Une urban-fantasy dystopique assez étonnante et passionnante.
« Une vampire addict qui se cache depuis 102 ans. Sa sœur disparaît, elle n’a plus le choix. »
On nous a appris à avoir peur des vampires.
En 2431, l’entreprise Edencore promet sécurité et prospérité aux humains. En échange, une seule règle : dénoncer les vampires, ces créatures qu’on accuse d’avoir causé la chute du monde, et qu’il faut désormais éradiquer.
Moi, je suis l’une d’eux. J’ai grandi dans l’ombre, à lutter contre ma soif, à faire semblant d’être normale pour ne pas devenir le monstre qu’ils disent que je suis.
Mais un jour, ma sœur ne rentre pas à la maison. Pour la retrouver, je n’ai plus le choix, je dois quitter ma cachette et affronter un monde que je ne connais pas, un monde qui me mènera jusqu’à Soren, un homme prêt à défier tout un système.
Et si le véritable danger n’était pas les vampires mais ceux qui prétendent protéger l’humanité ?
De l’urban-fantasy française
Ceux qui me connaissent bien savent que mon plaisir coupable, mon péché mignon à moi, c’est l’urban-fantasy. J’adore ces histoires de magie et de créatures qui se déroulent dans notre monde, à côté de nous. J’en dévore régulièrement et j’ai tendance à penser que de la bonne urban-fantasy française c’est assez rare. Trop souvent l’univers se retrouve à être le prétexte à une romance des plus classiques et rapidement ennuyeuse. Un peu d’amour ne fait pas de mal, mais pour moi cela ne doit pas être au centre de la problématique du roman. Et Laura Esquine a parfaitement réussi ce pari !
Un univers prenant
L’univers qu’il propose est à la fois de l’urban-fantasy, avec des vampires et d’autres créatures, mais aussi une ambiance dystopique et légèrement cyberpunk par moment. Et le mélange des deux fonctionne diablement bien ! Même si par petits endroits le roman peut pêcher par manque d’explications de certains petits points, j’ai pris un plaisir fou à plonger avec Ava dans l’univers qui nous est ici proposé par l’autrice. La première partie fait un peu fantastique horrifique classique avant que le récit ne prenne vraiment tout son essor dans la seconde et ne nous emmène vraiment très loin.

Une héroïne qui fonctionne bien
Et justement parlons-en d’Ava, cette rouquine avide de liberté qui va devoir découvrir la vie, la vraie, au cours de ce roman. Et la jeune femme va être bien accompagnée au fil des pages, entre Scarlet, puis Soren. Elle va faire montre de détermination, de force, et de confiance, montrant qu’elle va surmonter les épreuves devant elle. Ce personnage est vraiment bien construit, avec des failles intéressantes qu’elle va devoir outrepasser pour parvenir à vaincre. Ses interactions avec les autres personnages sont aussi parfaitement crédible, ce qui donne un intérêt encore plus grand au récit en lui-même.
Une plume rapide et addictive
Laura Esquine propose un récit mené d’une plume nerveuse, dynamique, qui va directement au cœur de l’action. C’est totalement adapté à ce type de récit et permet d’entrer aisément dans l’histoire et dans la dynamique qu’elle a créé pour son roman. Les dialogues sont eux aussi très réussis et on se prend au jeu de scène parfois surprenantes et pourtant très réussies. Sans compter l’action, très bien décrite et addictive dans ce roman.
Silver Blood est un roman qui malgré quelques légers défauts fonctionne particulièrement bien. Il est plaisant à lire, dynamique, prenant, et le lecteur plonge vraiment dans l’histoire dès les premières pages. L’autrice m’a fait replonger dans une fringale d’urban-fantasy et j’ai dévoré la dernière novella Dresden de Jim Butcher pour la peine, je vous en parlerai bientôt !
