En ce frais début d’automne dans la capitale française je m’apprête à entrer dans le O’Sullivan Backstage pour une soirée sous le signe du metal progressif come from Australia. Très clairement ce n’est pas ma came et je me demande plusieurs fois ce que je suis venu faire, le rhume commençant également à me saisir. Mais bon, quitte à avoir fait le déplacement, autant tenter le coup, non ?

La soirée début avec le trio I Built The Sky. Très ambiant, de longs morceaux, pas de chant, ce groupe est parvenu à me séduire à l’usure. Au départ assez sceptique sur leur musique je me suis finalement pris au jeu et laissé embarquer. Un batteur, un bassiste et un guitariste visiblement cela suffit amplement à faire le bonheur des fans de prog, non ? En tous cas le set m’a paru carré, bien exécuté et le groupe prend visiblement son pied avec sa musique et parvient même à transmettre ce plaisir à la foule venu les voir…

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C’est ensuite au tour de Circles de venir se poser sur les planches du Backstage. Et là par contre c’est une franche déception pour moi : musicalement c’est pas mal et les artistes jouent bien, mais le chant ne me semble tellement pas en adéquation avec l’ensemble que cela me pose un véritable problème. C’est assez dommage car leurs compositions sont intéressantes mais au niveau vocal seul le bassiste donne un peu de tonus. Une expérience que pour ma part je ne réitèrerais clairement pas, et je ne suis pas sûr que le public ait été beaucoup plus convaincu que moi.

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Quand Caligula’s Horse monte sur scène je repense à leur dernier album, qui ne m’avait pas vraiment marqué, puis je me dis qu’il faut que je me laisse porter par leur prestation scénique pour voir ce qu’il en est réellement. Et là j’ai eu une excellente surprise. Il arrive que certains groupes ne soient pas appréciés sur album et que l’on apprécie réellement leur présence sur scène. C’est le cas ici : les cinq musiciens donnent tout ce qu’ils ont, et surtout une joie d’être là vraiment communicative. Les morceaux s’enchainent et cette fois la voix du chanteur passe bien mieux à mes oreilles, rendant leurs compositions encore plus percutantes et prenantes. Point important à mon sens : la communion avec le public est totale pendant le concert, tout le monde vivant au rythme de la musique. Et n’est-ce finalement pas ça le prog ? Faire s’envoler ensemble les gens vers de nouveaux sommets imaginaires ?

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Photography : Deuskin Photography