Le ferry – Mats Strandberg

Ce soir, mille deux cents passagers se réjouissent de faire la traversée maritime entre la Suède et la Finlande, à bord du ferry luxueux qui les emporte sur la mer Baltique. L’espace de vingt-quatre heures, ils abandonnent derrière eux leur vie quotidienne et se laissent aller à être quelqu’un d’autre. Mais le mal rôde à bord. Et au cœur de la nuit, au milieu de la Baltique, il n’y a pas d’échappatoire possible. Surtout quand tout contact avec la terre ferme est mystérieusement coupé… Si face à l’adversité certains se comportent en héros, cette nuit fatidique fait parfois surgir le pire chez d’autres – et à mesure que les disparitions inexplicables s’enchaînent, il devient vital que le ferry n’arrive jamais à destination…

Bienvenue à bord du Baltic Charisma.

Première incursion dans la littérature nordique et première déconvenue. Le ferry est un roman catastrophique ! Les personnages sont d’une telle stupidité, le dénouement de l’intrigue tellement affligeant et le point de vue de l’auteur si faussement scandaleux que la lecture de l’ouvrage est indigeste.

Il faut déjà attendre plus de 150 pages pour voir démarrer l’histoire; je veux dire la VRAIE intrigue; pas des allers-retours sur la vingtaine de personnages que contient le roman. Puis quand l’élément horrifico-fantastique se met en place, on se demande pourquoi, au cœur d’une intrigue contemporaine… PERSONNE N’A COMPRIS QU’IL Y AVAIT DES PUTAINS DE VAMPIRES DANS LE BATEAU!! « Oh je me suis fait mordre! » « Mon dieu, du sang-coule-de-mon-cou-et-j’ai-deux-petits-points-de-morsure! ». Mais ce n’est pas croyable de montrer des personnages aussi débiles! C’est comme dans un film de zombies quand un mec sort de la maison où tout le monde est bien sains et sauf pour « regarder dehors » alors qu’il sait qu’il va se faire manger; et surtout oublier ensuite de fermer la porte d’entrée… Pour espérer avoir un effet réaliste, il ne faudrait pas nous montrer des personnages qui réagissent comme des gens du 18ème!

Bref. Tout le roman est construit ainsi et donc on n’y croit pas un seul instant, mais le pire c’est que tous les personnages sont odieux et donc on ne s’attache à aucun d’entre eux; si ce n’est peut-être les deux enfants Albin et Lo. Aucun d’entre eux n’a une évolution intéressante! Le chanteur ringard de la soirée karaoké qui devient un fou furieux ou encore la pétasse de soixante ans complètement alcoolisée qui soudain se retrouve une conscience; rien ne fonctionne: tout est cliché! De plus, l’objectif de Strandberg semble être de montrer que les Suédois sont alcooliques. Si dénoncer l’état d’esprit de ses compatriotes quand ils font la fête est tout à fait louable, montrer des gens constamment bourrés, mais qui ne font rien de mal, ne dénonce pas grand-chose au final. De plus, tartiner des pages d’agressions de vampires et de portes qui se teintent de sang fait rarement un bon roman horrifique.

Le roman est BEAUCOUP trop long (570 pages) pour ce qu’il (tente) de raconter. Les allers-retours incessants entre les personnages dans les divers étages du ferry nous perdent complètement.

On ferme le livre avec le sentiment très prégnant de s’être bien fait avoir.

Le ferry
Mats Strandberg
Editions Bragelonne – collection Terreur
7,90€

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