Kelem – Arkan

Les parisiens d’Arkan sont de retour avec un album tout beau tout chaud qui envoie du bon son dans les oreilles des amateurs de métal.

L’album débute par l’excellent Kafir. Le son de clavier au début du morceau laisse présager une belle envolée à coups de guitares et effectivement l’auditeur en prend très vite plein les oreilles, pour son plus grand plaisir. Le refrain est particulièrement entraînant d’ailleurs, sur ce morceau. La voix se pose particulièrement bien sur une musique prenant par moment des accents orientaux vraiment agréables à écouter. S’ensuit Nour, autre très belle piste où les accents des guitares et de la voix sont renforcés en fin de chanson par des samples vocaux vraiment intéressants et qui viennent s’assimiler parfaitement dans l’ensemble. Double voix et bons blasts, rien à redire du tout. On enchaîne avec The Call et ses premières notes de guitare acoustique aux sonorités orientales. Vite suivies du bon gros métal des familles. Et derrière du chant saturé et un refrain qui fait effectivement penser à un appel au combat, à un chant de guerre puissant et impérieux. Un des meilleurs morceaux de l’album selon moi… Cub of Caliphate offre une musique tout aussi épique que la piste précédente et les deux s’enchaînent à merveille. On sent très clairement la maîtrise du groupe derrière chacun de ces riffs.

Erhal offre une « pause » au cœur de l’album, si l’on peut appeler ça ainsi : l’alternance de rythmes pose une double ambiance vraiment intéressante à l’écoute. Eib se pose comme une ballade aux accents méditerranéens d’à peine une minute, entièrement instrumentale, mais emplie d’une mélancolie réellement touchante. Et voici venir l’un de mes autres chouchous de l’album : Just a Lie. Attaquant de manière très classique le morceau percute directement et les changements de rythme bien menés, ainsi que les paroles fortes m’ont vraiment pris aux tripes. Beyond the Wall réattaque avec des accents orientaux de ce qui m’a semblé être une cithare avant qu’un rythme assez lent s’installe et nous embarque dans une mélopée envoûtante et que le refrain réveille tout cela. Kelem, le morceau éponyme de l’album est beaucoup plus rythmée et pousse vraiment à headbanger dans la joie et la bonne humeur. Une bonne rythmique et un bon son, que demander de mieux ? Capital City Burns est plus violent au niveau de son refrain mais tout aussi agréable que le reste de l’album, un petit bijou de composition et de réalisation. On arrive presque à la fin de l’album avec As a Slave, très court morceau d’une minute, mettant en avant une voix saturée et une voix féminine avec un chant oriental. C’est une excellente surprise. Et enfin on conclue avec Jasmine Harvest, pas le meilleur morceau de l’ensemble car un peu trop « prog » pour moi mais l’ensemble reste néanmoins en cohérence avec ce que l’on écoute depuis le début et fais office de conclusion parfaite à l’ensemble.

Kelem est le genre d’album qui est une énorme baffe dans la tête tant il est parfait de bout en bout. Mêlant intelligemment quelques rythmes orientaux classiques à du métal, tout en parvenant à proposer quelque chose de vraiment novateur en termes de son. Jetez-y un oreille, vous ne devriez pas être déçus !

Kelem
Arkan
2016

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