L’attaque des cybovins est le troisième tome des chroniques de Pulpillac, écrit par Jean-Luc Marcastel. Après deux premiers tomes très réussis republiés par les éditions Leha, il s’agit d’un tome inédit dans lequel Samir et sa bande de copains font face à une armée de créatures cybernétiques. Troisième tome tout autant réussi que les deux premiers et qui, dans la lignée, continue sa dénonciation de l’agriculture intensive.

On n’arrête pas le progrès… Même à Pulpillac. Avec mes amis, on a découvert dans une ferme des vaches équipées de puce dernier cri contrôlées par un super ordinateur. Mais quand un méga orage éclate, tout le système se détraque. Depuis des années, dans leurs champs ils vous observent et vous surveillent… Et maintenant… Ils attaquent. Les cybovins ! Si vous voulez savoir pourquoi, lisez ce carnet !

A nouveau illustré par Jean-Mathias Xavier, c’est une couverture qui devrait parler au lectorat visé. La composition est particulièrement réussie et reprend à la fois les évolutions des personnages des tomes précédents tout en y incluant les évènements à venir dans ce livre. Bref tout ce qu’il faut pour une bonne couverture de roman jeunesse !

Le scénario de ce tome est assez différent des deux précédents puisque les cinq copains ne vont jamais se retrouver réellement ensemble pendant leur enquête. La trame va rapidement se découper en deux blocs fortement liés l’un à l’autre. Aucun temps mort que cela soit dans l’exposition, ou dans les résolutions des problèmes, ce qui pour une lecture jeunesse est essentiel. Les différents éléments s’enchainent à vitesse grand V, donnant un sentiment de véritable urgence d’en savoir plus.

Vous le savez, j’adore Jean-Luc Marcastel, c’est donc naturellement que j’ai retrouvé son écriture fluide, et facile d’accès. On notera tout de même un petit abus de notes en bas de page rapportant aux tomes précédents de la série, mais c’est un détail et qui peut s’avérer utile si les tomes sont lus espacés dans le temps. L’enchainement de chapitres courts est particulièrement agréable dans ce récit et permettra aux lecteurs moins aguerris de pouvoir mettre régulièrement sa lecture en pause et ainsi maintenir son appétence. Par ailleurs, le texte est parsemé d’illustrations intérieures de Jean-Mathias Xavier. Ces différentes illustrations mettent en avant des points stratégiques du récit de fort belle manière.

Version moderne du Club de cinq, Jean-Luc Marcastel continue de développer ses personnages au fil des tomes pour notre plus grand plaisir. Les bases étant déjà posées, j’ai beaucoup aimé les nombreuses influences que leurs aventures passées ont eu sur eux. Avec un tel panel, nul doute que chacun trouvera  un héros à son image dans cette série.

Avec les chroniques de Pulpillac, Jean-Luc Marcastel propose des romans courts et intenses dédiés aux jeunes lecteurs. Ce sont pour le moment trois romans de qualité, chacun ayant ses enjeux propres. Les lecteurs plus avancés y verront par ailleurs une belle critique de l’agriculture, basée sur un jeu de mot autour du nom de l’entreprise responsable des problèmes. Pour faire bref, c’est un super roman à lire et à offrir.

Florent

Florent

Fan des cultures de l'imaginaire en tout genre. Je me passionne pour la fantasy épique et la science fiction, avec une forte préférence pour les auteurs francophone.

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