La série Rebecca Kean est un petit plaisir coupable que je cultive depuis maintenant dix ans. Une excellente série d’urban-fantasy, qui ne se prend pas la tête et nous fait suivre les pérégrinations de cette héroïne au destin hors-normes. Presque quatre ans se sont écoulés entre les tomes 6 et 7 et j’étais donc plus qu’impatient de me jeter dans l’arène aux côté de la Vikaris.

« Je suis d’une nature profondément optimiste, la preuve : ma meilleure amie s’apprête à donner naissance à “Damien, le fils du diable” ?
Je me dis pas grave, tant qu’il naît sans cornes et sans odeur de soufre, on devrait pouvoir gérer.
Mon petit ami me ment depuis des années ?
Pas de problème, je décide de retourner chez moi et de m’y construire une vie meilleure…
Bref, je reste positive. Du moins, c’était le cas jusqu’à maintenant. Parce que, pour la première fois de ma vie, j’ai beau chercher, je ne vois vraiment pas comment je vais pouvoir m’en tirer…»

De nouveau Cassandra O’Donnell nous propose une aventure menée tambour battant, avec une héroïne qui ne cesse de se débattre face à son destin, mais également celui de ceux qui l’entourent. Cette fois elle va devoir résoudre une série de meurtres sur les membres de la communauté surnaturelle. Mais ce tome va plus loin puisqu’au début le lecteur s’attend presque à la fin de la série au vu de certaines paroles prononcées par le personnage, mais la fin de ce septième opus nous rassure : cela va continuer. De même un des personnages emblématique de la série va disparaître, tandis que d’autres vont évoluer. L’enquête de ce tome se résout toutefois un peu facilement à mon goût malheureusement, mais j’espère que les évènements d’Amberath auront des répercussions sur la suite. Une aventure sympathique, mais qui n’a pas l’envergure des quelques tomes précédents avec ses batailles épiques. Il est probable que ce livre serve de transition vers le apocalypses à venir dans les prochains.

Une fois de plus on retrouve les personnages que l’on aime : Rebecca, Raphaël, Beth, Bruce, Baetan, Gordon et j’en passe encore une ribambelle. Rien de bien nouveau sous le soleil de ce point de vue puisque l’on reprend les mêmes et on les fait avancer encore un peu plus loin dans l’aventure. Cela fonctionne plutôt bien et l’on avait besoin de repos pour assimiler tous les nouveaux protagonistes des tomes précédents, notamment les Vikaris. Le fait est que chacun d’entre eux ait sa vraie personnalité, attachante ou intrigante dans la plupart des cas aide à les identifier et à s’attacher à eux facilement. Sur ce tome j’ai été assez fan de Blanche et Naëlle, deux Vikaris assez atypiques.

On retrouve également dans ce tome le style très fluide et efficace de cette autrice de talent. Les descriptions ne s’attardent pas et l’on plonge directement dans l’action. Les dialogues se font percutants et l’on retrouve l’humour pince-sans-rire propre à la série. La petite mention au Covid-19 m’a d’ailleurs surpris agréablement, ancrant le roman dans le réel.

Amberath est une excellente suite pour cette série. Véritable tome de transition, à mon sens, il appelle une suite qui va faire flamboyer tout cela de manière particulièrement efficace. Cassandra O’Donnell nous promet beaucoup pour les prochains tomes de la série et j’espère que la suite ne tardera pas trop à arriver…

Thomas Riquet

Thomas Riquet

Passionné de littératures de l'imaginaire il cherche à faire partager sa passion au plus grand nombre à travers ses chroniques et le site. Depuis 2011 il est également anthologiste et directeur de la collection Reflets d'Ailleurs (Fantasy) des Editions Asgard, sous son vrai nom. Ce faisant il assure également la direction littéraire d'anthologie lorsque tous ses boulots lui en laissent le temps, ce qui arrive trop rarement à son goût..

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