Chtulhu Death May Die – CMON – Edge Entertainment France – Asmodee

Décidément, notre Grand Ancien préféré a toujours la cote ! Cthulhu par ci, Cthulhu par là, comme dirait Karadoc… Alors, cette fois-ci, est-ce le jeu de trop ? On va voir…

J’ai suivi l’avancée du jeu depuis son annonce. Parce que Cthulhu, déjà, ensuite, CMON, et, enfin, Eric Lang (Et Rob Daviau, ce qui ne gâche rien), promesse de quelques chose de plutôt réussi même si on revient, encore et toujours, à une licence qui est aujourd’hui TRÈS largement exploitée.

Bon, je ne vais pas tourner autour du pot, même si on n’est que début février, Cthulhu Death May Die est clairement un GROS coup de cœur de 2020.

Le matériel en jette. Et, en plus, ce n’est pas que de la poudre aux yeux pour cacher la misère du jeu. Car il n’y a aucune misère à cacher ici 🙂

Et ce, pour plusieurs raisons. Mais s’il fallait résumer en quelques mots, je dirai : matériel, ambiance, simplicité, profondeur, rejouablilité, difficulté. Le tout, parfaitement homogénéisé pour produire un formidable résultat.

En effet, il y a des jeux (surtout ceux avec pléthore de figs’) qui vont en mettre plein les yeux avec une tonne de matos, qui vont afficher 15kg sur la balance, avec des promesses à la pelle, mais qui, finalement, se dégonflent comme un soufflé trop cuit. Alors qu’ici, non.

Non seulement le matériel est ici d’une exceptionnelle qualité (que ce soient les figurines — magnifiques, les pions, les tuiles, les plateaux Investigateur, etc), mais les règles sont ultra complètes, TRÈS faciles de prises en main et d’assimilation, pleines de subtilité dans leurs mécaniques et le jeu dispose – dans sa configuration actuelle de la boîte de base – de nombreux scénarios différents qui vont permettre de jouer de très nombreuses heures à devenir fous en tentant de repousser les grands anciens.

Comment ça fonctionne, tout ça ?

Très simplement. La mise en place est des plus classiques : on choisit un Grand Ancien (dans la boîte de base, il y en a 2, Cthulhu et Astur). Chacun d’entre eux dispose de sa – magnifique – figurine, de son/ses serviteurs et des cartes/pions whatever qui lui sont propres (et qui vont forcément intervenir dans le jeu).

Ensuite, on choisit le scénario. Dans la boîte, il y a la première saison (c’est comme ça que qu’est appelée la succession de scénarios), découpée en 6 épisodes. On a choisi le premier (forcément). Dans la petite boîte qui lui est consacrée, on va trouver les différents éléments qui vont définir ce scénario : la mise en place du plateau de jeu, les différentes cartes événements associés, les monstres, etc. Ce sont ces derniers qui, combinés avec ceux du Grand Ancien, vont composer la structure du scénario que vous allez jouer.

Sœur Beth. Faut pas trop la chercher… Névrotique, psychopathe. En plus, quand elle est associée à la folie Masochisme, elle devient une vraie furie en combat. Je kiffe 🙂

Vient ensuite le choix de votre investigateur. Il y en a un bon paquet dans la boîte, chacun avec ses spécialités et ses spécificités. Chacun d’entre eux a 3 capacités, qui vont lui permettre de se spécialiser dans un secteur du jeu. Il y a les rapides, les furtifs, ceux qui peuvent tirer à distance, les bourrins, etc… Il y en a pour tous les goûts 🙂

Une fois le choix effectué, chacun tire au hasard une carte folie, dont les effets vont se déclencher au fur et à mesure de la partie, lors de la perte de santé mentale de votre investigateur.

Au niveau des stats, d’ailleurs, c’est là aussi assez simple : des PVs, des points de Stress (qui vont être utilisés pour relancer des dés ou acquérir certaines découvertes en jeu) et de la santé mentale.

Vous allez pouvoir faire évoluer vos 3 capacités au fil du jeu. Comment on fait ? C’est pas bien compliqué : il faut perdre de la santé mentale :). Oui, plus vous approchez de la folie totale, plus votre personnage perd pied avec la réalité, ce qui lui permet de s’oublier et de devenir plus performant.

Et c’est là une des grosses originalité du jeu, qu’il va falloir doser avec précaution !

Là, ça devient clairement compliqué pour les investigateurs 🙂

Si vous voulez que votre personnage devienne fort, il va falloir le faire basculer dans la folie. Sachant que si votre personnage devient fou, c’est la perte de la partie pour les joueurs (à moins que le GA ait été invoqué sur le plateau), il va vraiment falloir faire gaffe et effectuer les bons choix au bon moment. Doser, quoi. Et c’est pas facile. D’autant que la perte de SAN, on ne la décide pas vraiment. Vous pouvez en chopper quand vous effecuez une action (le résultat des dés vous le dira) mais vous pouvez également en perdre quand vous vous faites attaquer. Ou par certains événements qui vont se produire au fil de la partie…

Il va donc falloir bien discuter avec vos partenaires, bien planifier les actions et jauger du risque encouru. Mais le jeu en vaut la chandelle, car l’augmentation des capacités a un impact significatif sur le résultat de vos actions (gains de dés bonus lors de vos tests, possibilité d’éviter des dégâts, de pouvoir esquiver les adversaires, de devenir plus fort en « magie », etc…). Et le plus fort de tout ça, c’est que ça reste fluide et limpide, pendant le jeu. Une seule lecture des règles nous a suffi, et nous avons pu enchaîner les parties sans même à devoir y revenir. P.A.R.F.A.I.T.

Heureusement, au fil de votre exploration, vous allez pouvoir enquêter dans les différents endroits du scénario. Et trouver de l’aide (sous forme d’objets ou d’alliés), ce qui va vous aider à affronter le Grand Ancien et ses sbires. Mais là aussi, il faudra faire les bons choix, quitte à troquer certains objets/alliés avec les autres investigateurs afin d’optimiser vos chances de succès.

Parce que le jeu est plutôt ardu !

En effet, la difficulté est bien présente. Les scénarios sont coriaces et vous demanderons une bonne dose de réflexion pour en venir à bout. Mais cette difficulté, au lieu d’être rebutante comme dans certains jeux (qui a dit Deep Madness, par exemple  ? ^^), incite à recommencer. Parce que le jeu reste toujours agréable à jouer et que, clairement, on a envie d’y retourner.

Pour éviter de trop spoiler et de faire un article de 12 pages, il y a de nombreux détails (scénaristiques ou sur certaines mécaniques de jeu) que je ne vous dévoile pas ici. À vous la découverte 😉

En tant que grand fan de Lovecraft et des jeux qui nous emmènent dans son univers, je pensais être devenu difficile et qu’il serait compliqué de trouver un nouveau jeu dans le thème qui me plaise à ce point.

Cthulhu Death May Die réussit pour moi un sans faute ! J’ai beau chercher, je ne vois AUCUN point négatif à relever.

Et pourtant, je ne suis pas toujours tendre… 😉

Ce jeu est une complète réussite ! Foncez !

 

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