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SOLO, A Star Wars Story – Ron Howard

Voici le temps de connaître l’histoire de Han Solo, le BG de Star Wars. Sa rencontre avec son comparse et ami de toujours : Chewbacca, d’où vient le mythique Faucon Millenium, et pourquoi il connaît Lando Calrissian. Bienvenue dans « A Star Wars story ».

Solo a été annoncé comme une préquelle de Star Wars, ce qu’il est effectivement. Le jeune Han, qui ne s’appelle pas encore Solo, est un escroc, passionné par les avions, qui rêve d’une vie meilleure, ailleurs, en compagnie de sa belle Qi’ra. Il tente maladroitement de s’enfuir de sa planète natale Corellia, et se retrouve dans l’armée où il rencontre un vrai contrebandier en la personne de Beckett, joué avec brio par l’excellent Woody Harrelson. Il finit par se faire recruter tant bien que mal et pars avec l’homme et son groupe, faire un « gros coup ». A partir de là, l’histoire est en marche et les rencontres emblématiques vont se succéder à commencer par Chewie, qui devient son compagnon de galère. Qi’ra réapparaît dans sa vie de façon inattendue, et travaillant de concert, ils font affaire avec Lando Calrissian.

Le film, confié à Ron Howard (le réalisateur du désormais culte, Willow), possède malgré ses nombreux détracteurs, quelques avantages. L’image est beaucoup plus sombre que la plupart des Star Wars, la gestion des couleurs est aussi plus terne renforçant encore un peu plus l’impression de réalité dans un monde complètement fou. Il m’a semblé que malgré le fait que beaucoup de critiques aient été négatives sur le sujet, cela donnait un côté très aventurier poussiéreux à l’épopée du jeune Solo. D’aucuns diront qu’Howard n’a fait que le minimum syndical pour sauver le film de la banqueroute, je dis qu’il a réalisé là une petite tranche de vie que, pour une fois, j’ai retenue. On est loin du côté grandiloquent limite ridicule, on serait plutôt dans le film d’aventure à l’inverse de l’autre préquelle (NDLR : Rogue One), qui tenait plus du film de guerre. Cette diversité dans les styles, me semble bien plus judicieuse qu’il n’y paraît. Nous avons enfin des productions d’une franchise tout en n’ayant pas le même film, réchauffé à l’infini. Vous aurez compris que je suis vite traumatisée par le manque d’originalité. Cette fois, il y a quelques surprises plus ou moins prévisibles, mais qu’importe. C’est efficace, et le côté plutôt fade et monochrome n’y change rien. Je ne suis pas loin de penser que la scène de rencontre Solo/Chewie est une des meilleures que j’ai vue dans tous les Star Wars confondus.

Ce n’était pourtant pas gagné. Ron Howard est arrivé en plein milieu du tournage, les deux précédents réalisateurs (en duo donc) ayant eu un fort désaccord avec la productrice (toute puissante) de Lucasfilm et le scénariste vedette Lawrence Kasdan (il est derrière les scénarios de L’Empire contre-attaque, Le Retour du Jedi et Le Réveil de la Force, c’est dire son importance). Ils n’ont pas du tout apprécié la vision quelque peu fantaisiste des deux réalisateurs, avec le scénario de Mr Kasdan. Le film est, par conséquent, passé aux mains de Ron Howard, qui a du travailler d’arrache-pied pour finalement sortir Solo. Il s’est débrouillé pour réunir tous les ingrédients à un bon Star Wars, sans en faire trop. C’est un film classique, mais efficace, et c’est tout ce qu’on lui demandait au final.

Les personnages sont dans la bonne petite case. Han Solo campé par le jeune Alden Ehrenreich (que j’ai découvert ici), est tout à fait crédible. Bien entendu, avoir l’aura d’Harrison Ford n’est pas donné à tout le monde, mais il s’en tire pas mal du tout, certains plans sont même très ressemblants avec l’image que nous avons eu du Solo de Star Wars, épisode IV : un nouvel espoir.

