Entretien avec Morgane Stankiewiez des éditions Noir d’Absinthe

A l’occasion du financement participatif de sur Ulule, j’ai rencontré Morgane Stankiewiez, autrice et éditrice du projet !

Bonjour, et merci de bien vouloir répondre à nos questions ! Pour commencer, pourrais-tu nous en dire un peu plus sur Noir d’Absinthe ?

Noir d’Absinthe est une maison d’édition créée en 2018  qui publie avant tout dans les littératures de l’Imaginaire. Nous avons un grand amour du romantisme et du gothisme, qui font partie intégrante de l’identité de la maison, si bien que nous éditons des textes qui sortent des clous, qui innovent, qui ne rentrent pas dans des cases, qui ne se classent pas ni ne se conforment.

Nous souhaitons offrir des livres différents, exigeants mais pas pédants pour autant, le tout sans jamais sombrer dans le manichéisme et le dogmatisme.

Chaque ouvrage doit être une expérience en soi, qui fasse sortir le lecteur de sa zone de confort et lui fasse découvrir des rivages littéraires peu explorés.

Noir d’Absinthe propose actuellement un financement participatif sur Ulule pour un projet intitulé Dremence. Pourrais-tu nous en dire un peu plus ?

Dremence est un roman à la noirceur assumée, un roman qui mélange l’horreur et la science-fiction dans une fresque à part. On y rejoint Sebastiaan Dremence, un passeur des Enfers qui travaille pour des puissances infernales dans une ville-monde terrifiante, corrompue, ultracapitaliste et fascisante.

Sebastiaan œuvre pour sauver sa fille du monde des morts, s’étant suicidée trois siècles plus tôt. Le texte prend ainsi des racines dans la tragédie grecque et il mêle horreur psychologique, sociale, corporelle et métaphysique.

Au fond toutefois, on parle surtout du deuil et de la perte d’un enfant.

Le projet est en cours de financement sur Ulule jusqu’au 10 novembre.

Il propose différentes contreparties, dont le roman au format broché et une édition cartonnée de toute beauté. Le premier palier de financement a été atteint, mais si nous franchissons la barre des 7500€, alors nous pourrons même offrir une bande son originale pour accompagner la lecture.

Qu’est-ce qui vous a séduits dans l’histoire de Dremence ? Pourquoi cette envie de lancer un financement participatif pour en proposer un tirage illustré ?

Une fois n’est pas coutume, je suis éditrice et autrice de ce roman. Il est apparu assez tôt que le livre était dense et très graphique, et donc que l’on pouvait en faire autre chose qu’un roman simple. L’univers est titanesque, impensable par moments de par ses dimensions, l’écrasement qu’il propose, et si les mots sont déjà suffisants, nous voulions aller plus loin et proposer aux lecteurs de s’immerger totalement dans ces ténèbres que nous offrons.

Venons-en aux illustrations justement. Que peux-tu nous en dire ?

Amaryan, notre artiste, a réalisé une quarantaine d’illustrations pour le roman. Mais si l’univers est graphique, c’est surtout le mouvement dans le texte qu’elle a perçu. Elle s’est dès lors focalisée sur les personnages, ces âmes qui arpentent les pages de Dremence, les incisant sur le papier.

Afin de vraiment rendre compte de l’univers, Amaryan a utilisé uniquement du noir et blanc, y compris sur la couverture. Quant aux illustrations, elles ont été réalisées à la lame de rasoir, ce qui a permis à Amaryan de rendre sur le dessin la dureté et la cruauté de l’œuvre.

Celle-ci naît d’ailleurs du rasoir, car la fille de Sebastiaan Dremence s’ouvre les veines et c’est cet événement qui se trouve à l’origine de toute l’histoire. Les outils sont donc liées à l’essence même de l’œuvre.

Dans quelle veine littéraire s’inscrit Dremence ?

C’est un livre assez difficile à classer…

Certains éléments ramènent au Splatterpunk à la Clive Barker, tandis qu’à d’autres égards, on se trouve dans une Tragédie antique. Il y a aussi un aspect Science-Fiction, mais nimbé d’horreur. On peut citer dans les inspirations des artistes comme Clive Barker, David Cronenberg, John Carpenter, mais aussi les sœurs Wachowski ou encore Neil Gaiman. C’est un joli patchwork.

Quels sont les projets de Noir d’Absinthe pour la suite ?

Nous publions prochainement une anthologie de nouvelles sur le thème Monstresse(s), avec douze auteurs et autrice qui explorent la question du monstre au féminin.

Dans un registre plus jeune, nous éditerons en début d’année un album jeunesse autour de Vernold, un petit vampire dont les canines refusent de pousser…

Si tu devais être un personnage de fiction, ce serait qui et pourquoi ?

Je pense à Clarimonde, la Vampiresse dans la nouvelle La Morte Amoureuse, de Théophile Gauthier. C’est une femme qui refuse de se plier aux dogmes, qui choisit sa propre voie dans un monde où celle-ci est imposée et formatée. Et pourtant, alors que les bienpensants et les bienséants la haïssent, elle ne devient jamais amère ou cruelle et demeure fidèle à elle-même, jusqu’à la fin.

