Après l’excellent World War X il ne va pas être simple pour les Américains de Carnifex de proposer encore mieux à luer public. Et justement avec Graveside Confessions ils y parviennent, notamment changeant très légèrement de route.

Dès la première piste de l’album, Graveside Confessions, les guitares se font rapides tandis que le chant guttural de Scott Lewis. Mais le côté mélodique est toujours aussi présent à chaque instant. On se retrouve avec dans les oreilles une alternance de violence brute et jouissive conjuguée à une puissance mélodique impressionnante. Seven Souls en est un parfait exemple avec un refrain proposant une mélodie prenante tandis que la violence du hardcore vient se poser dessus. Et l’ensemble fonctionne parfaitement, un peu comme sur Carry Us Away. De nouveau on retrouve ce double niveau musical qui fait vraiment tout le sel des compositions de Carnifex sur l’ensemble de ce nouvel album. Les douze premières pistes de cet album sont de très très haut niveau et ne décevront clairement pas les fans.

Viennent ensuite trois reprises venues d’albums précédents. Collaborating Like Killers, My Heart In Atrophy et Slit Wrist Savior, sont reprises par le groupe de belle manière avec l’expérience qui est désormais la leur. Une franche réussite.

Les bourreaux américains sont bel et bien de retour et ont envie d’en découdre. Quinze pistes brutales, prenantes sur lesquels l groupe démontre qu’il n’en a pas fini de nous asséner ses riffs agressifs. Graveside Confessions est le meilleur album de deathcore de l’année, incontestablement…

Thomas Riquet

Thomas Riquet

Passionné de cultures alternatives, Thomas dirige eMaginarock depuis 2008. Editeur, photographe, anthologiste, graphiste... ses casquettes ont été nombreuses dans sa vie, un peu comme un chapelier fou, mais avec toujours une ligne directrice qui s'est dégagée : faire découvrir les univers qu'il aime aux autres.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.