space Days of Night et Sisyphus. La version choisie c’est sa dernière proposition, avec cette tête de bison. Julien étant féru de culture amérindienne, tout de suite cette tête de bison lui a parlé, et en plus il représente bien le groupe cet animal. Il est massif, aurait pu disparaître, ça fonce droit, c’est puissant. Cela peut être aussi une belle métaphore de ce que représente Camus dans son livre. Et ça a de la gueule !

C’est quoi ton pire souvenir en concert ?

Y a pas trop de pire souvenir, il y a du stress, de la douleur. Non, j’ai rien de terrible en stock, désolé…

C’est quoi les prochaines dates de 7 Weeks ?

Eh bien c’est le début de la tournée pour Sisyphus, à partir du 28 février. On a fait quelques dates en fin d’année. Le 28 on attaque à Saintes, le 29 on est à Orléans, le 12 mars à Bordeaux, le 13 au Bus Palladium à Paris, le 14 au Ferrailleur à Nantes.

Est-ce que tu te souviens de ta première groupie ?

Ma quoi ? Groupie ? Ah si, c’était ma mère je pense. On a quelques fans comme ça, mais un mec a même le titre d’une des chansons de tatouées sur le bras.

Et ça fait quoi justement d’avoir des gens comme ça qui te suivent ?

C’est surprenant, c’est touchant, car on est des gens comme tout le monde qui font de la musique. Pour moi ça rend humble, et c’est intimidant quelqu’un qui s’approprie autant quelque chose que tu as fait.

Point de vue clip, un est déjà sorti. Quoi d’autre de prévu ?

On en a tourné un deuxième en janvier pour la sortie de l’album.

Tu n’as pas trop de mal à jouer derrière l’objectif en tant que batteur ?

Sur Solar Ride j’ai un peu galéré, sur un problème d’écoute. Après je pense que c’est toujours difficile pour quelqu’un qui ne fait pas ça tous les jours, qui n’a pas l’habitude.

Merci beaucoup et à bientôt au détour d’une scène !

Thomas Riquet

Passionné de littératures de l'imaginaire il cherche à faire partager sa passion au plus grand nombre à travers ses chroniques et le site. Depuis 2011 il est également anthologiste et directeur de la collection Reflets d'Ailleurs (Fantasy) des Editions Asgard, sous son vrai nom. Ce faisant il assure également la direction littéraire d'anthologie lorsque tous ses boulots lui en laissent le temps, ce qui arrive trop rarement à son goût..

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