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J’ai lu mon premier Dean Koontz, cette semaine… On m’avait pourtant vanté et parlé de la série des « Odd Thomas » à plusieurs reprises. Toutefois, sans pouvoir en expliquer la raison, l’auteur du bouquin ne m’inspirait pas la même confiance que les autres écrivains du même genre. Cela dit, je suis tombé la semaine dernière sur « L’Étrange Odd Thomas » et je vais certainement en lire plusieurs autres dans un avenir rapproché… Dès le début du livre, c’est avec un savant mélange d’horreur, d’étrange, et de polar que Koontz prend en otage notre attention. Si vous avez aimé la série télévisée « Médium » avec Patricia Arquette, ce roman est pour vous. (Avec en bonus toutes les qualités d’un bon livre, bien sûr !) Mais soyez sans crainte, malgré son efficacité et l’intérêt qu’elle impose, l’enquête demeure tout de même assez simple et concise. On ne trébuche pas dans les fleurs du tapis. Rapidement, comme on peut s’y attendre, c’est surtout le côté étrange du conte qui prend les devants. Koontz imagine un monde parallèle au nôtre, inquiétant et lugubre ; le genre que l’on voudrait éviter à tout prix… Toutes les petites inventions imaginatives qu’il ajoute, au grand plaisir de ses nombreux lecteurs, augmentent la richesse de son récit. Le diable est dans les détails… Que dire de ses fameux Bodachs ? L’histoire est racontée avec un grand talent. Linéaire, celle-ci nous emmène graduellement dans un crescendo de suspense et d’actions. Bien que l’on se perde un peu dans les méandres familiaux du personnage principal, la finale est mémorable ! Malgré la noirceur du livre, en véritable tour de force, l’humour est constamment au premier plan. Les différents personnages sont très réalistes. Les amis du héros sont attachants tandis que d’autres acteurs sont inquiétants. L’énergie et les dialogues développés entre ceux-ci sont efficients et précieux. Sans même la voir, vous tomberez amoureux de la copine du héros… « L’Étrange Odd Thomas », premier tome d’une série de sept, est l’histoire de « Odd », armé d’un pouvoir, mais aussi d’une simplicité désarmante. Un héros empreint d’une bonhommie, et d’une naïveté plus qu’attachante. L’histoire d’une romance qui dépasse les limites et les territoires connus et habituels de notre esprit. Une histoire douce, remplie d’une amertume rare à faire pleurer. De celles dont on s’essuie le coin de l’œil tout en accusant une poussière…

PS : On m’a conseillé « Chasse à mort », du même auteur