The good, the bad and the infernalLe western revient à la mode en France, mais visiblement également outre-manche. Solaris a publié il y a quelque temps le premier roman de la série de Guy Adams,The Good,  the Bad and the Infernal. Ce western mélangeant fantasy et steampunk est tout bonnement étonnante. Guy Adams nous propose un premier tome surprenant, aux frontières des genres et qui n’a pas encore débarqué dans nos contrées. Suivez-moi au coeur du far-west à la rechercher de Wormwood…

La couverture représente parfaitement ce roman : un orange de désert crepusculaire, des personnages surprenants et clairement ancrés dans une ambiance steampunk. Une belle reussite a la hauteur du roman lui même.

One day every hundred years, a town appears, its location and character different every time. It is home to the greatest miracle a man could imagine: a doorway to Heaven itself. the town’s name is Wormwood, and it is due to appear on the 21st September 1889, somewhere in the American Midwest. There are many who hope to be there: travelling preacher obeisance Hicks and his simple messiah, Soldier Joe;Henry and Harmonium Jones and their freak show pack of outlaws; the Brothers of the order of Ruth and theirsponsor Lord Forset (inventor of the Forset thunderpack and other incendiary modes of personal transport); and finally, an aging gunslinger with a dark history. They will face dangers both strange and terrible: monstrous animals, predatory towns, armies of mechanical natives,and other things besides. Wormwood defends its secrets, and only the brave and resourceful will survive…

Guy Adams nous propose la quête d’une kyrielle de personnages en direction de Wormwood, lieu dont on ne sait finalement que peu de choses sinon rien avant d’avoir lu plus avant. Est-ce un nouvel Eldorado ? Un mirage au coeur du desert ? Ou encore une ville “normale” attirant les âmes égarées ? Vous en saurez plus en lisant le roman mais ce que je peux vous dire c’est que Guy Adams nous propose un scénario haut en couleur avec des personnages vraiment forts.

Les personnages sont effectivement l’un des points forts de ce roman. Comme je l’ai dit Guy Adams nous offre de nombreux personnages allant du preacher au scientifique farfelu en passant bien sûr par le hors-la-loi. Ce qui est interessant, c’est qu’il les maitrise tous de bout en bout et parviens à alterner les tons du recit en fonction du protagoniste mis en avant… Cette quête de Wormwood devrait surprendre plus d’un lecteur.

Le style est à la fois efficace et suffisamment détaillé pour nous mettre aisément dans l’ambiance générale  du far-west. Les éléments fantasy, très présents dans le roman, sont parfaitement assimilé à l’ensemble, à la fois du scénario mais aussi du style.

The Good, the Bad and the Infernal est un de ces romans qui reste dans les mémoires car il vient chambouler les clivages entre les genres. Lambiance far-west et steampunk est assez impressionnante et donne vraiment envie d’en savoir plus sur Wromwood et sur l’univers développé ici avec grand talent par Guy Adams. La suite, Once upon a time in Hell, est sortie et je vais vous en proposer très prochainement la chronique, ainsi qu’une interview de Guy Adams, qui est pour moi une des révélations de ce début 2014.

The good, The Bad and the Infernal
Guy Adams
Solaris Books

10,16 €