Thibaud EliroffeMaginarock : Quels seront les moments forts de votre année 2014 ?

Thibaud Eliroff : 2014 sera une année faste en termes de programme. Outre la suite des cycles entamés (Le dernier apprenti sorcier, Le Demi-Monde), il y aura pas mal de nouveautés en Nouveaux Millénaires, comme Involution de Johan Heliot, un roman de pure science-fiction déjà disponible en librairie ; Aucun homme n’est une île, dans lequel Christophe Lambert emmène Ernest Hemingway dans un Cuba alternatif ; Douce nuit, maudite nuit, le dernier détournement de Seth Grahame-Smith ; Wild Cards, la série participative de George R.R. Martin ; le nouveau roman de Lois McMaster Bujold dans la saga Vorkosigan, et encore d’autres surprises. Et quelques classiques revisités, comme Soleil vert de Harry Harrison dans une nouvelle traduction.

En poche une grande partie du programme est consacrée à Philip K. Dick, dont les romans vont reparaître au fil de l’année. Mais parmi les projets qui me tiennent le plus à cœur, signalons Black-out de Connie Willis, qui avait raflé tous les prix internationaux en 2011, et la trilogie Féerie pour les ténèbres de Jérôme Noirez, assurément son grand-œuvre.

Enfin, pour parler des autres formats, notez bien dans vos tablettes la sortie du livre 2 de la trilogie Martyrs d’Olivier Peru, sans doute l’un des textes de fantasy les plus enthousiasmants de ces dernières années. Et dans un tout autre genre, Le Zoo de Mengele de Gert Nygårdshaug, un écothriller norvégien (mais qui se passe en Amérique du sud) qui tend vers la dystopie, dans lequel je crois beaucoup.

eMaginarock : Sur quels salons vos lecteurs pourront-ils vous retrouver cette année ?

Thibaud Eliroff : Hum, ce ne sont pas “mes” lecteurs 😉 Mais ceux qui veulent venir partager une bière avec moi me trouveront aux Anthinoises en Belgique, puis aux Imaginales à Epinal, aux Utopiales à Nantes et sans doute à Sèvres en fin d’année.

eMaginarock : Quel a été votre plus grand succès de l’année 2013 ?

Thibaud Eliroff : Hormis les livres Trône de Fer sur lesquels je ne m’étendrais pas, puisque visiblement notre succès fait grincer quelques dents, nous avons eu une excellente surprise avec La fille automate de Paolo Bacigalupi, qui prouve que la science-fiction intelligente, voire exigeante, ça motive encore pas mal de monde.

eMaginarock : Où en êtes-vous actuellement vis-à-vis du passage à l’édition numérique ?

Thibaud Eliroff : On a encore du retard, mais on travaille à le rattraper.