A l’occasion du financement participatif de Dremence sur Ulule, j’ai rencontré Morgane Stankiewiez, autrice et éditrice du projet !

Bonjour,

et merci de bien vouloir répondre à nos questions !

Pour commencer, pourrais-tu nous en dire un peu plus sur Noir d’Absinthe ?

Noir d’Absinthe est une maison d’édition créée en 2018  qui publie avant tout dans les littératures de l’Imaginaire. Nous avons un grand amour du romantisme et du gothisme, qui font partie intégrante de l’identité de la maison, si bien que nous éditons des textes qui sortent des clous, qui innovent, qui ne rentrent pas dans des cases, qui ne se classent pas ni ne se conforment.

Nous souhaitons offrir des livres différents, exigeants mais pas pédants pour autant, le tout sans jamais sombrer dans le manichéisme et le dogmatisme.

Chaque ouvrage doit être une expérience en soi, qui fasse sortir le lecteur de sa zone de confort et lui fasse découvrir des rivages littéraires peu explorés.

Noir d’Absinthe propose actuellement un financement participatif sur Ulule pour un projet intitulé Dremence. Pourrais-tu nous en dire un peu plus ?

Dremence est un roman à la noirceur assumée, un roman qui mélange l’horreur et la science-fiction dans une fresque à part. On y rejoint Sebastiaan Dremence, un passeur des Enfers qui travaille pour des puissances infernales dans une ville-monde terrifiante, corrompue, ultracapitaliste et fascisante.

Sebastiaan œuvre pour sauver sa fille du monde des morts, s’étant suicidée trois siècles plus tôt. Le texte prend ainsi des racines dans la tragédie grecque et il mêle horreur psychologique, sociale, corporelle et métaphysique.

Au fond toutefois, on parle surtout du deuil et de la perte d’un enfant.

Le projet est en cours de financement sur Ulule jusqu’au 10 novembre.

Il propose différentes contreparties, dont le roman au format broché et une édition cartonnée de toute beauté. Le premier palier de financement a été atteint, mais si nous franchissons la barre des 7500€, alors nous pourrons même offrir une bande son originale pour accompagner la lecture.

Qu’est-ce qui vous a séduits dans l’histoire de Dremence ? Pourquoi cette envie de lancer un financement participatif pour en proposer un tirage illustré ?

Une fois n’est pas coutume, je suis éditrice et autrice de ce roman. Il est apparu assez tôt que le livre était dense et très graphique, et donc que l’on pouvait en faire autre chose qu’un roman simple. L’univers est titanesque, impensable par moments de par ses dimensions, l’écrasement qu’il propose, et si les mots sont déjà suffisants, nous voulions aller plus loin et proposer aux lecteurs de s’immerger totalement dans ces ténèbres que nous offrons.

Venons-en aux illustrations justement. Que peux-tu nous en dire ?

Amaryan, notre artiste, a réalisé une quarantaine d’illustrations pour le roman. Mais si l’univers est graphique, c’est surtout le mouvement dans le texte qu’elle a perçu. Elle s’est dès lors focalisée sur les personnages, ces âmes qui arpentent les pages de Dremence, les incisant sur le papier.

Afin de vraiment rendre compte de l’univers, Amaryan a utilisé uniquement du noir et blanc, y compris sur la couverture. Quant aux illustrations, elles ont été réalisées à la lame de rasoir, ce qui a permis à Amaryan de rendre sur le dessin la dureté et la cruauté de l’œuvre.

Celle-ci naît d’ailleurs du rasoir, car la fille de Sebastiaan Dremence s’ouvre les veines et c’est cet événement qui se trouve à l’origine de toute l’histoire. Les outils sont donc liées à l’essence même de l’œuvre.

Dans quelle veine littéraire s’inscrit Dremence ?

C’est un livre assez difficile à classer…

Certains éléments ramènent au Splatterpunk à la Clive Barker, tandis qu’à d’autres égards, on se trouve dans une Tragédie antique. Il y a aussi un aspect Science-Fiction, mais nimbé d’horreur. On peut citer dans les inspirations des artistes comme Clive Barker, David Cronenberg, John Carpenter, mais aussi les sœurs Wachowski ou encore Neil Gaiman. C’est un joli patchwork.

Quels sont les projets de Noir d’Absinthe pour la suite ?

Nous publions prochainement une anthologie de nouvelles sur le thème Monstresse(s), avec douze auteurs et autrice qui explorent la question du monstre au féminin.

Dans un registre plus jeune, nous éditerons en début d’année un album jeunesse autour de Vernold, un petit vampire dont les canines refusent de pousser…

Si tu devais être un personnage de fiction, ce serait qui et pourquoi ?

Je pense à Clarimonde, la Vampiresse dans la nouvelle La Morte Amoureuse, de Théophile Gauthier. C’est une femme qui refuse de se plier aux dogmes, qui choisit sa propre voie dans un monde où celle-ci est imposée et formatée. Et pourtant, alors que les bienpensants et les bienséants la haïssent, elle ne devient jamais amère ou cruelle et demeure fidèle à elle-même, jusqu’à la fin.

NokomisM

NokomisM

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