Dans l’espace, personne ne vous entend vous venger
Confrontés à une multitude de problèmes menaçant leur survie sur Terre, les humains ont lancé une vaste campagne de colonisation spatiale lors de la deuxième moitié du XXIe siècle. Une centaine d’années plus tard, un nouveau péril se présente sous la forme de mystérieuses créatures appelées “star beasts”. Pour les combattre, les Terriens construisent de gigantesques armures robotiques : les AIGIS. Leurs pilotes, qui défendent les colonies spatiales au risque de leur vie, sont de véritables héros aux yeux du peuple. Ryu Tyler est ouvrier dans une usine de fabrication d’AIGIS. Il ne roule pas sur l’or mais vit heureux en compagnie de son fils Leo.
Ceci est l’histoire d’un homme ordinaire qui devient un héros.
Originalités et inspirations
Côté pitch on pourrait se dire que nous partons pour une énième aventure spatiale avec des lignes directrices standards, des clichés à tout va. Alors qu’est-ce qui pourrait bien faire la différence pour ce ‘Hero Organization’ ?
Côté mecha, le graphisme est intéressant, mélangeant des influences comme Visions Of Escaflowne, Evangelion ou encore Pacific Rim. Ce sera sans parler de l’enrôlement des civils pour sauver l’humanité, rappelant pleinement le film satyrique et dénonciateur de Paul Verhoeven qu’est Starship Troopers. Voulez-vous en savoir plus ?
Héros un jour, Héros toujours
La relation père fils, entre Ryu et Leo donc, est la ligne maitresse de cette histoire. Dans notre histoire, Ryu est depuis toujours un héros pour son fils Leo car il fabrique les AIGIS, les entités robotiques (ou armures) qui permettent au humains de partir dans l’espace pour défendre leur civilisation des créatures que sont les Star Beasts. Mais quand Ryu est enrollé par la Hero Organization pour devenir pilote, c’est ici que le statut de héros d’un fils bascule à héros de tout un peuple. Mais à quel prix ?
Une captation instantanée
Entre dessins et story board bien ficelés, rebondissements et intrigues apparaissant de manière presque imprévisible, nous sommes rapidement captivés par cette histoire où manipulation politique et dénonciation de complots vont de paire. On pourrait se dire que les auteurs Kei Saikawa et Akira Takahashi veulent dénoncer à travers cette histoire futuristes certains faits géopolitiques, voulant contrer les complots politiques et la cupidité des hommes haut placés.
Les dernières pages de ce premier tome sont d’autant plus saisissantes qu’elles ne nous laissent pas sur notre supposition majeure mais la dévoile, donnant ainsi une envie folle de poursuivre la découverte de cette série qu’est Hero Organization pour savoir ce que Leo nous réserve pour la suite des évènements.
