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Interstellar – Christopher Nolan

 

Dans un futur proche, les humains ont détruit un peu plus notre bonne vieille Terre : tempêtes de poussière et récoltes ravagées sont la norme, l’humanité est condamnée. Coop, un ancien pilote de la NASA, est devenu agriculteur et vit dans sa ferme avec son père, son fils et sa fille Murphy, âgée de dix ans, qui s’intéresse à différents signaux que lui enverrait un fantôme. Avec son père, elle finit par y lire les coordonnées géographiques d’un site où ils se rendent. Ils découvrent qu’un projet fou y a vu le jour : partir dans l’espace à la recherche d’une autre planète, viable pour l’humanité. Cooper est pressenti pour la mission et décide d’accepter, laissant sa famille derrière lui. Bien qu’il promette à Murphy de revenir, il n’a aucune idée du temps qu’il lui faudra, la durée s’écoulant beaucoup plus lentement dans l’espace…

J’ai beaucoup aimé ce film, et ce dès sa sortie en salle.

Certes, le scénario n’a peut-être pas l’originalité de ce à quoi nous avait habitué Nolan : vaisseaux spatiaux, planètes à coloniser ou voyages dans le temps ; les thématiques abordées sont ici assez classiques de la science-fiction. Le message écologique, sous couvert d’anticipation, est assez clair mais a déjà été abordé à de multiples reprises.

Les effets spéciaux restent de très bonne qualité, on en prend plein les mirettes pendant presque trois heures.

 

Son originalité réside ailleurs.

Si Interstellar n’a pas la fabuleuse créativité d’Inception ou de Mémento, il est cependant le film de Nolan qui m’a le plus touchée : le réalisateur joue sur nos émotions d’un bout à l’autre du film, et ce essentiellement à travers la relation extraordinaire qui unit Cooper à sa fille Murph.

 

On retrouve également dans ce fillm des éléments chers à Nolan, notamment ceux inspirés de P. K. Dick : ces enchevêtrements complexes d’univers où se mêlent le temps et l’espace sans qu’on sache toujours vraiment où on en est.

Certains passages sont sans doute scientifiquement contestables mais ils sont sauvés par un aspect fantastique : Nolan a l’intelligence d’utiliser des notions sur lesquelles nous en savons suffisamment peu pour pouvoir supposer à peu près n’importe quoi (les trous de ver par exemple).

 

 

Les personnages sont extrêmement attachants, et surtout bien sûr ceux de Cooper et Murphy. McConaughey est bluffant et joue avec nos émotions avec une facilité déconcertante.

Ses relations avec Murphy sont incontestablement le pivot de l’histoire : ici, pas de romance inutile. La seule histoire d’amour qui tienne, c’est celle entre ce père et sa fille qui, malgré leur séparation à travers l’espace et le temps, donneront absolument tout pour se retrouver. Et c’est sans doute cette histoire d’amour, point fort de ce film, qui confère au scénario toute son originalité.

 

Si la fin d’Interstellar a semblé bien simple à beaucoup de fans de Nolan (on se souvient des débats passionnés qui ont agité le visionnage de la fin d’Inception), la réalité est peut-être plus complexe qu’il n’y paraît : de fait, quelques théories circulent une fois de plus sur internet et certaines d’entre elles valent le détour.

Impossible enfin de conclure cette chronique sans parler de la musique d’Hans Zimmer, qui signe une fois de plus un petit joyau musical : les sonorités planantes induites par l’orgue nous projettent immédiatement dans l’espace, et les différents plans de la partition ne sont pas sans rappeler ces couches de réalité si chères à Nolan.

Interstellar est donc un film à voir ou à revoir !

 

Interstellar

Matthew McConaughey, Anne Hathaway, Jessica Chastain, Michael Caine, Mackenzie Foy

2014

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