Je poursuis mon incursion en territoires lovecraftiens avec cette nouvelle découverte !

Dans le village isolé et décrépit de Dunwich, Massachussetts, vit l’énigmatique et repoussant Wilbur Whateley. Fils monstrueux d’une femme albinos et difforme et d’un père inconnu, sa naissance et son enfance marquées par d’étranges événements, Wilbur grandit à une allure anormale et atteint sa taille adulte à l’âge de dix ans. Ses semblables le rejettent et les animaux le craignent. Son grand-père l’initie à la sorcellerie, le guidant dans de sombres rituels. Et tandis que le troupeau de sa famille décline, affligé par de mystérieuses plaies, sous le regard suspicieux des habitants de Dunwich, Wilbur s’aventure toujours plus loin sur la voie de l’horreur, aidé par le grimoire maléfique qui est à la fois l’objet et le moyen de sa quête : le Necronomicon…

L’horreur à Dunwich est un roman qui sait nous faire frissonner ! Avec un sens du détail fascinant, Lovecraft parvient à nous plonger dans son univers comme personne.

L’auteur décrit si finement le théâtre de sa tragédie qu’on s’y croirait. La géographie, les reliefs des paysages, le patois des locaux… Tout est dépeint avec une extraordinaire minutie. Et c’est sans doute cet aspect-là qui m’a le plus happée dans l’histoire, comme dans les autres nouvelles de Lovecraft : cette impression de voir se dérouler sous mes yeux une scène effrayante et presque tangible. Car c’est bien ce qui fait là le génie de l’auteur, cette capacité à nous immerger dans ses histoires de par la précision accordée aux décors qui les encadrent.

Cependant L’horreur à Dunwich n’est pas le roman que j’ai préféré. Il me semble en effet un peu moins abouti que d’autres, un peu plus grossier dans sa manière d’aborder le fantastique. En définitive, la narration laisse relativement peu de place au doute quant à la réalité des événements décrits. Le récit n’est donc pas aussi horrifique qu’il pourrait l’être.

La fin du roman m’a également laissée sur ma faim. On assiste au dénouement de très loin, avec l’impression que l’auteur nous a oubliés sur le bas côté. Après s’être préparés à un final grandiose pendant une centaine de pages, c’est frustrant.

L’horreur à Dunwich ne figure donc pas parmi mes Lovecraft préférés, mais reste cependant un bon moment de lecture !

NokomisM

NokomisM

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