Le Black metal français se porte bien, et ce ne sont pas les membres de Sanctuary qui diront le contraire. Je les ai découverts au moment de la finale du dernier Headbang Contest et même si leur prestation ne m’a clairement pas séduit plus que cela, leur son avait su accrocher mon oreille. C’est donc avec curiosité que je me suis penché sur leur nouvel album, Resilience, qui sort dans les prochains jours.

Introduction au clavier, avec une orchestration magistrale, qui n’est pas sans rappeler Fleshgod Apocalypse d’ailleurs, pour le premier titre : At The Gates Of Dementia. Puis le reste des instruments entre en scène et à ça envoie comme il faut. Le combo propose un black très classique, sans grande surprise mais on se prend au jeu de leur musique. C’est puissant, massif, et la voix d’Antoine vient ajouter un son aspect sépulcral et inquiétant à l’ensemble. L’alchimie fonctionne très clairement et l’on plonge dans l’univers sombre du groupe. Mental Battlefield ne ment pas sur son nom : le rythme est rapide, intense, comme une bataille intérieure. La ritournelle de guitare est d’ailleurs des plus entêtante, et malgré un rythme élevé place est laissée au clavier, qui vient ajouter une forme de majesté à l’ensemble de la piste. La guitare acoustique débute Ghosts avant l’explosion sonore. Cette piste se révèle tout aussi massive que les précédentes et le groupe propose très clairement du très bon son. Rise Of The Unpossessed Self débute sur une ritournelle de guitare bien sentie, puissante et entêtante, des chœurs ayant été ajouté en fond. Le groupe ajoute ensuite la batterie et la voix et l’ensemble se mêle parfaitement, avec notamment un refrain vraiment prenant.

From The Depths marque la seconde partie de l’album et on retrouve une guitare simple, avant l’ajout de claviers et de la batterie. Il s’agit de ma piste préférée de cette galette car il s’en dégage un aspect magistral qui montre que le groupe a poussé toujours plus loin ses capacités de composition. Juste impeccable de bout en bout. I, The Resilient reste dans la même veine et l’auditeur poursuit son vol sur les ailes de la musique de Sanctuary. On reste dans le concept de piste massive, magistrale. Les guitares font parfaitement leur job, et le batteur démontre un talent impressionnant. Where The Man Shines propose une longue introduction, très immersive et entêtante, avant un déchaînement de noirceur. On retrouve ici parfaitement le côté mélodique de grands groupes de Black, mais donc Sanctuary réussi à s’extraire avec brio pour proposer leur propre son.

Avec Resilience Sanctuary démontre clairement que le groupe sait où il va et ne compte pas y aller par quatre chemins. Leur route est toute tracée : faire du bon black metal, gagner le cœur des fans et continuer à nous séduire à coup de compositions accrocheuses. Un très bon album pour cette fin d’année, qui devrait agrémenter, à défaut d’égayer, les longues soirées du confinement hivernal…

Thomas Riquet

Thomas Riquet

Passionné de littératures de l'imaginaire il cherche à faire partager sa passion au plus grand nombre à travers ses chroniques et le site. Depuis 2011 il est également anthologiste et directeur de la collection Reflets d'Ailleurs (Fantasy) des Editions Asgard, sous son vrai nom. Ce faisant il assure également la direction littéraire d'anthologie lorsque tous ses boulots lui en laissent le temps, ce qui arrive trop rarement à son goût..

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