silentlie-layersofnothingLes italiens de Silentlie nous proposent leur premier album, Layers of Nothing. La scène italienne est en pleine explosion et même si la qualité est souvent aléatoire, on tombe parfois sur de petites pépites, comme cette livraison. Sur ces dix chansons le groupe de Métal gothique nous emmène au cœur de son univers sombre. Préparez-vous pour une plongée au milieu de la noirceur.

La pochette du titre représente au final totalement ce que le groupe va nous proposer avec un imaginaire bien à lui, développé au fil des morceaux comme la trame d’une tapisserie. Une belle réussite graphique en tous cas.

L’album commence avec Unbreakable et donne directement la température avec une musique entraînante et sombre, porté par la voix de Giorgia Sacco Taz. Invisible Fall reste dans la même veine et nous porte au gré des compositions sur les ailes d’un corbeau s’envolant dans les airs et découvrant le monde. Un excellent morceau, très porteur à mon sens. Puis vient le morceau éponyme de l’album : Layers of Nothing. Celui-ci représente à lui seul la musique et l’univers développé par le groupe. Le refrain vient finir de nous convaincre des capacités du groupe. Ce morceau a d’ailleurs servi à réaliser le premier clip du groupe que vous trouverez ci-dessous :

L’album continue avec Slave, morceau aux basses plus lourdes. Assez plaisant il montre vraiment l’aspect métal gothique du groupe par la lourdeur de son atmosphère. My Scream Is Silence vient ensuite poser ses notes plus légères dans les oreilles de l’auditeur avec sa forme de ballade. Du son fort sympathique.  The Worst Enemy et Change sont ensuite de la même veine : de très bons morceaux aux basses et à la batterie lourdes avec néanmoins des moments plus entraînants. We Are Wolves est ma découverte de cet album : une chanson bien conçue et rythmée, qui donne clairement l’impression de courir la lande parmi les loups. Franchement j’ai adoré ce morceau… Anger est l’avant-dernier morceau et est de nouveau une ballade gothique, du plus effet j’ai trouvé. Dark Nights vient conclure de manière un peu plus entraînante et convaincante avant que la musique ne cesse et que l’on puisse se faire un avis sur l’ensemble de l’album.

Layers of Nothing n’est pas un mauvais album, loin s’en faut. Il conserve les classiques du genre, ne propose pas de véritable nouveauté mais parvient malgré tout à tirer, à mes yeux, son épingle du jeu. Silentlie fait donc partie de la bonne partie de la scène italienne et il ne faudra pas louper leurs prochaines propositions car s’ils mûrissent suffisamment leur musique nous devrions obtenir quelque chose de très très bien…

Layers of Nothing
Silentlie
Bakerteam Records
2015