Vampire La Mascarde : jeu de rôle, jeu de cartes, jeu vidéo, tout ma fin d’adolescence dans un univers d’urban-fantasy fait de terreur et de sang. Et à l’idée qu’Urban Comics allait sortir une version comics mon petit cœur a fait un bond et je me suis jeté dessus dès sa sortie en octobre dernier (oui je ne suis pas en avance sur ma chronique, je sais…). Et je n’ai clairement pas été déçu !

Quand Cecily Bain, lieutenante brutale du Prince de Minneapolis, prend une jeune vampire sous son aile, elle est entraînée dans une conspiration dont elle peine encore à prendre la pleine mesure. Cecily pourra-t-elle s’échapper et sauver ce qui reste de sa famille ou sera-t-elle un autre pion sacrifié pour maintenir la seule chose sacrée aux yeux de la Mascarade : garder secrète l’existence des vampires au yeux de l’humanité ? Au même moment, à la périphérie de la ville, une famille de vampires anarques enquête sur un meurtre particulièrement vicieux… même pour les membres de leur espèce.

Dès les premières pages la plongée dans l’univers sombre et sanglant de La Mascarade se fait facilement à la suite de Cecily. Ce personnage justement nous entraîne dans l’obscurité pour protéger la Maîtresse de Minneapolis, au cœur de son enquête pour trouver qui est le traître, qui tente de prendre la main sur le jeu d’ombres de la ville. Le scénario est franchement passionnant de la première à la dernière case. Un néophyte de l’univers pourrait également s’y retrouver sans trop de difficultés, les auteurs prenant la peine de nous expliquer les choses, de remettre tout en place pour facilité l’immersion. Les personnages sont également forts en crocs, avec chacun leur caractère, leur manière de faire et l’on se prend vraiment au jeu de suivre leurs interactions avec Cecily.

Le dessin n’est, originellement, pas mon style préféré mais il s’avère totalement adapté au récit, à l’action qui nous est décrite. Devmalia Pramanik fait un très gros boulot pour nous proposer quelque chose qui change, qui vient trancher avec les comics de super-héros, donnant ici plus de place à la noirceur, aux ténèbres inquiétantes dans lesquelles rôdent les prédateurs.

Le plus grand drame de La Morsure de l’hiver est au final qu’il s’agit d’un récit complet, rien d’autre n’étant pour le moment prévu. Cet album est une franche réussite et j’ai donc été profondément déçu en apprenant cela. Reste à espérer que les américains essaieront tout de même de se relancer dans un nouveau récit vampirique car très clairement le rendu vaut le coup d’œil !

Thomas Riquet

Thomas Riquet

Passionné de cultures alternatives, Thomas dirige eMaginarock depuis 2008. Editeur, photographe, anthologiste, graphiste... ses casquettes ont été nombreuses dans sa vie, un peu comme un chapelier fou, mais avec toujours une ligne directrice qui s'est dégagée : faire découvrir les univers qu'il aime aux autres.

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