Cult of Luna – Vertikal

vertikalLes fans de Cult of Luna savent que ce groupe possède une patte particulière, et a une manière bien à lui de construire ses albums. Cette fois, c’est en s’inspirant du film Metropolis, de Fritz Lang, que Johannes Persson et ses collègues ont décidé de nous proposer une œuvre unique, hypnotique, qui ne laissera pas indifférents les amateurs de musiques métalliques, et ceux qui admirent l’expressionnisme allemand. Dès l’introduction The One et le premier morceau I : The Weapon, on sait qu’on tient là une œuvre étonnante, à la fois dérangeante, expressive et mélodique. Car ne nous y trompons pas, même si le chant hurlé glace le sang, il s’appuie également sur des mélodies imparables, qui vont toucher les auditeurs : Synchronicity, Passing Through.

Pourtant, ce qui compte, ce sont surtout les ambiances angoissantes ou dérangeantes comme sur la longue pièce Vicarioous Redemption, qui dure plus de dix-neuf minutes, les rythmes répétitifs de In Awe Of, les passages pesants de Mute Departure. On touche alors à un post-core savamment construit sur des bases hardcore, mais avec des ajouts multiples qui dépassent le simple metal. Car ici, on sent des développements progressifs, des atmosphères héritées de musiques de films, ainsi que des expérimentations comme sur The Sweep. Au final, cela nous donne un album unique, à classer parmi les plus belles réussites du genre, et qui génère des images multiples, exactement comme le film dont il s’est nourri.

Cult of Luna
Vertikal
Indie Recordings /Season of Mist
2013

Chronique originellement publiée dans eMaginarock n°0

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