Sabaton – Festival de Nîmes – 17/06/26

Connu pour son amour de l’histoire, il était temps pour les suédois de Sabaton de se produire dans ce magnifique cadre que sont les arènes de Nîmes.

Ouvertures : deux genres, deux ambiances

Avec un début des hostilités initialement prévu pour 20h30, c’est à 19h45 que les français de Nightmare entament leur show avec un son… disons digne d’une première partie venu s’intégrer à la date hors tournée. Vous l’avez compris, le son est catastrophique. C’est brouillon, étouffé, et l’on cherche à discerner les instruments, voire même le chant. Autant dire que ça n’a pas aidé le groupe malgré le fait qu’il se soit en majorité donné à fond. Le retour des frères Amore n’aura pas été marqué de la meilleure des manières avec cette quasi cacophonie (et oui, on était assis juste en face de la scène, en gradin donc bien placé pour (ne pas) apprécier le son.

S’ensuit Bloodywood, groupe de folk metal indien comme son nom l’indique. Eux font la tournée avec Sabaton. Et là le son c’est pas le même. Fort, puissant et limpide, il donne une toute autre dimension musicale et scénique qui a grandement manqué aux frenchies juste avant. Pas forcément fan du style musical, et avec un peu trop de moments parlés, on se doit d’être honnête pour dire qu’ils font le boulot et que l’ambiance mise a accroché le public.

Veni Vidi Vici

Sabaton ou la grosse machine de guerre. Pour ceux qui on déjà pu assister à un concert des suédois, on le sait un concert de Sabaton c’est comme un rouleau compresseur. Une fois qu’il est lancé, on en prend plein la face et le temps passe à une vitesse folle.

La question du soir était la setlist. Quels choix pour cette tournée estivale ? Choeurs ou pas choeurs ? Eh bien nous avons tout eu : dix neuf titres pour une soirée démentielle qui a pris encore plus d’ampleur quand les ‘legendary choirs’ sont arrivés sur scène. Et si il y a bien deux moments clés à retenir sur cette soirée ce sera sans aucun doute sur « Christmas Truce » et son ambiance magique et captivante, et bien entendu, sur le final « To Hell and back ». Vous me direz qu’il y a aussi les titres « Swedish Pagans, Stomtroopers, Red Baron » et j’en passe. Mais comme dit au début, TOUT le concert est captivant. Il n’y a pas un moment d’ennui. Le seul petit bémol viendrai éventuellement de ‘Napoléon Bonaparte’ qui même si il est un chauffeur d’arène impeccable a une voix disons un peu particulière.

Surprise aussi car les arènes n’ont pas été complètes, les gradins hauts n’étaient pas ouverts. Un ‘manque d’affluence’ surprenant pour un groupe de ce gabarit qui passe enfin dans notre bon vieux sud est. Mais Sabaton jouait deux jours plus tard au Hellfest, donc demi surprise au final. En tout cas une soirée au top, et l’on remercie grandement l’équipe du festival de nous avoir permis d’y assister dans des conditions optimales.

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