Greenland, le dernier refuge – Ric Roman Waugh

Les + :

  • des personnages attachants
  • une esthétique réussie
  • une intrigue dynamique

Les – :

  • le message final ! 
  • une dernière partie peu crédible 

Une comète est sur le point de s’écraser sur la Terre et de provoquer un cataclysme sans précédent. John Garrity décide de se lancer dans un périlleux voyage avec son ex-épouse Allison et leur fils Nathan pour rejoindre le dernier refuge sur Terre à l’abri du désastre. Alors que l’urgence devient absolue et que les catastrophes s’enchainent de façon effrénée, les Garrity vont être témoins du meilleur comme du pire de la part d’une humanité paniquée au milieu de ce chaos.

Gros carton au box-office, Greenland est un film catastrophe plutôt réussi et bien ficelé. On retrouve avec plaisir Gérard Butler, dont la carrière est jalonnée de films d’action et catastrophes en tout genre.

Ce qui frappe principalement c’est le parallèle inévitable que l’on peut faire avec la crise du Covid : afin de pouvoir accéder aux bases militaires, ceux qui ont été sélectionnés doivent présenter un QR Code et un bracelet bleu pour vérifier leur identité… Ceux qui vont devoir et rester (et donc se prendre une énorme comète sur la tronche !) font la queue et tentent vainement de rentrer dans ces zones sécurisées. Pas étonnant alors que le film ait bien marché l’année dernière !

A travers cette catastrophe sur le point de frapper la Terre, c’est bien une histoire personnelle qui nous est présentée ; une histoire de couple brisée qui se ressoude alors que le monde s’effrite (c’est pas joli ça ! XD). Mais cette intrigue secondaire est bien mieux traitée qu’habituellement sans chichi ni niaiserie (comme dans San Andreas par exemple où on ne croyait pas du tout au couple The Rock/Gugino). Ici Butler/Baccarin nous touche vraiment et notamment parce que les deux acteurs croient en leur rôle respectif. J’ai été particulièrement sensible au jeu de Morena Baccarin en mère inquiète pour son fils diabétique et pourtant capable de soulever des montagnes pour le mettre en sécurité. Quant à Butler, il est loin d’en faire des tonnes et reste tout à fait crédible en père dépassé, mais volontaire.

Visuellement, le film est tout à fait réussi et le réalisateur fait monter la sauce jusqu’à une apocalypse glaçante à laquelle on croit vraiment. C’est sans doute l’un des points les plus positifs : une montée du suspens bien menée qui tend vraiment l’intrigue avec un nombre d’obstacles palpables. Car en dehors de l’énorme comète qui arrive, ce sont bien les réactions et comportements humains qui posent le plus de problèmes.

C’est justement parce que pendant 1h30 on est séduit par le film que la dernière demi-heure déçoit. Car une fois qu’on a compris le message sur le Groenland comme terre d’accueil, vierge de toutes activités humaines et donc forcément protégées, le message glisse vers des considérations religieuses et des métaphores stériles (au bout de 9 mois ça y est, la Terre “repart”… -_-). Ca n’a plus vraiment de sens et ça manque cruellement de profondeur !

CONCLUSION

Greenland, le dernier refuge est un film catastrophe dynamique et intense, avec des personnages bien construits qui donnent envie de suivre l’intrigue avec plaisir. Mais le film pâtit d’un point de vue bateau et d’une fin utopiste très américaine. Dommage.

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