Land In Sight – At The Dawn

Land in sight At the dawnJe ne sais pas quel culte étrange les italiens vouent au genre Power/Heavy Metal, mais le nombre de combo évoluant dans le sillage d’IRON MAIDEN, HELLOWEEN, STRATOVARIUS et autres KAMELOT ou RHAPSODY, est plutôt ahurissant. Juste pour que vous vous rendiez compte, le site « metal-archives.com » recense pas moins de 277 groupes se revendiquant de ce style ! A titre de comparaison, pour la France il n’y en a « que » 69. Mais comme souvent, quantité n’est pas gage de qualité. Alors qu’en est-il de ce Land In Sight, second album d’AT THE DAWN, énième groupe italien de Power/Heavy Metal et fondé en 2011 sur les cendres encore fumantes, quoi qu’éparses, de CONSPIRACY, groupe de…Death Metal ?

La vérité est qu’en débutant l’écoute de ce disque, et fort des quelques a priori que j’avais sur les groupes italiens de heavy/power, je craignais le pire. Et encore n’avais-je pas sous les yeux le visuel kitschissime à souhait de ce nouvel opus. Mais au bout des trois premières chansons j’en étais pour mes frais. Ambiances et mélodies bien troussées (Through a Darkened Sky), refrains qui vous accrochent et vous restent dans le crâne (Siren Call, le tube de cet album ; The Deserter), cavalcades entraînantes (The Revenge), section rythmique au taquet (The Day When Heroes Die) et titres énergiques à souhait sont bien présents ici (Tiger Within). Même les solos sont bien vus et apportent leur pierre à l’édifice des différents titres où ils apparaissent (au premier rang desquels Ladyhawke, Tiger Within ou Land In Sight). Et au fil des écoutes, il est de plus en plus évident que l’on passe un très bon moment en compagnie de ce Land In Sight.  Malheureusement plusieurs petits détails nous empêchent de véritablement faire passer cette galette d’ « agréable » à « méchamment bien foutue ».

Pour commencer, l’accent anglais du chanteur est quand même assez désagréable. Sans gâcher complètement les titres qu’il interprète, il empêche véritablement certaines compos de passer au stade supérieur (A Crow With No Wings), voire les enfonce carrément (The Offense, Revelations). D’autres parts, les passages plus calmes plombent parfois inutilement la dynamique de certains morceaux (Ladyhawke, The Day When Heroes Die), et certains titres sont franchement dispensables (Ouverture). Le dernier morceau notamment, Revelations, qui est une reprise d’IRON MAIDEN, n’apporte absolument rien, si ce n’est rallonger substantiellement la durée de l’album – 78 minutes de musique au total quand même – et de nous en faire presque perdre le fil.

Malgré tout, ce second effort n’est pas mauvais, loin s’en faut. Et bien que la musique des Bolonais ne soit pas originale pour un sou, mille fois entendue et n’amène assurément rien de neuf au style qui est le leur, il faut prendre ce Land In Sight pour ce qu’il est : un bon disque de Power/Heavy Metal. Il contient bien sûr quelques vilains défauts, mais les qualités dont il fait preuve nous font tout de même passer un agréable moment et, au final, c’est bien tout ce qui compte.

Land In Sight

At The Dawn

Bakerteam Records

2015

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