Suite 226 – Serious Black

Serious Black est de retour avec un nouvel album, après le succès de Magic. Les metalleux allemands reprennent donc leur instrument pour nous délivrer leur heavy teinté de power particulièrement entraînant.

Let It Go débute l’album et le sample de clavier, vite suivi par des guitares lourdes et puissantes. Et la voix de Urban Breed vient faire des merveilles : chant clair et imposant. Une belle entrée en matière que When The Stars Are Right ne viendra pas démentir. Un côté assez spatial, avant que la batterie ne vienne prendre sa place avec énergie. La chanson est puissante, prenante et je dois dire que j’ai été séduit alors que pourtant j’ai tendance à préférer le metal plus rugueux. On passe ensuite à Solitude Etude, plus classique dans la veine power metal, mais tout aussi immersive, notamment sur son refrain. On retrouve un petit côté Serenity dans la composition et dans le chant en tous cas. Fate of All Humanity vient ensuite nous mettre ses accents assez pop dans les oreilles. On se retrouve cette fois face à quelque chose tenant musicalement de Battle Beast ou Beast in Black. Visiblement les groupes de heavy ont plutôt tendance en ce moment à reprendre quelques riffs des années 80. Pas forcément surprenant mais en tous cas assurément rafraîchissant. Castiel fait plus office de ballade cette fois, avec ses rythmes lents, son côté plongeant et introspectif qui marche vraiment bien, avant un emballement très power du morceau.

Heaven Shall Burn qui débute la seconde partie de l’album a clairement décidé de nous proposer du gros son avec des guitares plus brutes et un chant un poil plus puissant encore. Ça fonctionne vraiment bien notamment sur le refrain, même si cela reste assez classique.Way Back Home se fait ensuite très rythmée, très enlevée et on reste donc sur le uptempo de la piste précédente. We Still Stand Tall continue également dans cette voie, pour notre plus grand plaisir ! Viennent ensuite mes deux morceau préférés de l’album. Les claviers de Come Home et son texte fort et émouvant fonctionnent merveilleusement bien, tandis que l’aspect plus spectaculaire et planant de Suite 226 vient en contrepoint. Sur cette dernière d’ailleurs les performances vocales de Breed sont encore plus impressionnantes.

Serious Black ne sort pas vraiment des sentiers battus avec cet album, mettant en avant son heavy power classique mais efficace. C’est frais, ça passe bien dans les oreilles bien que ne révolutionnant pas le genre, malgré selon moi quelques fulgurances plus intéressantes. Les fans adoreront, les autres moins, mais le job est clairement fait.

Thomas Riquet

Passionné de littératures de l'imaginaire il cherche à faire partager sa passion au plus grand nombre à travers ses chroniques et le site. Depuis 2011 il est également anthologiste et directeur de la collection Reflets d'Ailleurs (Fantasy) des Editions Asgard, sous son vrai nom. Ce faisant il assure également la direction littéraire d'anthologie lorsque tous ses boulots lui en laissent le temps, ce qui arrive trop rarement à son goût..

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