Depuis que les deadmen se font tuer par les ninbens aux étranges pouvoirs, les choses semblent ingérables. En effet, même les autres détenus qui savent dorénavant qu’ils partagent le même espace que les deadmen soutiennent leur éradication, même grâce à plus monstrueux que ces derniers. L’infirmière aux services de l’ambitieux directeur Tamaki a soigneusement choisi les détenus à qui elle a injecté ce redoutable parasite qui les a transformés en deadmen artificiels.

Le port du masque n’a pas empêché Ganta de reconnaître son amie Azami. Il veut coûte que coûte la sauver de cet esclavage. Les ninbens sont sous l’emprise de leur parasite et ils savent se montrer d’une cruauté extrême. En voulant extraire Azami de ce milieu, Ganta ne sait pas quels dangers il court et surtout dans quel nouveau piège il pourrait bien tomber. Peut-être qu’en confiant une carte électronique du site, Makina, la surveillante en chef, voit là un moyen d’utiliser Ganta, afin de contrecarrer les plans du directeur Tamaki. Il est peu certain qu’elle se soit attachée à Azami qu’elle avait utilisé la première pour infiltrer les complots du directeur. Avec Makina, nous ne sommes pas au bout de nos surprises et elle nous en réserve encore une autre dans ce volume.

Nous en apprenons ici un peu plus sur Azami et sur les raisons qui l’ont faite entrer dans Deadman Wonderland. Une fois encore, Shiro s’est vue rejetée par Ganta. Elle va cependant découvrir que c’est pour la protéger. En effet, elle est maintenant devenue une deadman et elle court, elle aussi, un grave danger avec les ninbens qui rôdent. Bien sûr, nous la connaissons maintenant et quand elle apprend que Ganta est allé seul au-devant de ces monstres, elle n’hésite pas un instant pour aller secourir son ami.

Les mangakas Jinsei Kataoka et Kazuma Kondou ont relancé avec brio ce manga en y introduisant les ninbens. Les enjeux politiques au sein de la prison, tant entre le directeur Tamaki et la chef Makina qu’entre deadmen et ninbens s’en trouvent une fois encore exacerbés. Les graphismes sont toujours d’une grande qualité et les combats remarquablement mis en scène. Toujours réservé à un public averti, les formes avantageuses des personnages féminins et la tension sexuelle sous-jacente dans le trio Ganta-Shiro-Azami donnent à ce septième volume un petit côté pétillant loin d’être déplaisant. On trouvera en toute fin quatre blagues graphiques plutôt potaches, mais parfois drôles au final.

Deadman Wonderland 7
Jinsei Kataoka et Kazuma Kondou
Traduction par Guillaume Abadie
Editions Kana
Collection Dark Kana
2011

6,85 €