Noctiluca – Zman Games – Asmodée

Il est des jeux dont on n’attend pas forcément grand chose parce qu’ils sont plus ou moins passés sous les radars lors de la promo éditeur. C’est un peu le cas ici avec Noctiluca – édité pourtant par Zman Games, excusez du peu, dont je n’avais pratiquement pas entendu parler. Et puis, voilà le moment de retirer le film plastique de ladite boîte…

Tout de suite, un charme opère. Tout est « doux », beau, sobre et reposant, dans cette boîte de jeu.

Il faut dire que le thème se prête plutôt à la zénitude. Le but du jeu est en effet assez limpide : les joueurs vont devoir capturer des poissons (symbolisés par des dés) afin de remplir des aquariums avec les couleurs correspondantes et ainsi marquer des points.

Facile ? Oui, autant dans l’intitulé que dans la pratique. Le jeu est en effet aussi simple à jouer qu’il en a l’air. MAIS attention, simple ne signifie en aucun cas simpliste : en effet, même s’il y a bon nombre de jeux auquel on joue facilement avec nos enfants (oui, je le dis assez fréquemment), il y a ici certaines subtilités qui pourraient échapper aux plus jeunes.

Les pioches d’aquariums et les pions bonus.

Comment qu’on va à la pèche, donc ?

Ce n’est pas bien compliqué. Le plateau de jeu principal représente l’étang où les joueurs vont s’affronter afin d’être le meilleur pêcheur. (Il est à noter que le plateau est recto-verso, car il existe une variante solo du jeu avec un plateau associé). Ensuite, il va falloir placer les poissons. On mélange donc tous les dés de couleur, et on les place aléatoirement sur les différentes « case » de l’étang, 4 par case pour les cases intérieures, et 5 pour les cases extérieures à l’étang.

Chaque joueur prend ses 6 pions (qui vont symboliser les endroit où il va se placer en bord d’étang pour lancer sa ligne). Ensuite, les cartes aquarium sont mélangées, 3 sont distribuées à chaque joueur, qui en garde 2. Le reste est séparé en piles identiques et servent de pioche future. Enfin, les pions bonus sont triés en pile, de valeur la plus faible sur le dessus.

Et on peut jouer !

Un étang prêt à être vidé de ses petits poissons 🙂

Une partie se découpe en 2 manches identiques, où le seul changement sera l’ordre de jeu. À son tour, chaque joueur positionne un de ses pions pêcheur sur le bord de l’étang. Cela définit donc 2 lignes droites qui traversent ce dernier. Il en choisit une. Puis choisit une VALEUR de dés. Il pèche tous les dés de la valeur choisie et remplit ses aquariums au mieux, en respectant cette fois-ci les COULEURS des dés/poissons.

Facile ? Ben oui ^^ Mais, il faut quand même savoir une chose. Si un joueur ne parvient pas à placer tous les poissons dans ses aquariums, et bien les  poissons restants sont passés au joueur suivant, qui pourra profiter gratuitement du fruit de sa pèche :). Il faudra donc faire un chois entre la facilité (le max de poissons), et l’efficacité (pas de « pertes »). S’il reste des poissons qui ne vont à personne, ils sont remis dans la boîte.

Lorsque qu’un aquarium est rempli, le joueur prend le premier pion de la pile de la couleur correspondante. Les dés/poissons sont remis dans la boîte.

À la fin de la première manche, l’étang est rempli une seconde fois en prenant les dés restants de la boîte, et on recommence pour la seconde moitié de la partie.

Très vite, on va se rendre compte que le positionnement des pêcheurs ne doit pas être fait à la légère, et on va se prendre à faire, un peu comme aux échecs, du calculatoire pour réfléchir à plusieurs coups d’avance et anticiper les mouvements de l’adversaire.

Une fois que la seconde manche est terminée, on procède au décompte des points (logique, ma foi ^^). On compte donc les pions récupérés par chaque joueur, on rajoute les éventuels bonus présents sur certaines cartes aquarieum (définis en fonction de la difficulté à remplir ce dernier). On rajoute les poissons des aquariums non complétés. Quant aux pions bonus de couleur non attribués ? On regarde celui des joueurs qui a le plus rempli d’aquariums de la couleur correspondante, et il les remporte tous, rajoutant un point par pion ainsi obtenu. Enfin, en début de partie, chaque joueur va secrètement piocher une carte qu’il ne révélera qu’au moment du décompte final. C’est sa couleur de « prédilection », et il marquera donc des points bonus pour chaque poisson de la couleur correspondante.

Noctiluca est simple, beau, et les parties sont plutôt rapides. Comme quoi, il n’est pas toujours besoin d’avoir des mécaniques alambiquées et des figurines tout le tour du ventre pour faire un jeu très intéressant. Noctiluca en est la preuve, et nul doute que vous y reviendrez régulièrement !

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