Accueil / Reports / Concerts / MusikÖ Eye Fest #2 – Crosne – 13/04/2019
Bannière Institut de la Musique

MusikÖ Eye Fest #2 – Crosne – 13/04/2019

Le samedi 13 avril, à l’espace René Fallet de Crosne, se déroulait le MusikO Eye Fest.

Le cadre, bien qu’il soit un peu excentré de Paris, est très sympathique sous le soleil printanier, et reste accessible en transports. Une fois passée la porte d’entrée, on débouche dans un hall où sont exposées les œuvres de plusieurs artistes (photographe, dessinateur, sculpteur,…). Une initiative que j’ai beaucoup appréciée, et qui m’a permis de découvrir des créations particulièrement originales.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

La salle de concert se situe un peu au-delà du hall, et elle est superbe. Il y fait un peu sombre, mais je distingue malgré tout, dans le peu de lumière, l’immense rideau qui repose contre le mur du fond et les quelques stands également présents : un artiste qui dessine ses créations en live et le merch des groupes.

Le public est peu nombreux en ce début de festival, et Sekhmet, qui ouvre le bal, commencera donc avec un peu de retard. Ce groupe de heavy metal originaire du Havre propose un set qui ne rentre pas vraiment dans mes goûts musicaux, mais très efficace malgré tout : le chanteur est énergique et les musiciens se donnent. Le groupe souffre malheureusement de certains problèmes de son, des problèmes qui seront présents tout au long du festival.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

S’en suit Mobius, une très jolie découverte en ce qui me concerne. Porteur de sonorités très ambiantes, le groupe lyonnais propose une atmosphère originale : j’ai bien aimé le contraste entre un instrumental assez violent et les mélodies planantes du chant, interprétées par une chanteuse qui maîtrise parfaitement sa voix. Je passe donc un bon moment avec Mobius.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Acedia Mundi reprend le flambeau. Ce groupe de black métal parisien séduira sans doute les fans d’un métal plus dur, avec ses sonorités plus sombres et agressives que les deux groupes précédents. Pour ma part, j’ai apprécié leur univers.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

A la sortie de la salle de concert, petit marché intérieur présente différents stands. Certains sont des habitués des festivals et proposent bijoux ou accessoires très axés monde de l’imaginaire ; d’autres sont plus improbables, tels que les pierceurs qui proposent leurs services sur place, ou cette exposante qui imprime une image à volonté sur des supports variés, allant du puzzle à la chope de bière en passant par le t-shirt.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Le retard scénique s’accumule, mais Lynn finit par entrer en scène. Mes souvenirs de ce groupe au Klub étaient assez mitigés ; j’ai de très loin préféré leur performance au MusikoEye. La chanteuse surjoue à mon sens beaucoup moins, et laisse plus de place au charme de son côté très brut. Question musique, Lynn propose un métal très efficace avec de bonnes mélodies, et alterne entre un chant clair très énergique et un chant saturé.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

(Thomas) : C’est au tour de Daturha de monter sur les planches de l’Espace René Fallet et de proposer leur metal énergique et prenant. Leur nouvel album, Cycle, est un petit bijou et j’étais donc impatient de les découvrir sur scène. Et au final je ne suis pas déçu, malgré quelques petits problèmes de son et surtout des lumières vraiment faibles : les musiciens se donnent et croient réellement à leur musique, transmettant leur énergie au public. Mission accomplie !

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Molybaron prend le relais. Ce groupe franco-irlandais propose une musique, à mes yeux, plus rock que métal mais pour autant ça passe vraiment bien : les musiciens savent mettre l’ambiance sur des rythmes très entraînants et s’attirent rapidement la sympathie du public, qui, bien que toujours relativement peu nombreux, se montre très réactif.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Mais que serait un bon festival de métal sans ses bières ? Au MusikO Eye Fest, pour le plus grand plaisir des spectateurs, le stand se trouve directement dans la salle et délivre ses breuvages sur présentation d’un coupon récupéré à l’entrée. Parmi eux la Zombeer, une boisson verdâtre qui suscitera des réactions assez mitigées. Juste à côté du stand, un chevalet, des pinceaux et de la peinture permettent la création d’un tableau collectif par tous ceux qui le souhaitent (je serais curieuse de voir le résultat final…).

Dehors, un stand de nourriture propose également de quoi manger. Les plats sont paraît-il très bons ; malheureusement les végétariens de ma sorte doivent se contenter d’une barquette de frites et d’une crêpe au Nutella. Un vrai problème, à mon sens, sur ce genre de festival : la population metalleuse compte en effet un nombre non négligeable de végétariens et vegans.

Dans la salle de spectacle, c’est au tour de Malkavian de se produire sur scène. Ce groupe de trash breton propose une musique rythmée, carrée et énergique ; n’étant pas du tout fan de trash, j’aurai cependant du mal à juger de leur prestation.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

S’ensuit le groupe Volker, qui propose une performance dans laquelle je n’ai tout simplement pas réussi à rentrer. J’avais pourtant passé un plutôt bon moment au Klub, mais la chanteuse me semble chanter faux (peut-être est-ce dû aux nombreux problèmes de son). Je n’adhère pas du tout à son jeu de scène : à mes yeux elle en fait beaucoup trop et prend des poses excessivement vulgaires. La prestation me laisse trop mal à l’aise pour que je reste jusqu’au bout.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Malemort prend place à son tour. Ce groupe est un habitué des salles parisiennes, et j’ai déjà eu l’occasion de les voir plusieurs fois. Leur prestation est, comme d’habitude, tout simplement excellente. Le groupe déborde d’énergie et séduit sans difficulté le public, avec ses raccords rock et rythmés. Bien que la salle soit loin d’être remplie, le chanteur se donne tout autant que d’habitude et descendra même au contact des quelques spectateurs, qui se laissent entraîner sans peine. Un show qui fait plaisir à voir.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Il est plus de 23h15 et Khaos Dei n’a toujours pas commencé à jouer, malgré une fin prévue pour 23h45. Au vu du retard qui s’accumule, nous repartons sans les avoir vu de peur de louper le dernier RER.

(Thomas) Le MusikO Eye Fest nous a proposé, pour sa deuxième année, une programmation éclectique, pleine de bons groupes et d’autres auxquels j’ai moins adhéré mais qui ont néanmoins su faire le travail. Un peu de retard accumulé, quelques problèmes de son et des lumières pas forcément au top n’auront pas su gâcher cette grande fête qu’est ce festival aux portes de Paris. Mon seul regret est que finalement le public ne soit pas venu plus nombreux alors que tout était là pour les accueillir et leur faire vivre une magnifique journée…

Eldricht Tales

A propos de Thomas Riquet

Passionné de littératures de l'imaginaire il cherche à faire partager sa passion au plus grand nombre à travers ses chroniques et le site. Depuis 2011 il est également anthologiste et directeur de la collection Reflets d'Ailleurs (Fantasy) des Editions Asgard, sous son vrai nom. Ce faisant il assure également la direction littéraire d'anthologie lorsque tous ses boulots lui en laissent le temps, ce qui arrive trop rarement à son goût..

Lisez aussi

Entretien avec Thomas et Olivier, du groupe Gohrgone

A l’occasion de la sortie de In Oculis, troisième opus de Gohrgone, j’ai pu échanger …

Dead Can Dance – David Kuckhermann – Le Grand Rex, Paris – 10/05/19

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *