Wiegedood – La Boule Noire – Paris – 06/09/2019

Après avoir fait leur premier concert reprenant toute la trilogie De Doden Hebben Het Goed en 2018 dans leur pays natal, Wiegedood, qui ne pouvait se contenter d’un simple concert, annonce une tournée reprenant ce concept. Le groupe nous fait donc l’honneur de passer par Paris ce 06 Septembre 2019 à La Boule Noire pour la seconde date de « De Doden Hebben Het Goed Trilogy Tour 2019 », programmé par Voulez-vous danser !

Wiegedood est un groupe de black métal atmosphérique belge créé en 2014, originaire de Gand (ou Gent pour nos amis flamands). A l’origine un side-project comprenant des membres de Rise and Fall, Oathbreaker et Amenra, ce groupe prends de plus en plus d’ampleur et peut aujourd’hui être totalement considéré comme un groupe à part entière. Après avoir sorti De Doden Hebben Het Goed en 2015, la formation nous sors les tomes II et III du même opus dans les années suivantes, respectivement en 2017 et 2018, étant les suites directes les uns des autres. Ces albums très sombres ont un rapport direct avec la mort, chaque mélodie nous plonge dans des sentiments très noirs, j’avais donc plus que hâte de voir ce que ces opus pourraient donner sur scène. Cette soirée s’annonce loin d’être gaie, mais promets de nous faire ressentir des sentiments sombrement puissants.

Il est 20h10 lorsque je quitte la rue pluvieuse de Paris – histoire d’être déjà dans l’ambiance – pour entrer dans La Boule Noire déjà pas mal remplie. Ceci étant plutôt sans surprise car la production avait annoncé quelques heures plus tôt que seulement 10 entrées seraient en vente sur place pour ce concert quasi sold out ! Le temps de faire le tour de la salle et d’aller se placer dans le public, des chants de Noël suivi d’une chanson acoustique retentit, pas mal de monde se taisent pensant qu’il s’agissait de l’annonce du début du concert, mais fausse alerte, et tant mieux, cela aurait été très bizarre d’avoir ce genre de choses pour amorcer un concert de Wiegedood !
Il est 20h30 tout pile quand la vraie introduction du show commence. Une introduction où le son du Didgeridoo sonne pendant de longues secondes, laissant s’installer une ambiance inquiétante, puis le groupe entre en scène. Ce dernier est composé de 3 personnes, 2 guitaristes dont un ayant aussi le rôle de chanteur, et un batteur, j’ai d’ailleurs cherché pendant de longs instants où était la basse sans jamais la trouver, mais celle-ci ne manquait pas du tout à l’appel, son absence était impossible à détecter à l’oreille !
Le show commence lorsque la première chanson du premier album, Svanesang, retentit. Nous pouvons voir ici le type de visuel que ce spectacle donnera. La scène est entièrement couverte d’une épaisse fumée, permettant à l’ingé light de jouer avec les différentes ambiances. Entre scène noyée dans un rouge complet, trombinoscopes acharnés, et mise en valeur d’un musicien en particulier comme par exemple la fin de cette première chanson où l’on a droit à un moment de calme absolu à la guitare.
C’est d’ailleurs plus ou moins comme cela que le show se passera, entre moments de violence extrêmes faites de sonorités provoquant des sentiments nostalgiques, et des moments de calme absolu. A noter d’ailleurs que la plupart des morceaux sont entrecoupés de transitions qui ne sont pas forcément présentes sur les albums, apportant une plu-value au live.
21h12, il est temps pour le second album de la trilogie de commencer. Il s’agit ici de mon préféré des 3 opus. On a affaire ici à un black metal un peu plus « trve » tout en gardant l’esprit du premier album. Les morceaux s’enchaînent parfaitement, le groupe est très professionnel et quasi aucune note n’est à côté. Je me place un peu plus à l’arrière histoire de profiter de l’ambiance globale et de pouvoir voir la scène dans son ensemble sans bouger le regard. Spot parfait, je ne bougerai plus d’ici jusqu’à la fin du show.
Spot parfait ? Pas tant que ça. Si le public de devant était très respectueux, semblait avoir compris l’ambiance du live et agissait en conséquence (à savoir, se taire, au moins pendant les passages calmes !), certaines personnes à l’arrière se pensaient être dans leur salon. Un peu comme d’habitude dans les concerts de black atmosphérique, il y a toujours les 3 personnes qui n’ont rien compris que l’on entend, malheureusement. Cela reste et restera toujours quelque chose d’incompréhensible, surtout que l’on n’était pas dans un festival, il n’y avait même pas de première partie, un seul et unique groupe, on ne pouvait pas être là totalement par hasard ! Mais bon, j’essaye de faire abstraction de cela et de me concentrer sur la musique.
Le second opus sera passé à une vitesse astronomique, il est 21h45 et De Doden Hebben Het Goed III démarre déjà ! J’aurais un seul petit regret concernant le passage de DDHHG II à III, sur album, le II se termine sur un cri très long qui devient presque dérangeant, et le III reprend sur ce cri, il était donc pour moi logique de n’en faire qu’un seul et unique pour enchainer les deux albums, mais nous aurons tout de même en live droit à une transition musicale entre les deux chansons. C’est un tout petit regret, mais la transition n’étant pas assez longue pour perdre le fil, ce n’est vraiment qu’un détail.
Ce troisième album vient totalement terminer en beauté le live, on pourra souligner lors de la chanson éponyme de l’album que cette dernière était très attendue, le public montrant son enthousiasme à l’annonce des premières notes du morceau. Ce morceau pouvant être vu comme un espèce d’hymne répétitif, tellement répétitif qu’une habitude s’installe au fur et à mesure de la chanson, te faisant te perdre à l’intérieur, mais de façon confortable.
Il est temps d’arriver au dernier morceau du dernier opus, Parool, dernier riff, noir. Le live se terminera donc de façon brutale, ce qui nécessitera de prendre quelques secondes pour reprendre nos esprits avant d’ovationner le groupe.

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Ce second show de la tournée nous aura prouvé sans aucun doute que la trilogie De Doden Hebben Het Goed n’est qu’une seule oeuvre à part entière. Les trois albums s’enchaînent parfaitement et sont totalement cohérents les uns avec les autres. Le live en lui-même nous aura permis de mettre une ambiance visuelle sur l’ambiance sonore des albums, à savoir quelque chose qui se contemple et dans lequel on se doit de s’abandonner. Un énorme bravo à Wiegedood qui nous aura fait voyager pendant presque 2h de live ! Et si vous avez l’occasion de pouvoir participer à l’un des concerts de la tournée, n’hésitez pas, ça vaut vraiment le détour !

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