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Captain Marvel – Anna Boden et Ryan Fleck

Dans les années 1990, Carol Danvers devient l’une des héroïnes les plus puissantes qui aient jamais existé, lorsque la Terre est atteinte par un conflit galactique entre deux races extraterrestres, les Kree et les Skrulls.


My name is Vers. Dan Vers !

Previously in the MCU

Si l’univers cinématographique Marvel a démarré doucement il y a maintenant 11 ans, peu sûr de sa réussite éventuelle, il affiche désormais 20 films et un succès sans cesse renouvelé. Et ne peut plus nier sa vraie nature : une série à gros budget, qui propose régulièrement ses deux à trois opus par an. Et mieux vaut ne pas rater un épisode, sous peine de manquer des éléments « importants ».

Dans l’épisode précédent, nous avions laissé nos héros en mauvais état après que Thanos ait fait disparaître la moitié des habitants de l’univers, dans une tentative de le sauver de la surexploitation de ses ressources. Marvel créant au passage le premier blockbuster pré-effondrement ouvertement malthusianiste.

Dans une scène post-générique désormais incontournable, nous voyions Nick Fury appeler un héros encore inconnu, grâce à un bipeur intersidéral.

C’est l’histoire de ce héros qui va nous être narrée ici.
Car ce sont des mecs marrants, chez Marvel.

Flash-back, donc, pour un épisode de présentation du personnage de Mar-vell, une alien kree qui n’en est pas vraiment une, mais qui possède de vrais super-pouvoirs qui en font la femme la plus puissante de l’Univers. Un peu le Superman (ou Supergirl) de Marvel. Et ce film nous explique pourquoi, comment, qui, que, quoi, dont, où.

Quoi, des skrull ici ? Je suis verte !

Après un Black Panther dédié à la communauté noire, voici l’épisode orienté féministe. En tout cas c’est ce que disent les critiques professionnelles.
Soit.
Pourquoi pas, si le scénario suit.

Là où Black Panther adoptait une ambiance James Bond, ce Captain Marvel joue la carte de la comédie « rétro ». Retour aux années 90, qui sentaient bon les vidéoclubs, les téléphones Nokia et le moteur de recherche Lycos.
Et un Nick Fury qui possédait encore ses deux yeux.

Hé, Nick, tu rêves ?

Sur cette Terre se remettant à peine de « La Menace Fantôme » va arriver notre femme Kree, bien décider à arrêter une bande de skrulls venus tester le surf sur les plages de Californie. Mais petit à petit, notre guerrière se rend compte qu’elle n’est pas totalement étrangère à ce monde. Et qu’on ne lui dit pas tout…

Mélangeant émotion, ambiance référentielle (oh, un CD qui met plusieurs minutes à s’ouvrir, comme c’est nostalgique), il adopte une structure différente des autres épisodes de présentation de personnage. Un bon point.
Pour autant, il ne tient pas totalement ses promesses.
Les scènes d’action sont un peu poussives, principalement par un manque réel d’enjeu. Revoir Captain America – Le soldat de l’hiver, pour comparer… Les quelques retournements de situation sont prévisibles, même pour votre serviteur, habituellement très naïf sur ce point-là, qui les a vus venir longtemps à l’avance. Et l’humour omniprésent finit par devenir gênant quand il insiste un peu trop sur un Nick Fury qui franchit les limites du ridicule.
Nick Fury, quoi !!! C’est pas Jo le rigolo !!!

Et pourtant, si on n’en attend pas grand-chose, on passe un bon moment. Comme pour une série télé un peu moyenne, mais qu’on aime bien retrouver, par habitude. Sans surprise, mais sans grosse déception.

Rendez-vous dans un mois pour le Avengers – Endgame, qui va faire du ménage dans cet univers qui tourne un peu en rond. Enfin, on l’espère.

Captain Marvel

réalisé et écrit par Anna Boden et Ryan Fleck

avec Brie Larson, Samuel L. Jackson, Ben Mendelsohn, Annette Bening, Jude Law

Walt Disney Pictures / Marvel Studios 

Eldricht Tales

A propos de Martin Silenus

"L'évolution donne l'être humain. L'être humain, après un long et douloureux processus, donne l'humanité." Dan Simmons - Hypérion.

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