N°4 – Asylum Pyre

Les parisiens de Asylum Pyre sont de retour ! Après l’album Spirited Away, qui avait cklairement emporté mes suffrages en 2015, et un changement presque intégral de line-up j’étais curieux de voir ce que pouvait donner cette nouvelle mouture du groupe. Et c’est donc avec un album sobrement intitulé N°4 qu’ils nous démontrent que leur musique n’a rien perdu de son pêchu !

C’est Lullaby For The Clairvoyants qui ouvre les hostilités, sorte de petite berceuse aux intonations légèrement inquiétantes mais qui au final ouvre parfaitement pour la suite… One Day (Silence, Part 2 : Daydreaming) qui vient ensuite débute de manière un peu électro et surprenante puis l’ensemble nous décoche une baffe à grand coups d’instruments. Quelques secondes plus tard Oxy Hart, la « nouvelle » chanteuse (les guillemets sont là pour indiquer que cela fait pratiquement deux ans qu’elle a rejoint la formation) vient nous convaincre que l’ensemble passe parfaitement, notamment son alchimie avec la voix de l’autre vocaliste, Johann, qui est juste parfaite. Une première vraie chanson franchement dynamique et qui présage le meilleur pour la suite ! C’est Sex, Drugs and Scars, sur lequel le groupe s’offre un featuring de Yannis Papadopoulos, chanteur de Beast In Black, qui vient nous emplir les oreilles de manière très dynamique, parfaitement power au final. Un petit côté old-school se dégage du morceau mais cela passe vraiment bien ! Lady Ivy se fait plus lourde dans son ambiance musicale tout en gardant cette étrangeté qui fait en partie la marque d’Asylum Pyre. On First Earth propose le même type de son avec pour le coup des breaks plus marqués et personnellement j’ai été vraiment séduit de bout en bout. Une fois de plus l’alchimie des chanteurs est juste excellente. (D)EA(R)TH propose quelque chose de nettement plus brutal mais cela est essentiellement dû à la voix du très surprenant mais toujours juste Raf Pener de T.A.N.K. Cette chanson plus violente passe parfaitement dans l’ambiance que le groupe est capable de développer. Il s’agit à mon sens de l’une des meilleures pistes de l’album !

Into The Wild entame la seconde partie de la galette de manière plus posée, même si les guitares restent puissantes. MCQ Drama débute de manière surprenante mais bien vite on retrouve nos marques avec un son toujours aussi puissant et efficace de la part du groupe. Borderline se fait plus sensuel, plus séducteur, notamment grâce à la voix de Oxy, mais sur le refrain on retrouve cette énergie caractéristique. The Right To Pain se fait plus rapide, plus intense au niveau de ses rythmes, prenant plus l’allure d’une course contre le temps que les autres pistes. Toutefois on y retrouve la dynamisme et l’engouement que m’a procuré tout l’album. The Broken Frame propose un son plus lourd, plus heavy et plus intense qu’auparavant et j’ai vraiment apprécié, notamment la lourdeur des guitares tout du long tandis que sur le refrain l’ensemble s’envole. L’album se conclue sur The Cemetery Road, une espèce d’OVNI musical, sorte de pot-pourri de ce que le groupe peut proposer comme musique et cela fonctionne vraiment bien ! La fin du morceau est elle aussi à découvrir d’ailleurs…

Ce N°4 restera clairement dans les annales du groupe tant il définit de manière finale ce que le groupe est capable de faire. Le metal français n’est pas mort, il est au contraire tout ce qu’il y a de plus vivant et ils nous le démontre une fois de plus à travers le talent qui transpire de chacune des chansons de cet album. Espérons simplement ne pas avoir à attendre quatre ans pour le prochain, c’est long !

N°4
Asylum Pyre
M&O Music
2019

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