Ce troisième tome se montre à la hauteur de ses prédécesseurs.

Depuis la Nuit des Innombrables Lames, les rebelles des Hôtes sans Lune sont traqués sans relâche. La plupart d’entre eux ont été obligés de fuir la cité. Çeda, qui s’est réfugiée dans le désert, découvre qu’un Roi compte se retourner contre les autres souverains. Elle imagine alors un plan risqué : libérer les asirim, les esclaves immortels des Rois. Mais le meilleur stratège de ces derniers, le Roi des Lames, est à ses trousse. Tandis que la jeune fille tente de sauver les siens, la machiavélique reine de Qaimir, l’impitoyable mage de sang Hamzakiir et le Roi des Lames se préparent au terrible affrontement qui décidera du sort des peuples du désert…

 

Après les découvertes et les complots, vient le temps de la révolte. Ce troisième tome, riche en rebondissements, nous raconte donc la rébellion tant attendue des peuples du désert face à la toute puissance des rois de Sharakhaï. Aux côté des Hôtes sans lune, Çeda va se battre pour défendre l’honneur et les droits des siens..

Une fois de plus, le suspense est au rendez-vous. Dans Le voile de lances, l’auteur nous embarque à travers 700 pages d’aventures et de combats : le lecteur n’a pas le temps de s’ennuyer !

Ce dernier tome permet d’approfondir encore les personnages. Çeda y reste très présente, et j’ai pris beaucoup de plaisir à suivre ce personnage féminin fort, romanesque et combatif derrière lequel se range un peuple en mal de justice. D’autres protagonistes trouvent également une place importante : Emre, Rhamad, Brama ou encore les rois tissent autant de destins qui se croisent et se recroisent, s’allient, se séparent ou s’opposent.

J’ai beaucoup apprécié la perspective prise par cette fresque chorale. On suit, au fur et à mesure de l’histoire, les trajectoires des personnages qui nous ont accompagnés jusque là : leur évolution, mais aussi l’évolution des sentiments que nous leur portons.

Certaines révélations finales sont cependant un peu trop délayées à mon goût (notamment la véritable identité du père de Çeda, qui survient à mon sens un peu tard). Par ailleurs, je l’avais déjà évoqué pour le tome 2 mais j’ai trouvé dommage qu’on ne sorte pas du désert : j’aurais aimé découvrir davantage cet univers qui semble riche de peuples et de paysages. Je comprends néanmoins le parti pris de l’auteur de se concentrer quasi intégralement sur Sharakhaï.

La bataille finale est digne des attentes du lecteur. Elle s’étale sur plusieurs chapitres, et nous plonge dans l’action. Grosse surprise sur la fin cependant en ce qui me concerne : les trois premiers tomes de Sharakhaï ne représentent en réalité que la moitié de l’œuvre… Il faudra donc patienter pour découvrir la suite des aventures de nos héros !

Ce troisième tome a donc été dans l’ensemble une très bonne lecture !

NokomisM

NokomisM

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *