Darien – Les Prodiges de l’Empire tome 1 – C.F. Iggulden

 

La cité de Darien arrive au terme de son âge d’or. 

Douze familles y maintiennent l’ordre de force, se cramponnant à une paix vacillante. La population subit ce qu’elle ne peut changer. 

Parmi ces querelles, un complot est ourdi pour éliminer un roi. Unis dans le sort, des étrangers à la ville sont contraints de s’y rendre : Elias Post, un chasseur ; Tellius, un bretteur banni de chez lui ; Arthur, un garçon muet ; Daw Threefold, joueur et arnaqueur ; Vic Deeds, qui n’éprouve jamais la moindre culpabilité ; et Nancy, une jeune femme dont le pouvoir pourrait les perdre tous.

Au coucher du soleil, leur entrée dans la ville va provoquer une série d’événements explosifs. Avant le lever du jour, six destinées auront été bâties – ou détruites – à Darien.

Bienvenue dans le monde des Prodiges de l’Empire, où l’épée et la sorcellerie sont reines…

C. F. Iggulden, auteur britannique connu pour ses fictions historiques, signe avec le premier tome des Prodiges de l’Empire son premier roman de fantaisie.

Partant sans àapriori aucun – je ne connaissais pas ses œuvres – je m’élançai donc dans la lecture, qui, à dire vrai, ne m’a pas grandement séduite, et ce pour trois raisons principales.

Premièrement, j’ai eu du mal à voir le lien entre tous les personnages principaux (Elias, Tellius, Arthur, Daw, Vic et Nancy) et les douze familles de Darien, sans parler du complot et de la ville. Je ne dis pas non plus qu’une histoire cousue de fil blanc aurait eu ma satisfaction pleine et entière. Il m’a fallu prendre mon mal en patience et attendre pas mal de chapitres et de pages avant d’entrapercevoir une cohérence ainsi que des connexions et une destinée commune. Les protagonistes, allant par paire – Elias et Vic, Tellius et Arthur, puis Daw et Nancy – semblent évoluer dans une bulle, sans interaction particulière entre aucun des groupes. Ils ne se connaissent pas et sont des étrangers les uns envers les autres, chacun gardant ses motivations pour soi.

Deuxièmement, la construction de l’intrigue ne m’a pas non plus convaincue. Le complot visant à tuer le roi de Darien semble être l’élément névralgique du récit, de même que les relations de pouvoir et d’influence des douze familles, que ce soit entre elles ou sur la population de Darien. Tout cela paraît secondaire durant une grande partie du roman. Je m’explique. L’ouvrage est composé de deux parties d’inégales longueurs (deux tiers pour un tiers). La première partie se centre sur les six personnages évoqués sur la quatrième de couverture, mais, comme je l’ai précédemment dit, la cohérence entre tous les éléments reste flou. On tâtonne dans l’ignorance, notre curiosité n’est pas satisfaite. Puis arrive enfin la deuxième partie. Elle amène son lot de révélations. La roue du destin se met en branle et le rythme s’accélère. On parle des familles qui règnent sur Darien et la raison de la conspiration pour la mort du roi apparaît de suite comme claire et limpide.

Enfin, l’ennui a dominé ma lecture plus que l’envie. Je ne saurais dire si le style de l’auteur en est la cause ou s’il faut l’attribuer à la traduction française ; ou peut-être qu’il s’agit aussi d’un peu des deux, mais le verbe d’Iggulden ne m’a pas touchée. J’ai passé beaucoup de temps à m’interroger durant la première partie – sans avoir une once de piste – alors que la deuxième partie passe beaucoup trop vite. Les réponses apportées en fin de roman amènent toutefois à d’autres questionnements, nécessaires pour susciter notre intérêt. Je trouve cependant qu’elles arrivent un peu tard. Elles ne contrebalancent malheureusement pas l’impression première d’ennui qui subsiste tout au long du roman.

Malgré tous ces points négatifs, j’attends tout de même le prochain tome afin de voir quel(s) chemin(s) va prendre l’intrigue. En particulier, si elle va se diriger vers un GoT like comme je le soupçonne ou pas. Mais aussi pour savoir ce que vont devenir Tellius, Arthur, Elias, Vic et Nancy – même si, SPOILER ALERT, on regrette la mort de Daw –  mine de rien on s’attache à eux.

L’illustration de couverture, signée par Julien Delval, m’a particulièrement plue par son côté gravure médiévale qui colle parfaitement à l’ambiance.

Darien
Les Prodiges de l’Empire – tome 1
C. F. Iggulden
Editions Bragelone
2019

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