Sim Survivor – Loïc Le Borgne

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SIM SURVIVOR : le jeu de simulation le plus populaire de la Dante Corporation ! Tout y est tellement réaliste que même les joueurs s’y laissent prendre…
Pour cette dixième édition exceptionnelle diffusée en direct dans tout le pays, les candidats doivent traverser des épreuves toujours plus difficiles. Au programme, sept îles, sept mondes numériques, peuplés de milliers de créatures fantastiques, toutes plus dangereuses et réalistes les unes que les autres. Et au bout de ce périple, un seul gagnant : le dernier survivant…

Sandro, jeune adolescent du très prisé second Cercle, fêtard insouciant, va payer cher son goût pour les sensations fortes… Accompagné d’Ambra, jeune rebelle effrontée, réussira-t-il à s’échapper de cet enfer virtuel ?
Virtuel, vraiment ? Et si gagner, c’était survivre ?

Des rebondissements à couper le souffle dans une dystopie haletante.

Le premier chapitre donne le ton d’entrée de jeu : le jeune Sandor, un privilégié du Second Cercle entre dans une boîte de nuit tandis que trois autres jeunes gens se font rudement chasser à cause de leur origine modeste. Cela dépeint une société clivée : les trois Cerles d’un coté, les gueux de l’autre – principe de base de la dystopie.
Vient ensuite la description du héros, « pauvre » gosse de riche qui meurt d’ennuis dans sa cage dorée, à la recherche de sensations fortes, une proie facile pour Ambra… Pourtant au premier abord il parait si présomptueux et si mufle qu’on a envie de le détester, mais heureusement, nous lecteurs, avons accès à ses pensées, cela nous empêche de le juger trop vite, ou du moins refreine notre jugement. Ce sont bien des paroles de véritable goujat qu’il prononce, mais ses pensées révèlent un cœur emmuré d’ennuis et d’une frayeur latente. Il est effrayé de devoir continuer à vivre dans ce monde vide et sans attrait.
Mais Ambra change vite la donne. Après l’avoir piégé : je jeune homme se retrouve obligé de participer au jeu le plus populaire de sa génération : Sim Survivor.
Comme son nom l’indique le principe de base est simple : survivre dans la simulation. Sauf qu’évidemment, le mot « simulation » sert juste de paravent à la grande société Dante Corporation pour se protéger, mais surtout de gagner toujours plus – quitte à devenir des meurtriers. En effet, la population est persuadée de suivre une simulation mais il n’en n’est rien, tout est réel, la douleur, les larmes, la mort ; et c’est tout ce qui attend les concurrents dans ce jeu.
Sandro comprend vite qu’il joue en réalité sa propre vie devant des milliers de naïfs riant de ses déboires. Mais le petit gosse de riche, prêt à tout pour survivre, a bien du mal à laisser place au héros qui est en lui…

Au premier abord j’ai eu beaucoup de mal à m’intéresser à ce roman, car sans même l’avoir lu, il ressemble bien trop à Hunger Games. La société divisée, les jeunes qui jouent leur vie dans un « jeu », même les excès du présentateur qui surjoue constamment rappelle celui des Hunger Games.
Pourtant, après une centaine de pages : je suis tombé dedans !
En effet dans ce « jeu » qui n’en n’est pas un, dans cette mascarade donc : il n’y a pas que les concurrents… il y a aussi les créatures. C’est le détail qui a tout changé pour moi. J’avais envie de savoir comment, elles aussi, allaient pouvoir s’en sortir. Mon intérêt a enfin été piqué, ce qui me fait dire que ce roman, malgré ses ressemblances aux autres célèbres dystopies, n’est tout de même pas si mal dans son genre.
En effet, l’auteur réussi finalement à attirer notre attention et à la conserver : en zappant toutes les longueurs auxquelles ont s’attend et qu’on a déjà lu : les sentiments qui grandissent secret, l’histoire d’amour qui naît etc. ici pas de fioriture, comme dans le jeu : il faut avancer ! J’ai par ailleurs adoré le cran de Ambra à ce sujet.
Loïc Le Borgne met également en lumière une chose pas si commune que ça dans les romans : la difficulté de l’homme à changer. Dans les autres livres, le personnage se transforme en en claquement de doigts en héros, sa nature noble se révèle et il n’écoute que son courage etc. Ici non : il reste humain avant tout, il tâtonne et commet parfois des erreurs irréparables…

La fin (explosive) se suffit à elle-même, il n’y pas forcément besoin de plus mais elle reste tout de même ouverte pour un éventuel deuxième tome.

Sim Survivor
Loïc Le Borgne
Scrinéo

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