Les Monades urbaines – Robert Silverberg

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Dernièrement, j’ai le plaisir de pouvoir lire de la science-fiction en abondance. Mon parrain, qui est sur le point de déménager (depuis deux ans…), s’est débarrassé de sa collection pour s’éviter un transport excessif lors du changement d’adresse. La vieillesse n’est pas toujours drôle… Bref, à ma grande satisfaction, j’ai hérité du tout !

Je me suis donc attaqué à Robert Silverberg… Dans cette panoplie littéraire, j’ai la chance de posséder certaines de ses œuvres les plus marquantes comme : L’Homme dans le labyrinthe, Les Temps parallèles, Les Ailes de la nuit… Et beaucoup d’autres sur lesquelles il vaut la peine de se pencher… Le dernier sur ma liste, mais non le moindre : Les Monades urbaines.

« À l’intérieur de ce bâtiment, j’explose. Je disperse un peu partout des fragments de moi. Des lambeaux de ma peau flottent… » C’est en ces termes ténébreux que s’exprime un des personnages principaux du roman de Silverberg. Les Monades sont des bâtiments de 1000 étages construits tout en hauteur pour éviter, dans la mesure du possible, l’étalement urbain. Dans un monde où vivent 70 000 000 000 d’êtres humains, on comprendra l’urgence de procéder de cette façon… Avec une main de maître, l’auteur nage brillamment entre la dystopie et l’anticipation. Il imagine un monde utopique qui frôle la perfection. C’est du moins ce que voudraient croire les habitants et les dirigeants de ces immenses ruches. La jalousie, l’envie, tous les sentiments qui autrefois pouvaient mener aux querelles et à la violence, n’existent plus. C’est un accomplissement incontournable et indispensable pour pouvoir espérer l’harmonie de tant de personnes en des espaces aussi clos. Surtout quand la devise de l’endroit est de se multiplier et de croître… Mais tous ces sentiments ont-ils vraiment disparu ? Les personnages vivant en permanence dans ces Monades se questionnent et se remettent en question. Jason, l’historien, découvre la jalousie dans un univers où l’on prône la totale liberté sexuelle. Micael rêve de sortir de la Monade et d’aller visiter le monde. Siegmund Kluver perd ses illusions et se questionne sur la réelle raison d’être de ces nombreuses Monades alignées.

Pour les amateurs de science-fiction, Silverberg, au même titre qu’Asimov, est un incontournable géant. Auteur de plus de cent nouvelles et romans, son imagination est toujours débordante et nous présente constamment des mondes aux valeurs renouvelées et inhabituelles. Ses personnages, qui sont loin d’être parfaits, sont animés par de singulières philosophies et nous étonnent chaque fois. Sa plume est concise, frénétique. Et ses textes toujours énergiques et organisés. La poésie plane entre les lignes de l’écrivain et les images, qu’il peint de sa prose, sont habitées d’une force que peu d’écrivains peuvent se vanter de posséder. Avec Les Monades urbaines, Silverberg est au sommet de son art et la science-fiction l’est également !

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