Les Ferrailleurs T2 : Le faubourg – Edward Carey

Ce deuxième tome des Ferrailleurs se pose en digne représentant de son prédécesseur. Je l’ai beaucoup apprécié.

Rien ne va plus depuis que le Château de l’extravagante famille Ferrayor a croulé sous l’assaut des objets rendus à la vie. Le jeune Clod, ayant perdu forme humaine, erre de ruelles en échoppes dans une ville ravagée par la crasse et la pauvreté ; sa complice Lucy Pennant, elle, est ensevelie sous les décombres du manoir, où elle fait la rencontre d’une créature aussi monstrueuse qu’attachante. Pourchassés, nos deux héros vont devoir se réunir pour déjouer les plans de Grand-Père Umbitt, qui règne en tyran sur le peuple asservi du Faubourg.

Les plus
Une suite très réussie
Un univers fidèle à celui du premier tome
De nouvelles perspectives

 

Le faubourg relate les aventures de Clod et Lucy là où nous les avions laissés à la fin du Château.

On y retrouve tout ce qui faisait le charme du premier : une atmosphère étrange et totalement déjantée, des personnages atypiques et hétéroclites et des dessins aussi sombres qu’effrayants.

Mais ce tome 2 permet également d’élargir le point de vue de l’histoire, sur plusieurs aspects.

Tout d’abord, on sort du huis-clos dans lequel nous enfermait le château pour parcourir les rues du Faubourg. Le plan au début de l’ouvrage permet de recontextualiser le domaine des Ferraieurs et de découvrir d’autres lieux.

Certains personnages se développent. C’est bien sûr vrai pour Clod et de Lucy, les deux héros du premier tome, dont la personnalité est ici dévoilée davantage. Mais c’est également le cas de protagonistes qui n’étaient qu’effleurés lors du premier volume. On y découvre de plus des individus inconnus jusque-là. Si la plupart des chapitres restent rattachés au point de vue de Clod et Lucy, l’auteur prend également la liberté de nous présenter d’autres perspectives.

L’histoire reste prenante et le suspense est là. Le tout est servi par le style qui m’avait tout autant plu dans le volume précédent : une plume un peu grinçante aux phrases claires, teintée d’un humour particulier.

 

Le faubourg est donc une suite très réussie. L’auteur parvient à poursuivre son histoire sans ralentir le rythme et reste fidèle aux éléments qui avaient fait le charme du tome précédent. Ouvrant les perspectives de son univers et des personnages, il donne envie au lecteur de le suivre dans cette aventure fantastique… au sens le plus étrange du terme.

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