Hexenhammer – Witchsorrow

Les Doomeux britanniques de Witchsorrow sont de retour avec un nouvel album, Hexenhammer. Ce cinquième opus nous propose de plonger de nouveau dans un univers obscur. Rien que le titre, traduisible en français par Marteau des Sorcières. Mais que se cache-t-il derrière ce magnifique et décadent tableau qui illustre la pochette de cet album ? Découvrons-le tout de suite !

Le Doom est une musique que j’apprécie vraiment et Witchsorrow ne fait pas dans le détail en proposant des rythmes intéressants et immersifs, un chant torturé, comme venu d’outre-tombe, des guitares rapides, bref, la recette parfaite pour un excellent album ! Par exemple The Devil’s Throne : rythmique rapide, guitares qui jouent bien, chante lointain et pourtant prenant, ce qui donne une alchimie qui fonctionne réellement.  Maleficus, qui ouvre l’album, pose l’ambiance avec ses guitares puissantes et saturées avant que Hexenhammer ne prenne le relai. Son complètement saturé au départ avant que la lourdeur des grattes et de la basse ne viennent mettre en place leur mélopée lancinante. Puis Necroskull balance sa voix rauque par-dessus tout cela avec talent.

L’ensemble de l’album est à l’avenant : The Parish propose une mélodie assez proche de Hexenhammer d’ailleurs, restant dans cette veine Doom qui est si chère au cœur des fans. Lourdeur et obscurité sont vraiment au cœur de cet album. La thématique de la sorcellerie et des persécutions subies par celles qui en étaient accusées sont ici le prétexte à une dérive musicale du plus bel effet, très clairement. Like Sisyphus, dernière piste du CD est comme une sorte de paroxysme pour l’auditeur. Witchsorrow condense en sept minutes l’essentiel de leur talent.

Ce Hexenhammer est une excellente découverte et clairement je me réécouterais l’album car il a su me convaincre que le Doom britannique avait encore beaucoup de choses à proposer. Sans compter que la thématique des paroles, les sorcières, m’a particulièrement parlé. Je suis égalment curieux de voir ce qu’ils peuvent donner sur scène, même si je doute qu’en tant que photographe je puisse faire quoi que ce soit car les lumières ne doivent pas être nombreuses pour les éclairer, préservant l’aspect messe noire du show.

Hexenhammer
Witchsorrow
Candlelight Records
2018

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