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Satyricon + Suicidal Angels – La Machine du Moulin Rouge – 07/03/2018

Une soirée haute en couleurs signée Garmonbozia à la Machine, avec en première partie les thrasheux de Suicidal Angels et en tête d’affiche le groupe culte Satyricon. 

Ce qui fait plaisir avec ce genre d’orga, c’est que les concerts commencent et finissent toujours à l’heure ! Pas de mauvaises surprises !

En parlant de surprise, ce concert était spécial étant la date unique en France des Norvégiens de Satyricon, alors les fans du groupe ne pouvaient pas se permettre de louper cela…

Sur scène, je remarque une double grosse caisse, chose plutôt agréable esthétiquement parlant, tout ce que je connaissais des grecs de Suicidal Angels, c’est le style dans lequel ils opéraient, je n’avais encore jamais eu l’occasion de les voir sur scène et bien maintenant c’est chose faite et je ne regrette pas !

Suicidal ouvre sur le morceau Capital of War, titre phare de leur dernier album en date, Division Blood (2016). Dès les premiers riffs j’entends du thrash à l’ancienne très typé des années 80-90, entre Kreator et Slayer. Bref, tout ce que j’aime. Beaucoup d’énergie se dégage du quatuor ! Bien que la salle soit loin d’être remplie, le frontman réussi à faire participer la fosse sans problèmes. Gus Drax nous offrira des soli de guitares riches et très inspirés, parfois en tapping, ce soliste a de la magie dans les doigts.

Dès le 2ème morceau du groupe “Bloodbath”, le public est ravi de participer à coups de “Hey” en suivant le chanteur guitariste.

Même si la tête d’affiche à l’honneur ce soir est l’excellent groupe de black Satyricon, il y a quand même plusieurs fans de thrash dans la salle qui n’hésitent pas à se faire entendre.

Le set se poursuit avec une énergie qui ne faiblit pas d’un yota et la salle commence à se remplir gentiment. Le morceau du milieu de set, Frontgate se termine sur un solo endiablé qui poussera la fosse à former plusieurs horns up avant d’enchaîner sur Eternally to suffer, excellent titre aux hymnes de thrash fédérateur faciles à suivre, sur lesquels la fosse débutera les hostilités avec de nombreux pogos ! Un frontman chaleureux qui ne lésine pas sur les remerciements. Il nous offrira lui aussi un petit solo en fin de set, sur le titre Seed of Evil, il y aura également les premiers circles pit de la soirée.Nick Melissourgos demande un wall of death au public qui se prête au jeu même s’ils ne sont qu’une petite vingtaine à participer. C’est déjà le dernier morceau, le leader demande “Who we are? WE ARE SUICIDAL ANGELS” La fosse le suivra en clamant le nom du groupe. Dommage que le public de ce soir n’était pas plus que ça du milieu thrash car ça aurait pu être encore plus la guerre dans le pit.

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Les techniciens s’activent sur scène pour le changement de plateau. La batterie est très vite démontée, le gigantesque backdrop aussi pour laisser la place à celui de Satyricon qui s’annonce tout aussi grand. De plus en plus de monde sur la mezzanine de la Machine comme au devant de la scène, ça se voit que certaines personnes du public ne venaient que pour Satyricon… Une équipe de techos au top, efficace et rapide, car le concert des norvégiens commencera à 20h45 tapante. Garmonbozia au top sur le timing de la soirée.

Un magnifique pied de micro trône au devant de la scène, la signature de Satyr. Les norvégiens entrent en scène au compte-gouttes et le frontman est le dernier à faire son entrée, acclamé par une fosse en délire.

La salle est cette fois bien blindée pour accueillir le premier titre du groupe, Midnight Serpent, issu de leur dernier album, sur lequel le batteur nous montre l’étendu de son talent, blast, double pédale à gogo. Néanmoins un kick de grosse caisse un peu trop haut dans le mix en ce début de set, ce qui étouffe malheureusement un peu trop les mélodies des guitares.

Satyr, le frontman ne manque pas de charisme et semble en parfaite symbiose avec le public qui headbang au rythme de ce black de qualité.

Sur le 2ème titre, la fosse se déchaîne, Our World, quelques pogos font déjà leurs apparitions. L’équilibre des gratt semblent cette fois parfait, on entend mieux les parties mélodiques.

A plusieurs reprises le frontman semble jauger la fosse, bras croisés, toisant du regard celle ci, il paraît plutôt satisfait de sa réactivité. Le public chantera quelques morceaux en choeur avec Satyr.

Bel échange entre les deux gratteux se rejoignant sur scène pour une partie mélo, à la fin de Deep Calleth Upon Deep, 4ème titre, les musiciens nous saluent et se retirent nous laissant avec un sample ambiant, bien malsain avec violons et cuivres…

Une reprise sur le morceau Die by my Hand, les pogos reprennent de plus belle par une petite troupe de metalhead, cependant la majeure partie du public semble préférer chanter les morceaux. Des horns up s’élèvent également dans la mezzanine, tout le monde est conquis par la prestation des norvégiens. Le set se poursuit, le chanteur occupe toute la scène et interagit avec le public qui est de plus en plus enflammé. Un premier slammeur émerge de la fosse. Le groupe se permettra de nous livrer quelques morceaux cultes, comme Diabolical ou Mother North.

Sur Transcendental Requiem Of Slaves, Satyr sortira sa guitare. Le batteur gère ses parties avec brio tout en headbangant. Cornes et poings levés de toute part dans la Machine.

C’est le moment du rappel, Satyricon commencera celui ci par Pentagram burns, le soliste encourage le public à frapper dans ses mains. Sur le 2ème titre du rappel, Fuel for hatred, Satyr demande un moshpit, suite à cette demande peu courante de la part de Satyricon, j’entends le couple à ma droite réagir avec véhémence, genre : “quoi?? No fucking way, comment ça un moshpit?? Satyricon est mort!”

Euh… Les tourtereaux, vous êtes à un concert de Black Metal, dans black metal il y a le mot metal, si vous ne supportez pas les pogos, restez chez vous à regarder le groupe sur dvd dans votre canap peinards. Le principe des concerts, c’est pas de rester les bras croisés en regardant les mouches passer… Bref, laissons de côté ces bas du front et retournons à nos moutons…

A la fin de Fuel, les musiciens se rejoignent tous au bord de la scène, le batteur frappera du pieds sur les planches de la Machine pour encourager la fosse à foutre le bordel. Celle ci suivra sans la moindre hésitation.

C’est maintenant l’heure du dernier morceau, K.I.N.G, qui mettra tout le monde d’accord, Satyricon déchire tout sur scène. Une prestation de qualité, à la fois très pro, très carré, avec des musiciens contents d’être là !

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Photographie : Degemer-Photos

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