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Monochrome Animals 1 – Ryoko Fukuyama

Cette nouvelle série manga est éditée par Glénat dans leur collection shōjo manga. Tout d’abord il convient de préciser que le shōjo manga s’adresse plus particulièrement à des adolescentes et est généralement réalisé par une femme. C’est le cas ici avec la mangaka Ryoko Fukuyama (Nosatsu Junkie) qui s’est lancée dans la réalisation de Monochrome Animals en 2008. Le shōjo a pour principales caractéristiques d’être relativement fleur bleue tout en insistant sur les relations entre les différents personnages et la jeune héroïne.

Ici, il s’agit de Kureha Mimachi qui a 15 ans et est orpheline. Pour couronner le tout, l’institution où elle vivait a fait faillite et elle se retrouve sans le sou. Une petite annonce va alors retenir toute son attention. En effet, le très select lycée privé Kudamono dispense d’examen d’entrée ainsi que de frais de scolarité et de pension la première personne à se présenter à ses grilles. C’est une chance que la jeune Kureha ne va pas la laisser passer.

Elle sera retenue et dès ses premiers pas dans l’établissement on l’afflige d’oreilles de lapin. Cela peut sembler bien étrange, mais elle est en fait entrée au lycée Kedamono, ce qui signifie bête sauvage. Elle est la seule humaine parmi les représentants des nobles familles animales. Trois d’entre eux, ses gardiens, et les enseignants seront les seuls à connaître sa vraie nature. Un humain lâché au milieu des fauves ne ferait pas long feu ; tant qu’elle portera ses oreilles de lapin et sera son altesse Kureha, 32e princesse du pays lapin, elle ne risquera pas de se faire dévorer.

Le but de cet établissement est d’apprendre aux princes et aux princesses issus du règne sauvage à maîtriser leur appétit pour pouvoir coexister avec les humains. Il faut pour cela qu’il y en ait un parmi eux et ce rôle va être dévolu à Kureha. Ses trois gardiens seront récompensés si elle tient pendant les 3 années de scolarité. Bien plus que des fauves, Kureha va peu à peu apprendre à découvrir en eux des amis avec des hauts et des bas. Reste à savoir quel sera l’enseignement à suivre ainsi que les épreuves pour réussir aux différents examens.

Actuellement 8 tomes sont parus au Japon, la série y est toujours en cours et rencontre un grand succès. La couverture de la version française est assez chargée alors que la quatrième de couverture est d’une grande sobriété. Le dessin est propre au genre avec des personnages aux yeux de grandes tailles afin d’avoir le plus d’expressivité possible. On passe allégrement d’un graphisme précis à du dessin plus rudimentaire quand l’action ou un trait d’humour le nécessite. L’auteure, bien que ce ne soit que sa deuxième série, fait montre d’un réel talent de narratrice et maîtrise parfaitement le graphisme avec une belle gestion de la mise en page. Elle place dans le récit quelques notes personnelles qui ont pour but d’aider le lecteur à la connaître elle ainsi que les principaux personnages. Je ne suis pas, vous l’aurez deviné, le public idéal pour ce type de manga, mais j’ai pris un grand plaisir à découvrir cette série fantastique dont les lectrices devraient être nombreuses à apprécier toute l’étendue du talent de Ryoko Fukuyama et du potentiel de cette histoire. Le tome 2 est à paraître pour le 21 mars et le 3 pour le 23 mai prochain.

Monochrome Animals 1
Ryoko Fukuyama
Traduction par Anne-Sophie Thévenon
Glénat
Collection shōjo manga
2012

6,90 €

À propos Chris

Chris a toujours apprécié les littératures de l’imaginaire, mais il lit également d’autres genres pour son plus grand plaisir. Il préfère le terme de critique à celui de chronique qui lui semble toujours trop consensuel. Non qu’il dise systématiquement du mal des auteurs, mais quand il tient une bonne daube ou une resucée maladroite alors il laisse la plume glisser dans de bien sombres humeurs. Comme tout lecteur passionné – ça lui arrive parfois – il n’aime rien tant que de devenir festivalier et d’aller à la rencontre des auteurs. Chris participe de temps à autre à des appels à texte et s’intéresse depuis peu à la photographie, histoire d’apprendre à cerner l’essentiel d’une situation comme d’un lieu. Enfin, il aime plus que tout le transgenre et espère avec une certaine impatience pouvoir être à l’origine de la découverte d’un auteur qui aurait l’audace d’écrire un roman policier avec des sorcières, des mutants et bien entendu quelques créatures extraterrestres aux mœurs exotiques, à défaut d’être douteuses.

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