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Myrath + Manigance – Le Trabendo – 08/03/2018

Me voilà en route pour le Trabendo pour découvrir un groupe dont tout le monde me parle. Myrath est un groupe franco-tunisien officiant dans un Metal assez original, depuis plus de 15 ans. Actuellement en tournée pour la promo de leur prochain album (pas encore sorti), ils partagent ce soir leur première scène du “Shehili Tour” avec le groupe de Hard Rock français Manigance. Quand de mon côté je partage la rédaction de mon report avec ma collègue-journaliste NokomisM…

En voyant le nom frenchie Manigance sur l’affiche je me suis dit que je les avais peut être déjà vu mais où ? Ah oui ! Une édition du PMFF au Divan du monde il y a quelques années déjà. J’y étais pour soutenir un autre groupe en réalité (coucou Heavenly !) et finalement je n’avais pas spécialement accroché. C’est un peu la même ce soir. Je crois que je préfère le Hard Rock des autres pays. J’ai vraiment du mal avec le chant en français. Après je dis pas que c’est mieux en anglais, je reste persuadée que si je traduis certains morceaux je serais peut-être déçue. Enfin bref, Manigance c’est sympa à voir en live mais je m’y retrouve pas.

Pourtant le groupe n’y va pas de main morte ! Tous les éléments sont là pour passer un bon concert. L’énergie du groupe, la chanteuse qui n’hésite pas à aller vers le public mais aussi ses musiciens, arborant un joli sourire du début à la fin du set (et j’adore sa veste à clous !).

Je jette un oeil dans la fosse de temps en temps et je constate qu’elle est relativement calme, hormis quelques aficionados qui semblent envoûtés par le groupe. En ce qui me concerne ça ne passe pas mais je salue tout de même la prestation de Manigance à travers cinquante minutes de set assez bien huilées, bien que la batterie mange parfois l’ensemble de la partie instrumentale, qui rend le chant parfois inaudible.

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Après une vingtaines de minutes de changement de plateau, le combo franco-tunisien fait son entrée sur scène. Les jolis décors (simples mais équivoques) représentatifs de l’univers oriental sont déjà installés bien avant le début de la soirée, et annoncent d’ors et déjà un voyage musical à travers les compositions percutantes de Myrath, que je ne connais pas du tout et que je découvre pour la première fois en live. Je ne sais pas à quoi m’attendre et j’ai hâte de découvrir ce qu’ils proposent.
Le groupe ouvre le concert avec un morceau de leur nouvel album, dont Zaher avouera par la suite que malgré tous leurs efforts, il n’a pu sortir à temps pour la tournée.

Au fil des morceaux je me rends compte que c’est pas vraiment du Metal, pas vraiment du Rock non plus. Une sorte d’ovni qui monte en notoriété depuis quelques temps et je comprends pourquoi ce soir. Le quintet survolté nous propose une énergie et des rythmiques qui donnent envie de se bouger ! Des gammes de clavier maîtrisés viennent enrober l’ensemble des morceaux et donner tout son sens aux lignes de chant claires.

Je pourrais difficilement nier qu’il y a là de très bons musiciens, devant mes yeux grand ouverts, qui viennent ajouter leur savoir faire dans chacune des structures instrumentales.
L’ingénieur des lumières à l’air de beaucoup s’amuser, et moi un peu moins derrière mon objectif, mais que voulez-vous, c’est le jeu ma pauvre Lucette !

Contrairement à Orphaned Land ou Acyl qui officient dans le même genre, ou du moins qui arrivent avec perfection à insérer dans leurs compos leurs origines orientales que ce soit dans les parties instrumentales et/ou vocales qui sont très bien rythmées. C’est d’ailleurs ce qui fait l’originalité de tous ces artistes, qui trouvent toujours le moyen de mettre en avant des composants de leurs influences dans des morceaux Metal/Rock et ça fonctionne, plutôt bien même !

Le dynamisme de Zaher (chant) tout le long du set est relativement plaisant, et il n’hésite pas à investir la fosse pour trouver l’harmonie avec ses fans, qui l’adore, et inversement.  La chaleur de ses interactions, aussi bien vis à vis des occupants de la scène (il tacle Morgan, le batteur, sur ses origines bretonnes et serre dans ses bras la photographe) que du public, séduit immédiatement. J’ai été très surprise de l’entendre parler en français, je ne m’y attendais pas mais on m’a dit que c’était normal. Moi ça m’arrange, ça m’évite de switcher dans ma tête pour comprendre (#flemmedetraduire).

NokomisM : Avec beaucoup d’humour, ce dernier reconnaît d’ailleurs, brandissant une bouteille de rhum quasiment vide, qu’il est déjà saoul alors que le concert n’en est qu’à ses débuts. Son taux d’alcoolémie ne l’empêchera pas d’assurer parfaitement son rôle de leader, et sa maîtrise vocale reste impressionnante jusqu’au tout dernier morceau.

Le groupe alterne entre des chansons de leurs deux derniers albums, Tales of Sand et Legacy, et des extraits de leur futur nouvel album, qui semblent conquérir sans difficulté le public.

Parmi les titres phares du groupe, on retrouve bien sûr ceux qui sont probablement les plus représentatifs de ce mélange oriento-occidental en chantés en anglais et en arable : Tales of Sands, Nobody’s lives et Beyond the stars, qui viendra clôturer le concert. Le très beau Endure le silence trouve aussi sa place au milieu de la set liste, ainsi que les incontournables Jasmin et Believer, interprétés lors du rappel. Mon seul petit regret aura été de ne pas entendre Duat, un de mes morceaux préférés du groupe.

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Pour conclure ce p’tit papier je dirais que j’ai fait une très bonne découverte ce soir au Trabendo. Je me pose malgré tout cette question : pourquoi avoir choisi de programmer Manigance en ouverture de Myrath ? Ces deux groupes n’ont visiblement rien à voir l’un avec l’autre mais après tout, pourquoi pas…

Globalement je suis plutôt conquise de cette découverte, et NokimsM est sortie ravie de ce concert. Nous leur souhaitons une belle tournée !

Photographie : Dopik Design

Eldricht Tales

A propos de Izzy

C’est l’histoire d’une fille qui n’a pas toute sa tête… Passionnée d’arts graphiques et de littérature fantastique, issue de diverses formations artistiques et amoureuse de la musique depuis belle lurette, elle cherche à faire partager ses passions à travers des productions de concerts. C’est ainsi qu’en 2012 elle crée une association de production de concerts indépendante sur la capitale, Extrême Factory. En parallèle, elle est chroniqueuse pour différents webzines musicaux et commence ainsi une carrière de schizophrène mélomane.

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