Gorod – SUP – Psykup – La Machine du Moulin Rouge – 11/03/2019

Ce lundi 11 mars, pendant que certains vont profiter de l’ambiance d’un concert de Solstafir en acoustique, je me dirige vers quelque chose de plus… brutal. Parce qu’au même moment la Machine du Moulin rouge et Base Productions accueillent le Death bordelais de Gorod, précédé des inclassables de Psykup et de SUP, deux découvertes pour moi.

Lorsque j’arrive dans la Machine, je rentre dans une ambiance… embrumée. Quelqu’un se serait-il endormi sur le bouton de la machine à fumée ? Voilà qui gâche un peu les jeux de lumières criardes projetées sur les membres du groupe affublés de chemises à fleurs. Le son quant à lui ne rattrape pas bien l’image et quand comme moi on ne connait pas le groupe, il est difficile de s’accrocher à quelque chose d’autre que simplement l’énergie complètement barrée, dégagée par ses membres. La conséquence est visible dans la salle, il y a juste un noyau dur d’afficionados qui s’éclatent aux premiers rangs.

Je vous préviens tout de suite, à quelques détails près cela s’appliquera (malheureusement) à toute la suite de la soirée.

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Le premier de ces détails étant la machine à fumée qui décidément ne s’arrête pas même entre Psykup et SUP. Pour le coup quand ces derniers entrent en scène on les distingue à peine. Leur mise en scène est basée sur une ambiance quasiment sans lumière, avec seulement deux spots au sol dirigés vers les manches des guitares et leurs visages quand ils se penchent vers les micros. Au final il arrive qu’on perde complètement de vue le guitariste quand il recule d’un pas. La transmission d’une dynamique de scène vers le public est avortée dans le noir et les rares éclats de lumière ne nous donnent à voir que des silhouettes dans un écran de fumée blanche. Le son reste assez plat et ne laisse qu’entrapercevoir ce qu’aurait pu donner le concert. C’est quand même triste de sortir d’un live en se disant « tiens, j’ai senti que ça aurait pu être cool, j’écouterai chez moi ce qu’ils font »

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La Machine du Moulin Rouge m’a habitué à une meilleure qualité globale et franchement j’ai un peu peur pour Gorod

A l’arrivée de la tête d’affiche, les conditions n’ont que peu changées, un “chouia” moins de fumée, peut-être ? Heureusement, la pêche de Gorod secoue tout ça, et même perdue dans la brume La Machine du Moulin Rouge s’éveille (enfin). Ce show ne restera pas dans les annales mais ceux qui cherchaient un défouloir ont tout de même fini par le trouver, même si la fosse s’est vidée au cours de la soirée. Ça pogote comme il faut au pied de la scène, l’ambiance étant tirée vers le haut par les bordelais bien communicatifs. Honnêtement, je leur tire mon chapeau pour avoir aussi bien rattrapé cette soirée qui restera malgré tout plutôt décevante sur son ensemble.

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