Elena et ses compagnons reviennent pour de nouvelles aventures dans le deuxième tome des Bannis et des Proscrits, Les Foudres de la Sor’cière, réédité au format poche chez Bragelonne.

Elena porte désormais la marque de la sor’cière dans sa paume. Cette tache écarlate est la preuve d’un don fabuleux à la puissance inimaginable : un pouvoir sauvage, séduisant, difficile à contrôler. Seule celle qui maîtrise la magie sanglante peut s’opposer au Seigneur Noir. Pourtant, Elena n’est pas encore maîtresse de son pouvoir. Protégée par un guerrier sans âge et une bande de renégats, elle part en quête d’une cité perdue où, selon la prophétie, un ouvrage mystique détient la clé de la défaite du Seigneur Noir. Mais si celui-ci la trouve en premier, Elena deviendra son arme la plus terrible.

Après un hiver passé à panser leurs blessures (voir tome 1) et à préparer leur voyage, Elena et ses compagnons reprennent la route avec pour but la cité légendaire de Val’loa, où Er’ril a caché le Journal Sanglant, essentiel dans la lutte contre le Seigneur Noir. Alors qu’ils pensaient avoir pris assez de précautions pour éviter les monstres du Gul’gotha, les serviteurs du Seigneur Noir leur barrent la route. Nee’lahn, la nyphai, est la première à tomber, puis c’est Méric qui est capturé. La compagnie obligée de se scinder en deux – Mogweed, Tol’chuk et Kral ont la délicate tâche de délivrer leur compagnon, tandis qu’Elena, Fardale, Er’ril ainsi que Mycelle (la mère de Tol’chuk et tante d’Elena), poursuit alors toujours le même objectif : atteindre Val’loa.

A Val’loa, les mages noirs Greshym et Shorkan ont infiltré les rangs des défenseurs de la cité. Joach, miraculeusement délivré du sortilège d’emprise de Greshym, trouve de nouveaux alliés dans la lutte contre le Seigneur Noir. Les membres d’une ancienne secte ainsi que Sy-wen, une mer’ai, lié au dragon Ragnar’k ainsi qu’au Sanguinaire Kast viennent grossir les rangs de l’armée qui va se battre dans la première bataille pour la reconquête d’Alaséa.

C’est avec plaisir que je me suis plongée dans la suite des aventures d’Elena et de ses compagnons. Les monstres créés par Clemens deviennent de plus en plus dégoûtants au fur et à mesure que le récit progresse. Qui n’a jamais frémit face à une araignée noire grimpant au mur ou à des rats fouillant les poubelles ? Imaginez-en des centaines et des centaines de taille monstrueuses … De quoi faire des cauchemars.

Les personnages sont tous attachants, même ce lâche de Mogweed dont on se demande ce qu’il ne ferait pas pour reprendre sa forme originelle. L’intrigue profite de l’arrivé de nouveaux alliés pour se complexifier et développer des histoires parallèles.

La bataille de Val’loa et la récupération du Journal Sanglant devront néanmoins attendre la suite des Bannis et des Proscrits, impatiemment attendue.

Manon Rouanet

Manon Rouanet

Amoureuse inconditionnelle de la Culture (art, cinéma, littérature, musique, concerts, etc.), la fantaisie et la SF ont bercé mon adolescence campagnarde et rythmé mes étés d'aventures épiques. L'université m'appela cependant vers d'autres cieux, ceux des études d'histoire et d'histoire de l'art, véritable chemin de croix pour réaliser un rêve un peu (carrément) fou, celui de travailler dans un musée. A près de 27 ans et mes études (presque) finies, je renoue avec cette passion pour la littérature afin de la faire partager par le biais d'un autre de mes violons d'Ingres, l'écriture - qui nourrit un deuxième rêve encore plus fou, écrire un roman et le publier (un jour peut-être).

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