Internal Affairs – The Night Flight Orchestra

Nuclear Blast nous propose une petite réédition du premier album de The Night Flight Orchestra, groupe de rock progressif suédois, Internal Affairs. Cette galette sortie initialement en 2012 se voit donc ressortie peut de temps après le nouvel album du groupe, The World Ain’t Enough, dont je vous ai parlé il y a quelques semaines. Mais que pouvait bien proposer le groupe au début de sa carrière pour que cela vaille la peine de ressortir l’album ? La réponse tout de suite !

Siberian Queen débute sur un bruit de vent glacé avant que les guitares n’entrent dans la danse en compagnie d’une batterie bien rythmée. Puis la voix de Björn Strid arrive, douce et atmosphérique. L’ensemble donne une bonne mesure de la musique du groupe : du rock assez 70’s old school mais qui fonctionne tellement bien ! California Morning vient ensuite avec une ambiance plus rock garage auquel vient s’ajouter un clavier qui ajoute sa petite mélodie. On s’imagine bien au volant d’une Chevrolet sur les routes ensoleillées de Californie justement. Glowing City Madness se fait plus jazzy à son tour, avant que le groove de West Ruth Ave ne vienne nous remettre une couche de rock 70’s dans les oreilles. Cela change et fait un bien fou mine de rien de retrouver ce rock à l’ancienne si bien fait… La longue piste Transatlantic Blues nous permet encore une fois de retrouver les grandes lignes du rock classique, avec ces phases lentes et savoureuses, précurseuses des ballades que l’on connaît aujourd’hui. Face à elle Miami 502 balance un son beaucoup plus rythmé où le mélange entre guitares rapides et batterie endiablées fonctionne parfaitement.

Le morceau éponyme de l’album, Internal Affairs, fait un peu penser à celle d’un film noir avec un détective dans son bureau fumant le cigare en attendant la belle qu’il va aider. Juste génial… 1998 donne un aspect plus teen movie à la musique, un peu comme ce que l’on pouvait entendre dans les séries que nous regardions dans les années 90. C’est frais, c’est plaisant, c’est bon. Le reste de l’album est à l’avenant : la fraîcheur de Stella Ain’t No Dove, le rythme groovy de Montreal Midnight Supply, la douceur de Green Hills of Glumslöv, et le final un peu plus salsa de Song For Ingebörg.

Ce Internal Affairs est un peu un pot-pourri de tout ce que l’on a aimé dans le rock à l’ancienne : du groove, des ballades, des airs surprenants. The Night Flight Orchestra revient aux bases pour notre plus grand plaisir et je dois dire que même si je ne suis pas fan de tout ça de base, eh bien j’ai été totalement conquis.

Internal Affairs
The Night Flight Orchestra
Nuclear Blast
2018

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