Entretien avec Groly, bassiste de Once Upon The End

Bonjour, et merci de prendre quelques minutes pour répondre à mes questions. Est-ce que tu peux tout d’abord te présenter et nous expliquer ce que tu fais dans Once Upon the End ?

Salut, je suis Groly, et je fais de la basse fretless dans Once Upon the End.

D’où vient le nom du groupe ? Peux-tu nous raconter la storyline derrière ce nom et le groupe ?

Au départ, nous souhaitions raconter des histoires, sur des thèmes variés mais toujours sombres, d’où ce nom Once Upon the End qui est un clin d’œil au “once upon a time”, l’équivalent anglais de “il était une fois” des histoires pour enfants. Ensuite nous avons fait évoluer notre univers vers un concept post-apocalyptique. Tu peux imaginer un mélange de Mad Max et de La Route.

Comment en es-tu venu au metal, à la fois en tant que fan et en tant que musicien ?

Pour moi ça a commencé il y a très longtemps, un ami de mon frère avait apporté un CD de Cradle of Filth : Dusk and Her Embrace, et j’ai tout de suite accroché. Ensuite je suis passé par pas mal de genres et maintenant j’écoute principalement du death et du black.

Comment définirais-tu la musique de ton groupe ?

On se définit comme un groupe de death metal mélodique, mélangé avec nos autres influences. On est chacun fan de black, prog, death, groove ou thrash etc. et je crois que ça se ressent dans les morceaux.

The Next Chapter est le nouvel album du groupe, prenant la suite de l’EP Prélude. Comment s’est passé le travail dessus ? Qui écrit quoi ?

Les morceaux viennent principalement des guitaristes et du chanteur, qui composent les bases des morceaux. Ensuite on les retravaille ensemble, on les développe au fil des répétitions et on ajoute des arrangements.

Pour The Next Chapter le contexte était particulier à cause de la pandémie. La batterie a été enregistrée au studio Mannaz Record puis on a enregistré les autres instruments chacun chez soi. Pour ma part, j’ai encore beaucoup travaillé mes parties de basse à ce moment-là.

Le chant est arrivé après les guitares et la basse, puis on a envoyé les pistes au studio Henosis, qui a fait un travail formidable pour le mix.

Où trouves-tu l’inspiration quand il s’agit d’écrire de la musique ?

Ça peut venir de n’importe où, quelque chose que j’entend en écoutant de la musique, que j’imagine en écoutant les propositions de nouveaux morceaux, ou simplement en travaillant mon instrument.

L’univers post-apo du groupe, mais également les paroles de l’album racontent une histoire. Peux-tu nous en dire plus sur ce point ?

Notre univers se situe dans un futur pas très lointain, après l’apocalypse qui a détruit notre civilisation. Cette apocalypse n’est pas un événement précis et ponctuel, mais simplement la continuité de notre monde si rien n’est fait. La pollution, les maladies, les guerres, tout se superpose.

Nous racontons ce à quoi ressemble ce monde l’après, comment les survivants s’organisent etc.

Vois-tu l’apocalypse comme la fin de tout, ou bien le début de quelque chose de nouveau ? Et cela te semble-t-il inéluctable ?

Je ne sais pas si c’est inéluctable, mais je pense qu’on est sur la mauvaise trajectoire et qu’il y a un manque de réflexion et de courage pour enclencher les changements qu’il faudrait faire au plus vite.

Quelle est ta piste préférée de cet album, et pourquoi ?

Le choix est difficile, mais je dirais Ride with the Wind, déjà puisque le morceau est accrocheur, épique et groovy mais aussi parce qu’il existe depuis très longtemps. C’est un des premiers morceaux que j’ai appris en rejoignant le groupe et c’est un plaisir d’avoir enfin pu l’enregistrer.

L’illustration qui orne l’album est magnifique. Comment s’est déroulé le travail dessus ?

Nous avons contacté un artiste graphiste, Egregore Design. Nous lui avons présenté l’univers du groupe et les sujets abordés dans les paroles. A partir de là il a fait une première proposition et après quelques aller retours nous avons eu la version finale.

Qu’y-a-t-il de prévu niveau clip pour soutenir cette nouveauté ?

Pour le moment nous avons sorti une lyrics video pour le morceau Demons in the Sky (https://www.youtube.com/watch?v=-5ZmygUOdDg) mais on est en train de réfléchir à proposer d’autres choses.

Once Upon the End revient bientôt sur scène ?

Et oui ! Nous allons jouer au Klub le 17 février pour la release party de l’album, avec Muertissima et Lurking, de plus Macchabée Artworks fera une exposition de ses œuvres.

Ensuite nous jouerons le 19 mars avec Rest in Furia à la Bibliothèque Parmentier dans le 11eme. On espère pouvoir enchaîner les dates.

2021 a été très riche en sorties d’albums. Quel serait ton album de l’année ?

C’est difficile mais je vais dire Vile Genesis de Inferi.

Merci pour tes réponses et à bientôt au détour d’un concert !

Thomas Riquet

Thomas Riquet

Passionné de cultures alternatives, Thomas dirige eMaginarock depuis 2008. Editeur, photographe, anthologiste, graphiste... ses casquettes ont été nombreuses dans sa vie, un peu comme un chapelier fou, mais avec toujours une ligne directrice qui s'est dégagée : faire découvrir les univers qu'il aime aux autres.

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