Je ne suis pas forcément un grand amateur de fantasy humoristique, j’étais donc très curieux de voir ce que Raphaël Bardas allait nous proposer avec Les Chevaliers du Tintamarre, dont la quatrième de couverture ci-dessous, laisse supposer un côté truculent qui peut plaire comme être de trop. Eh bien je peux dire que cet auteur se sort parfaitement de l’ornière en proposant un excellent roman de fantasy, très innovant…

Je ne suis pas forcément un grand amateur de fantasy humoristique, j’étais donc très curieux de voir ce que Raphaël Bardas allait nous proposer avec Les Chevaliers du Tintamarre, dont la quatrième de couverture ci-dessous, laisse supposer un côté truculent qui peut plaire comme être de trop. Eh bien je peux dire que cet auteur se sort parfaitement de l’ornière en proposant un excellent roman de fantasy, très innovant…

Le scénario proposé par Raphaël Bardas a de quoi surprendre : au-delà d’un fil rouge classique, il vient ajouter des éléments en tous sens, ayant le don de nous prendre au débotté. Comme je le disais la trame de base : une enquête pour retrouver des jeunes femmes disparues est assez simple mais il mène son récit de manière efficace. Par contre la cité de Morguepierre dans laquelle il place son histoire vient ajouter un sel d’étrangeté à la recette, tout comme les marie-morgane. L’auteur brouille les pistes en introduisant beaucoup de personnages, des trames scénaristiques parallèles, rendant la lecture beaucoup prenante et passionnante.

Et justement les personnages sont un des gros points forts de ce roman. Commençons avec le trio Rossignol, Silas et Morue : ils n’ont pas inventé la poudre mais ils sont volontaires et courageux, et cela suffit à ce que l’on s’attache à eux. Ils servent à la fois de ressort comique et de protagonistes principaux, et cela pour notre plus grand plaisir. Les personnages secondaires, allant du capitaine aux nobles, en passant par l’équipe concurrente, sont tout aussi forts et bien conçus que le trio. L’alchimie entre chacun d’entre eux fonctionne parfaitement et ils s’intègrent parfaitement à l’histoire.

Le style de Raphaël Bardas est à la fois simple, vivant et littéraire. Il parvient à retranscrire son univers avec facilité et fluidité, parsemant ses propos de traits d’humour. Sa plume contribue à la qualité de l’alchimie qui se fait entre l’histoire qui nous est contée, les protagonistes et le lecteur. Tout s’emboîte et s’imbrique pour notre plus grand plaisir de lecture.

Les Chevaliers du Tintamarre est un roman qui m’a réellement surpris. Je m’attendais à de la fantasy humoristique telle qu’on en voit très souvent, jouant sur la surenchère d’humour, parfois à ses détriments. Et en fait non, Raphaël Bardas lance avec ce roman une série qui s’annonce rafraîchissante, prenante et qui promet de très belles choses pour la suite…

Thomas Riquet

Thomas Riquet

Passionné de cultures alternatives, Thomas dirige eMaginarock depuis 2008. Editeur, photographe, anthologiste, graphiste... ses casquettes ont été nombreuses dans sa vie, un peu comme un chapelier fou, mais avec toujours une ligne directrice qui s'est dégagée : faire découvrir les univers qu'il aime aux autres.

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