Beckett le contrebandier, Woody Harrelson, remarquablement convaincant, est sournois et intelligent. Il est le mentor que Solo recherche. Ce personnage joue du bien et du mal comme une lyre, on ne sait jamais trop dans quelle sonorité il est. Je ne peux que saluer également la performance de Lando Calrissian, Childish Gambino (on me dit dans l’oreillette qu’il s’agit du pseudo de rappeur de Donald Glover !), d’une perfection de kitsch et de classe digne d’Eddy Murphy au meilleur de sa forme. Il était tout simplement parfait ! La déception pour les personnages principaux vient d’Emilia Clarke, Qi’ra, limite ridicule dans son rôle. Elle n’apporte vraiment pas grand chose au scénario (pour ne pas dire rien), mais en plus joue assez mal, tout le long des 2h du film.

Mention spéciale pour les seconds rôles que j’ai simplement adoré : Dryden Vos (Paul Bettany), L3-37 (Phoebe Waller-Bridge), Val… et une rouquine que vous découvrirez en temps utiles. Je ne parle évidemment pas de Chewbacca, la grande peluche, que tout le monde aime pour son humour et sa loyauté.

L’histoire c’est du classique. Un braquage, la vie d’un contrebandier, de la rébellion, du pouvoir, de l’argent, des vaisseaux et bien entendu, comme dans tout Star Wars, de l’amuuuuuuuuuuurrrrrrrrrrr !!!!! OMG. Mais pourquoi…

Cette fois au niveau bluette, ils ont fait fort dans la saga. Entre l’amour impossible, ou pas, de Solo et Qi’ra (cette saloperie d’histoire d’amour bouffe une bonne partie du scénario, bon en même temps, je comprends. Han Solo sans amour n’est pas Han Solo… mais tout de même!), l’espèce d’amour qui lie Lando et L3-37 (au passage, le personnage de L3, est pour le moins… curieux.), Beckett et Val, Dryden Vos et Qi’ra (c’est pas vraiment de l’amour, mais c’est étrange)… Oui, il y a trop d’amour selon moi, mais disons que ça reste cohérent (sauf l’histoire Qi’ra/Han qui est totalement too much dans mon esprit), le caractère de Solo ressort bien là. C’est un séducteur, parfois manipulateur, loyal et globalement juste. Et c’est un pilote de génie (rien à voir avec l’amour).

Le scénario est quelque peu convenu, il reste cependant une ou deux petits twists pas difficiles à trouver si on observe un peu attentivement ce qui se passe. Globalement, ça fonctionne.

En conclusion je dirai que Solo est un bon divertissement. Ce n’est certes pas une révolution dans le genre, mais il s’intègre parfaitement dans la Saga, tout en nous montrant des pans d’histoire que nous connaissions plus ou moins, et en forgeant la légende de Han Solo. C’est vraiment, typiquement A Star Wars Story. Et pas plus.

Solo : A Star Wars story

réalisé par Ron Howard, d’après un scénario de Lawrence Kasdan

avec Alden Ehrenreich, Woody Harrelson, Emilia Clarke

Lucasfilm pour Disney

Eldricht Tales

A propos de 13

13, blackD, true evil darkness... appelez moi comme vous voulez. Whatever. L'image, aaaaaahhh l'image. Tellement belle, tellement infinie, tellement omniprésente, tellement incroyable, pourtant si mystérieuse. Ma passion, (avec le jeu et la lecture faut pas déconner!) la plus dévorante. Je pourrai philosopher sur ce sujet pendant des heures! Néanmoins, je vais vous épargner cette très douloureuse expérience (si, si je vous assure, lire une personne sans âge -la version polie d'ancêtre- déblatérer sur telle ou telle chose, c'est pas franchement un cadeau !), et passer directement à la distribution de bons points. Ceux qui sont pas sages, fessée cul nu devant tout le monde. Allez bisous, à tout vite.

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