Entretien avec Yumi Kami, chanteur de Kami No Ikari

Bonjour, et merci de prendre quelques minutes pour répondre à mes questions. Est-ce que tu peux tout d’abord te présenter et nous expliquer ce que tu fais dans Kami No Ikari ?

Bonjour et merci à vous pour cette interview, je m’appelle Yumi Kami et je suis le chanteur et dictateur démocratique de Kami no Ikari.

D’où vient le nom du groupe ?

Des dieux , nous ne l’avons pas choisi, c’est eux qui nous l’ont imposé… Mais sinon c’est en faisant un petit brainstorming s’inspirant de mon pseudo et de mes refs manga.

Comment en es-tu venu au metal, à la fois en tant que fan et en tant que musicien ?

Depuis mes 10 ans je joue de la guitare et ai grandi dans un univers Rock qui a évolué au fil des années vers le métal de plus en plus extrême.

Pourquoi avoir choisi cet univers nippon pour développer le groupe ?

Génération Club Dorothée déjà pour commencer. En fait je voulais rassembler deux de mes plus grosses passion : la musique et le Japon

Hakai est le premier EP du groupe. Comment s’est passé le travail dessus ? Qui écrit la musique et qui se penche sur les paroles ?

Le groupe s’est formé en février 2020 , juste avant le confinement, du coup, nous avons commencé la composition de cet EP à distance. Chacun composait des choses dans son coin, puis nous réunissions l’ensemble pour finaliser ça ensemble et voilà comment Hakaï est né. Pour ce qui est des paroles, je m’en occupe et j’ai la chance de bosser, peaufiner ça avec mon ami de longue date et co-auteur, Guillaume Delcamp, aka le Révérend.

D’où est venu ce titre pour l’EP ? Que signifie-t-il ?

C’est notre cher Révérend qui a trouvé le titre de l’EP, qui signifie Destruction.

Où trouves-tu l’inspiration quand il s’agit d’écrire de la musique ?

Partout, tout le temps en fait, sans forcément y réfléchir. Une idée me traverse l’esprit, une mélodie, un riff de guitare ou une idée de drum, je la partage aux autres et souvent à partir de ça, chacun apporte son idée et on se met à bosser dessus.

Quelle est ta piste préférée de cet EP, et pourquoi ?

Dure question… je les aime toutes, elles sont toutes différentes et ont chacune une histoire forte… Mais s’il faut choisir, je dirais Human Nature, c’est celle qui envoie le plus niveau breakdown, violence et puissance.

Finalement il y a énormément de featurings sur cet EP, trois morceaux sur cinq. Pourquoi ces choix d’artistes ? Et surtout pourquoi autant de feats alors qu’on a envie de découvrir le groupe lui-même ?

Juste un kiff en fait, de pouvoir avoir des personnes si talentueuses pour les premiers morceaux de l’EP, le fait de les voir accepter d’être sur nos morceaux était un peu comme une validation pour nous, ce qui a été complémentaire avec la validation du public.

Comment s’est déroulé le travail sur l’artwork de l’EP ?

Très simple, carte blanche à l’excellent et hyper talentueux dessinateur et tatoueur Ben B Tattoo qui nous a fait cet artwork incroyable qui reflète parfaitement l’univers de cet EP (allez checker son taf, niveau tattoo c’est encore plus impressionnant)

N’est-ce pas trop compliqué de se mettre en scène devant la caméra pour tourner un clip lorsque l’on est musicien ? Comment est-ce que tu travailles l’ambiance nippone dans les clips ?

C’est un coté du métier qui nous plait vraiment beaucoup, mettre en image nos morceaux est une continuité qui est vraiment intéressant. Nous avons eu la chance de travailler avec des tueurs dans le domaines, Julien Che, Sylvain Gautier et Angel Nguyen Van Ho de ELOKAMI Prod, qui nous ont permis de réaliser des clips dont nous pouvons vraiment être fiers

Quand est-ce que l’on pourra s’émerveiller devant Kami No Ikari sur scène ? Vous prévoyez des choses un peu spéciales pour vos concerts ?

Rdv le 4 juin à la Bratcave de Lille avec les potes de Abyss Light et Solar Eruption, et des dates arrivent pour novembre 2022. C’est toujours spécial de venir à un concert de Kami no Ikari… (rires)

2022 est une année riche en sorties d’albums. Quel serait ton album de l’année pour le moment ?

Tellement ! Il y a eu des sorties de ouf, des albums de malade, mais à titre perso, l’album que j’ai trouvé incroyable cette année est celui de Enterprise Earth, The Chosen, un bijou.

Merci pour tes réponses et à bientôt au détour d’un concert !

Merci beaucoup et avec grand plaisir… See you in Hell

Thomas Riquet

Thomas Riquet

Passionné de cultures alternatives, Thomas dirige eMaginarock depuis 2008. Editeur, photographe, anthologiste, graphiste... ses casquettes ont été nombreuses dans sa vie, un peu comme un chapelier fou, mais avec toujours une ligne directrice qui s'est dégagée : faire découvrir les univers qu'il aime aux autres.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.